Bonjour je suis élève de 1er L , j'ai une lecture analyque à rendre mais je suis bloquer je n'est pas de plan et je n'arrive vraiment à ordonner mes idées , si quelqu'un peut m'aider :/
la lecture analytique et sur l'extrait suivant :
la lecture analytique et sur l'extrait suivant :
Elle me quitta, et je continuai à faire les cent pas dans les corridors de la maison, examinant tous les coins qui pouvaient servir de cachette à mon adversaire. Mais je ne découvrais de lui aucune trace, et je commençais à supposer que quelque bonne chance était intervenue pour empêcher l’exécution de sa menace, quand j’entendis soudain un cri perçant et terrible. Il venait de la chambre où Elizabeth s’était retirée. En l’entendant, toute la vérité traversa mon esprit, mes bras tombèrent, tous mes muscles, toutes mes fibres furent frappés d’immobilité ; je sentais dans mes veines le sang passer goutte à goutte et un picotement aux extrémités de mes membres. Mais cet état ne dura qu’un instant ; le cri s’éleva de nouveau, et je me précipitai dans la chambre.Voila merci d'avance !
Grand Dieu ! pourquoi n’expirai-je pas alors ? Pourquoi suis-je ici pour raconter la destruction de l’espérance la plus belle et de la créature la plus pure qui fût sur terre ? Elle était là, immobile et inanimée, jetée en travers du lit, la tête pendante, et ses traits pâles et contractés à demi-couverts par sa chevelure. Partout où je me tourne, j’aperçois la même image, ses bras exsangues et son corps effondré jeté par l’assassin sur son cercueil nuptial. Pouvais-je contempler ce spectacle et survivre ? Hélas ! la vie est tenace, et persiste le plus longtemps quand elle est l’objet de la haine la plus profonde. Pendant un instant, je perdis la mémoire et je tombai sans connaissance sur le sol.
Lorsque je revins à moi, je me trouvai entouré des gens de l’auberge ; leur physionomie exprimait une terreur accablante ; mais l’horreur des autres ne me semblait qu’une moquerie, une ombre des sentiments qui m’oppressaient. Je m’échappai dans la pièce où se trouvait le corps d’Elizabeth, mon amour, ma femme, vivante encore il y avait si peu de temps, si chère à mon cœur et si admirable. On l’avait disposée dans une posture différente de celle où je l’avais d’abord aperçue ; et alors, telle qu’elle apparaissait, la tête appuyée sur son bras, le visage et le cou recouverts d’un mouchoir, j’aurais pu la supposer endormie. Je me précipitai vers elle et l’embrassai avec ardeur ; mais la langueur et le froid mortel de ses membres me disaient que ce que je tenais désormais dans mes bras avait cessé d’être l’Elizabeth que j’avais aimée et chérie. Son cou portait la marque criminelle des doigts du démon, et le souffle avait cessé de passer sur ses lèvres.
Tandis que j’étais penché sur elle dans toute l’angoisse du désespoir, je levai par hasard les yeux. Les fenêtres de la chambre s’étaient auparavant assombries, et je ressentis une sorte de panique en voyant la lumière jaune pâle de la lune illuminer la chambre. On avait replié les volets à l’extérieur ; et c’est avec une sensation d’horreur indescriptible que je vis à la fenêtre ouverte la plus hideuse et la plus abhorrée des apparitions. Un ricanement s’ajoutait à l’horreur du monstrueux visage ; il semblait railler, tandis que son index affreux désignait le cadavre de ma femme.



