Michaux, Voilà comment elle est

Entraide scolaire

16 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous.

J'ai un commentaire composé à rendre pour mardi, sur le poème "Voilà comment elle est" de Michaux, et je vous avoue que je ne saisis pas du tout le texte… (je le mets à la fin du message)

J'ai essayé de trouver des choses (mais c'est un peu léger). Il parle d'un nom féminin dans ce texte, peut-être la guerre, je ne sais pas.. On en donne une vision péjorative en tout cas. Il y a beaucoup d'antithèses dans ce texte, et on a du discours descriptif. Il y a beaucoup de métaphores (le texte est un peu "basé" sur cette figure de style) et il y a une anaphore avec "non, voilà comment elle est"
Ce "elle" est une figure difficile à décrire alors ? Elle semble "contradictoire"…
(Je suis vraiment nulle en français pardon si je sors des absurdités pas possibles..)

Je vous remercie par avance pour votre aide !


VOILA COMMENT ELLE EST

Voilà comme elle est : rejetant les pères, dominée par les chiens, perdant des pierres, traînant des râteaux.

Non, voilà comme elle est : renversant les temples, cassant les amphores, faisant des bilans, portant des sacs, mare où ont bu des buffles et des bubales.

Non, voilà comme elle est : éparpillant des stocks, élevant des rideaux, traversant l'éléphant, butant sur la puce, triant des fumées.

Non, voilà comme elle est : emplissant de tentures, emplissant de tortures, renarde tenant un oiseau renversé.

Non, voilà comment elle est : matin, Moïse sur l'eau, misaine qui avance, qui toujours recommence.

Non, voilà comme elle est : le haut comme le bas, le Roi comme le rat, le gros comme le plat, le blé comme un chameau, mais plus lent, n'arrivant plus à la bouche de l'homme et la joie comme la croix, la foule comme un groin, le blanc comme le noir, la victoire comme les suites d'un désastre profond.

Non, voilà comme elle est : l'amour comme la tourbe, la fête comme la glèbe, la joie comme une trappe, comme un buffet d'entre les mains des déménageurs, dégringolant l'escalier avec vacarme.

Non, voilà comme elle est : le sien comme le rien, la terre comme l'usine, la mort comme un chiffre, comme comptabilité, comme une erreur d'ascenseur.

Non, voilà comme elle est : une seule clameur, le progrès comme la déchéance, comme un autre moyen âge et la beauté, pneu crevé.

Non, voilà comme elle est : roulant des roues, portant des hauteurs, témoins aux yeux perdus, chevaux aux pattes brisées, chemins décollés du ciel.


Tu la vois et tu ne la connais pas.
Ce n'est pas grave que tu ne saisisses pas le texte.
Henri Michaux est souvent insaisissable.
Il est inutile que tu te demandes de qui il parle.
De la vie, de l'humanité, de la guerre, peu importe. On ne sait pas.
Ce qui compte c'est que tu commentes comment il parle de cette figure féminine qui demeurera jusqu'à la fin mystérieuse, qui apparaît tout d'abord comme une force de destruction active et même déchaînée (note tous les verbes d'action qui s'y rapportent)
L'anaphore que tu as remarquée semble venir à chaque fois comme une correction de ce qui a été dit, (non, ce n'est pas ça, c'est plutôt…), ajout, modification, dans un mouvement incessant, et plus on avance dans le poème plus la figure semble contradictoire. Le bien, me semble-t-il vient se mêler au mal au point que le lecteur se trouve en pleine confusion, au milieu d'une profusion de détails et de rapprochements étranges. Michaux en fait d'ailleurs un témoin, mais un témoin complètement dépassé.
Oui, c'est précisément Michaux qui disait qu'il ne fallait pas se demander ce que ça voulait dire, mais accueillir ce que ça disait.
Tenir compte du titre du recueil : Face aux verrous 1954
Et tu en déduis quoi, du titre ?
Personnellement, je ne vois pas.
Je ne déduis rien. De plus en plus de mystère. Cela ouvre les possibles si on "déverrouille". Derrière la porte, ce que je ne connaissais pas, l'inconnu à découvrir, MA liberté …
Toujours le caché cherche abominablement à voir le jour.

Ma paix dans la salle tiède a disparu. L' inquiétude a pris la place de l' abandon et du délassement.


Tambours de fumée, foudre de soupirs. On avale toujours la boule aux mille pointes de souffrances. Quand cela finira-t-il?
Face aux verrous (1954)
Derrière la porte, ce que je ne connaissais pas, l'inconnu à découvrir
Je comprends mieux et j'aime beaucoup ce que tu cites. Cela me parle davantage et effectivement cela apporte au commentaire que va pouvoir faire notre demandeur.
Entre nous soit dit, j'aime beaucoup Michaux que j'ai connu d'abord par Plume.
Je faisais souvent lire à mes élèves Le grand combat.
Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu’à son drâle ;
Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l’écorcobalisse.

L’autre hésite, s’espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C’en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s’emmargine… mais en vain
Le cerceau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret
Mégères alentour qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s’étonne, on s’étonne, on s’étonne
Et on vous regarde
On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.
Et mes élèves de me regarder : Mais madame, ça veut rien dire, c'est trop chelou. 🙂
Salut je dois moi aussi faire un commentaire sur ce texte mais je ne trouve pas assez d'elements pour faire 3 axes … ni meme 2 … quelqu'un pourrait m'aider a trouver au moins 2 axes svp …
Bonsoir… Aide-toi des commentaires précédents.
Des axes, encore des axes, toujours des axes, voilà qui a de quoi me faire bondir !
Essaie de trouver des éléments de commentaire. On en a déjà évoqué quelques-uns il me semble. Et après, tu verras si tu peux trouver des axes.
Au fait, et la problématique, tu l'as ?
non je n'ai meme pas la problematique mais ce test ne m'inspire rien du tout …
Et pourtant ce poème pose un problème évident. Là où le poète semble vouloir définir quelque chose, entretient-il ou dissipe-t-il le mystère ?
ce test ne m'inspire rien du tout …
Plutôt "ce texte"…
merci je vais me débrouiller avec sa même si tout me parait flou…
Enfin, j'ai fini et rendu ce devoir !

Je pense avoir bien réussi ce DM, et j'ai même compris le texte ^^
Merci beaucoup pour vos réponses !! 😀
MAQUI
VOILA COMMENT Il EST

Voilà comme il est : questionnant, perdant ses repères, cherchant des certitudes.

Non, voilà comme il est : renversant les codes connus, faisant des suppositions, portant ses stylos à l'encre éphémère, découvrant la joie des mystères.