Bonjour à tous.
J'ai un commentaire composé à rendre pour mardi, sur le poème "Voilà comment elle est" de Michaux, et je vous avoue que je ne saisis pas du tout le texte… (je le mets à la fin du message)
J'ai essayé de trouver des choses (mais c'est un peu léger). Il parle d'un nom féminin dans ce texte, peut-être la guerre, je ne sais pas.. On en donne une vision péjorative en tout cas. Il y a beaucoup d'antithèses dans ce texte, et on a du discours descriptif. Il y a beaucoup de métaphores (le texte est un peu "basé" sur cette figure de style) et il y a une anaphore avec "non, voilà comment elle est"
Ce "elle" est une figure difficile à décrire alors ? Elle semble "contradictoire"…
(Je suis vraiment nulle en français pardon si je sors des absurdités pas possibles..)
Je vous remercie par avance pour votre aide !
J'ai un commentaire composé à rendre pour mardi, sur le poème "Voilà comment elle est" de Michaux, et je vous avoue que je ne saisis pas du tout le texte… (je le mets à la fin du message)
J'ai essayé de trouver des choses (mais c'est un peu léger). Il parle d'un nom féminin dans ce texte, peut-être la guerre, je ne sais pas.. On en donne une vision péjorative en tout cas. Il y a beaucoup d'antithèses dans ce texte, et on a du discours descriptif. Il y a beaucoup de métaphores (le texte est un peu "basé" sur cette figure de style) et il y a une anaphore avec "non, voilà comment elle est"
Ce "elle" est une figure difficile à décrire alors ? Elle semble "contradictoire"…
(Je suis vraiment nulle en français pardon si je sors des absurdités pas possibles..)
Je vous remercie par avance pour votre aide !
VOILA COMMENT ELLE EST
Voilà comme elle est : rejetant les pères, dominée par les chiens, perdant des pierres, traînant des râteaux.
Non, voilà comme elle est : renversant les temples, cassant les amphores, faisant des bilans, portant des sacs, mare où ont bu des buffles et des bubales.
Non, voilà comme elle est : éparpillant des stocks, élevant des rideaux, traversant l'éléphant, butant sur la puce, triant des fumées.
Non, voilà comme elle est : emplissant de tentures, emplissant de tortures, renarde tenant un oiseau renversé.
Non, voilà comment elle est : matin, Moïse sur l'eau, misaine qui avance, qui toujours recommence.
Non, voilà comme elle est : le haut comme le bas, le Roi comme le rat, le gros comme le plat, le blé comme un chameau, mais plus lent, n'arrivant plus à la bouche de l'homme et la joie comme la croix, la foule comme un groin, le blanc comme le noir, la victoire comme les suites d'un désastre profond.
Non, voilà comme elle est : l'amour comme la tourbe, la fête comme la glèbe, la joie comme une trappe, comme un buffet d'entre les mains des déménageurs, dégringolant l'escalier avec vacarme.
Non, voilà comme elle est : le sien comme le rien, la terre comme l'usine, la mort comme un chiffre, comme comptabilité, comme une erreur d'ascenseur.
Non, voilà comme elle est : une seule clameur, le progrès comme la déchéance, comme un autre moyen âge et la beauté, pneu crevé.
Non, voilà comme elle est : roulant des roues, portant des hauteurs, témoins aux yeux perdus, chevaux aux pattes brisées, chemins décollés du ciel.
Tu la vois et tu ne la connais pas.



