Dans ces textes, quelles sont les deux conceptions du poète qui s’opposent ?

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir a tous. Je suis en première s et j'ai une question de corpus a rédigé pour jeudi prochain (29/09/2016). Je m'y prends un peu tard mais j'ai déjà un peu réfléchi au sujet et je suis complétement bloqué. C'est la premiere question de corpus que nous faisons de l'année et l'année derniere nous avons strictement rien fait. Bref, donc mon corpus est constituée de 4 textes:
A-"Fonction du poète" extrait de "Les Rayons et les Ombres" de Victor Hugo (1840)

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !


B- "Le Poète et la Foule" extrait de "Espana" de Théophile Gautier (1845)

La plaine, un jour, disait à la montagne oisive :
« Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu. »
Au poète, courbé sur sa lyre pensive,
La foule aussi disait : « Rêveur, à quoi sers-tu ? »

La montagne en courroux répondit à la plaine :
« C'est moi qui fais germer les moissons sur ton sol;
Du midi dévorant je tempère l'haleine;
J'arrête dans les cieux les nuages au vol !

« Je pétris de mes doigts la neige en avalanches;
Dans mon creuset je fonds les cristaux des glaciers,
Et je verse, du bout de mes mamelles blanches,
En longs filets d'argent, les fleuves nourriciers. »

Le poète, à son tour, répondit à la foule :
« Laissez mon pâle front s'appuyer sur ma main.
N'ai-je pas de mon flanc, d'où mon âme s'écoule,
Fait jaillir une source où boit le genre humain ? »


C-"Théophile Gautier" extrait de "L'Art romantique" de Charles Baudelaire (1857)

Une foule de gens se figurent que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu'elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les mœurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d'utile… La Poésie, pour peu qu'on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d'enthousiasme, n'a pas d'autre but qu'Elle-même; elle ne peut pas en avoir d'autre, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poème.


D- "L'Évidence poétique" de Paul Éluard (1939)

Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. Les poèmes ont toujours de grandes marges blanches, de grandes marges blanches de silence où la mémoire ardente se consume pour recréer un délire sans passé. Leur principale qualité est non pas, je le répète, d'invoquer, mais d'inspirer. Tant de poèmes d'amour sans objet réuniront, un beau jour, des amants.

  On rêve sur un poème comme on rêve sur un être. La compréhension, comme le désir, comme la haine, est faite de rapports entre la chose à comprendre et les autres, comprises ou incomprises.

  C'est l'espoir ou le désespoir qui déterminera pour le rêveur éveillé, pour le poète, l'action de son imagination. Qu'il formule cet espoir ou ce désespoir et ses rapports avec le monde changeront immédiatement. Tout est au poète objet à sensations et, par conséquent, à sentiments. Tout le concret devient alors l'aliment de son imagination et l'espoir, le désespoir passent, avec les sensations et les sentiments, au concret.
Pour vous donnez une idée, j 'ai trouver une introduction et comme plan de pensait a:

I-Le poete un messager
II- Le poete un être incompris/rejeté (je ne sais pas lequel choir)

J'ai trouver aucun arguments pour les deux parties dans les trois derniers textes par contre dans le premier j'en ai plein donc si vous pouviez m'aider.

Voila, c'est a peu pres tout. Je vous remercie d'avance
Bonsoir.

Je ne pense pas que tes grands axes correspondent tous aux textes…
Au fait, quelle question de corpus t'a-t-on posée ?
Ah oui c est vrai j ai oublié le plus important… donc c est "en confrontant les textes du corpus vous direz quelles sont les deux conceptions du poète qui s opposent"
Merci.

J'ai modifié le titre de ta discussion, ce sera plus précis.

En gros, tu as le poète pour qui la poésie doit être engagée, avoir une mission, et le poète pour qui la poésie doit être "gratuite", sans autre but qu'elle-même…
Merci 😉
Mais du coup ce plan correspond plus à la problématique" conceptions de la poésie" et non du poète.
La poésie, gratuite voire inutile ou au contraire investie de hautes missions ?
Merci mais ça ne correspond en aucun cas à mon sujet …
Mais si, enfin, conception du poète et conception de la poésie sont synonymes dans ton sujet.
Je te conseille une démarche préparatoire : tu prends les poèmes un à un et tu définis le rôle du poète (donc la fonction de la poésie) dans chacun d'eux. Ce sera un moyen de savoir si tu les as bien compris car le texte d'Éluard est difficile. Ensuite, tu verras clairement deux conceptions qui s'opposent, ce qui est ton sujet.
Le plan que tu as posté montre que tu confonds conception et image du poète (incompris, mal aimé, etc…)