Questions sur Regain de Giono

Entraide scolaire

21 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !

Pour bien comprendre le livre que je viens de commencer , j'aurais besoin de votre aide pour comprendre certaines choses du livre , notamment au début :

- on nous parle de Michel , qui conduit un courrier (la voiture du courrier ),ce qui est censé distribuer du courrier , mais il transporte des gens dans sa voiture ! Je comprends mal .

-on parle de l'oncle , et du neveu, je vois qui est l'oncle , mais on a aucune précision sur celui qu'on appelle le neveu . La aussi je m'interroge .


Aussi , quand Giono dit "c’est colline après colline, on monte d’un côté on descend de l’autre, mais, chaque fois, on descend un peu moins que ce qu’on a monté. Ainsi, peu à peu, la terre vous hausse sans faire semblant. Ceux qui ont déjà fait le voyage deux ou trois fois s’en aperçoivent parce qu’à un moment donné il n’y a plus de champs de légumes, puis, parce que le blé est de plus en plus court, puis, parce qu’on passe sous les premiers châtaigniers, puis, parce qu’on traverse à gué des torrents d’une eau couleur d’herbe et luisante comme de l’huile, "

Je ne comprend pas ce qu'il veut dire par " plus de champs légumes " et le blé qui rétrécit " , sans parler du " passe sous les premiers châtaigniers " qui est flou pour moi

Voilà c'est à peu près tout ! Si quelqu'un connaît l'œuvre et peut un peu m'éclairer sur tous ces sens je le remercie !
- A l'époque (1930), la distribution du courrier s'effectue par voiture à cheval, et cette voiture prend aussi des voyageurs, comme dans les diligences classiques (ici, c'est une "patache").
- L'oncle en question a pour neveu Agathange, cafetier à Banon.
- Au fur et à mesure que l'on s'élève en altitude, les cultures se font de plus en plus rares, ou de plus en plus pauvres, jusqu'à disparaître ("plus de champs…"/"de plus en plus court") ; on atteint la zone des forêts ("premiers châtaigniers").
Merci beaucoup !
Bonjour j'ai une question sur un passage de Regain , que je vous cite :
Ça n'était pas toute la famille,ces deux bessons-là, il y en avait aussi un autre dans la terre, bien sage pour toujours avec une barrière de bois autour de l'endroit où il était. Il y avait aussi dans la terre , le père de la femme, un tout vieux, et une petite d'une heure, morte pendant qu'on la faisait. Il y avait surtout Braë,celui qui passait dans la fume de la charbonnière , l'homme bien vivant et, dans lui, qui sait , qui sait combien d'enfants nouveaux , prêts à venir.


Juste avant cette citation , la Mamèche parle d'une femme et de deux enfants qui sont comme des chiens . Mais dans ma citation, dans la terre, ça veux dire mort ? Car je comprends pas la mort, le père de la femme est mort ? L'enfant dans la barrière aussi ? Quelqu'un peut il m'expliquer le sens de tout cela ?

Merci de vos réponses .
Des "bessons" (= jumeaux), pas des "besons".

Oui, bien sûr, un des enfants est mort, ainsi qu'un bébé et le père de la femme. La barrière de bois délimite la tombe !
Bonsoir.

Oui, bien sûr, ici "dans la terre" veut dire "mort et enterré".
Et la barrière entoure la tombe de l'enfant.

Le père de la femme est également mort, ainsi qu'un bébé, une fillette morte une heure après sa naissance.
Je vois qu'on est d'accord.
C'est rassurant !
Et je n'avais pas vu ton message… 😉
Mon prof de français m'explique sérieusement mal alors , merci à vous sérieux littéraires !
Quelles explications t'avait donc données ton prof de français ?
Bonsoir, j'ai une question de compréhension à vous poser .

