Spalding a écrit :Bon, d'accord ! Autre exemple : "Marie est rejoint par Jacques" (invariabilité totale). Tout le monde va tomber à la renverse ! 😂
Soyez un peu raisonnable, Spalding, ne vous laissez pas aveugler par vos impressions !
Il est évident que quand l'invariabilité sera la règle vos exemples ne choqueront plus personne. Pour ma part je ne suis nullement tombé à la renverse quand Marie m'a dit qu'elle avait été rejoint par son cousin. Les Anglais écrivent et parlent ainsi depuis des siècles et leur langue n'est pas inférieure à la française, tant s'en faut !
Oui, mais là, Spalding défend avant tout ses propres suggestions de réforme, c'est humain ! 😉
@ Delia (message 20)
On ne peut pas trop s'en remettre aux évolutions spontanées pour savoir ce qu'on enseigne en classe. Les règles actuelles demandent un délai tout à fait déraisonnable pour être enseignées (mal d'ailleurs), sont difficiles à justifier théoriquement, contredisent aussi souvent les usages courants ou les tendances spontanées : participes audibles, "fautes" relevées dans les journaux.
Mes propositions (et celles de grammairiens) présentent par contre l'avantage de pouvoir être enseignées dans un délai raisonnable, peuvent se justifier théoriquement ("www" ci-contre), rejoignent aussi généralement les usages courants (sauf quelques cas ambigus). 😉
@ Ponthieu (message 21)
Le français n'est quand même pas de l'anglais ! Laoshi (message 16) a donné plusieurs exemples choquant tout le monde avec l’invariabilité totale. Une réforme ne peut être acceptée si elle contredit trop les usages courants. En plus, je ne vois pas du tout l'utilité de l'invariabilité totale. Les deux règles indiquées peuvent être enseignées en vingt minutes, une heure pour l'aspect théorique. Et l’invariabilité totale ne peut pas du tout se justifier théoriquement. 🙄
Certes, ton étude est intéressante. Mais huit fois la mention de ton "www ci-contre"… Quasiment une fois par message… En pub, c'est un peu ce qu'on appelle du matraquage, non ? 😉
Je fais en effet du matraquage. C'est un procédé publicitaire très efficace ! 😜
On ne peut pas trop s'en remettre aux évolutions spontanées pour savoir ce qu'on enseigne en classe.
Enseigner en classe n'est pas une fin, mais un moyen ! Cet enseignement décrit
ce qui est, il n'a pas vocation à faire advenir
ce qui n'est pas encore et qui ne sera peut-être jamais.
P.S.
"Elle s'est offerte un sac" ne devrait choquer personne ou presque.
Ce qui choque, ce n'est pas tant qu'elle se soit offerte, c'est qu'on la traite de sac !
Les Anglais écrivent et parlent ainsi depuis des siècles et leur langue n'est pas inférieure à la française, tant s'en faut !
Depuis des siècles, tu l'as dit, et le français est différent de l'anglais.
Chaque langue a son propre génie.
Pourquoi vouloir la dénaturer et surtout en imiter une qui n'est pas des plus proches ? Tu me proposerais d'écrire
farmacia comme en italien ou espagnol, pourquoi pas ? Mais là…
De toute façon, il est évident que notre langue évolue sans qu'on n'y puisse faire grand chose. Et c'est parfois un bien, un enrichissement.
Mais faut-il pour autant mettre la charrue avant les boeufs ?
Delia a écrit :Enseigner en classe n'est pas une fin, mais un moyen ! Cet enseignement décrit ce qui est, il n'a pas vocation à faire advenir ce qui n'est pas encore et qui ne sera peut-être jamais.
Justement, les règles enseignées pour le participe passé ne correspondent pas aux usages courants. Elles sont aussi pratiquement impossibles à justifier théoriquement. Et il faut un temps démesuré pour les enseigner, alors que la grammaire française ne se réduit quand même pas au participe passé !
Voilà pourquoi il est nécessaire de changer radicalement l'enseignement du participe passé, en adoptant en particulier les deux règles indiquées, qui avaient d'ailleurs failli être avalisées par la réformette de 1990. Dans mon étude, j'ai seulement apporté ma contribution aux justifications théoriques nécessaires.
Cela dit, d'autres choses devraient aussi être modifiées. L'orthographe française est ainsi beaucoup trop incohérente pour être enseignée valablement. Le réformette de 1990 est maintenant rentrée dans l'enseignement, mais il faudrait aller beaucoup plus loin. On n'en parlera pas ici, car c'est un tout autre sujet ! 😉