Dans Regain , il y a ces phrases :" Sur le plateau, on n’y va pas souvent et jamais volontiers. C’est une étendue toute plate à perte de vue. C’est de l’herbe, et de l’herbe, et de l’herbe, sans un arbre. C’est plat. Quand on est debout là-dessus et qu’on marche, on est seul à dépasser les herbes. Ça fait une drôle d’impression. Il semble qu’on est toujours désigné pour quelque chose. Ça commence aux dernières maisons du haut d’Aubignane et ça s’en va. En réalité, ça s’en va jusqu’à Blaine, à quarante-deux kilomètres en tirant droit mais on n’est pas forcé de le savoir et, ce que ça montre d’habitude, ça n’indique pas que ça s’en aille vers une chose humaine. Ça montre au loin, là-bas, une barrière grise faite de la poussière qui marche devant le vent.".

Je ne comprends pas pourquoi il dit qu'on est toujours désigné pour quelque chose , je ne vois aucun rapport avec l'herbe ou ce qui suit . Ensuite , quesque cette barrière grise faite de poussière qui marche devant le vent ?
Merci à vous et bonne soirée !
Quand on est sur ce plateau, on est le seul à dépasser les herbes puisqu'il n'y a pas d'arbre ni aucun élément pour accrocher la vue : on a donc l'impression d'être en vue, de ne pas errer au hasard, mais de marcher vers un but précis qu'on nous aurait désigné.
La barrière grise est formé par de la poussière ou une brume légère qui règne sur l'horizon, et qui semble "reculer", donc marcher devant le vent.
Ah c'est un peu comme un désert où l'on marche vers une certaine direction !?
Voilà, c'est exactement cela.
Bonjour, j'aimerais remettre de l'ordre dans les objets d'études :
Pour Malone meurt, Aurélien, L'amour de Duras, c'est la déconstruction du personnage, mais j'ai étudié Regain de Giono et je ne sais pas où le placer. C'est à dire, je pense que cea fait parti du personnage de roman du 16eme à nos jours mais dans quelle sous partie le mettre ? (Sous partie = deconstruction du personnage par exemple )

Merci de vos réponses et bonne soirée
Bonjour,

Regain est l'histoire d'une rédemption, tout le contraire de la déconstruction du héros.
De plus tu pourrais considérer l'élévation de la nature au statut de protagoniste.
Bonsoir Jean-Luc,

Pour "rédemption", le Larousse donne :
"Action de ramener quelqu'un au bien, de se racheter."

Je ne comprends pas bien ta réponse car je ne vois pas bien qui a commis quelle faute ?

Le personnage principal qui est le premier à ramener de la vie dans le village et qui aurait peut-être dû y penser avant de se retrouver le seul habitant et agir en conséquence plus tôt ?
La vieille dame qui abandonne le village, mais pour chercher une nouvelle habitante ?
L'homme qui a quitté le village pour devenir sous-chef de gare (ou à peu près) mais qui y revient avec sa famille ?
Je vieux forgeron qui quitta le village mais donne au premier personnage son beau soc de charrue ?
La jeune femme qui menait une vie triste mais qui va donner un bébé au village et y établir un nouveau foyer ?

La faute est-elle collective ?

Je précise que je n'ai pas lu le livre, j'ai seulement vu le film que Pagnol en a tiré et que je trouve magnifique. On peut le voir ici :
https://www.youtube.com/watch?v=HAtAg0ftX20

(J'ai d'ailleurs pensé une fois le mettre comme film à trouver dans le jeu des images de film mais j'y ai renoncé en me disant que peu de gens le reconnaîtraient. J'ai peut-être eu tort.)

Merci et bonne soirée à tous.
Bonsoir,

Regain peut être lu comme un conte mythique.
Au début pèse une malédiction, la mort est omniprésente.
Le village d'Aubignane semble puni par les dieux pour une faute mystérieuse.
La persévérance de Panturle et l'intercession de la Mamèche vont permettre la résurrection de cette terre ensorcelée.
Ce retour aux sources de la vie entraîne la rédemption
- de Panturle qui se contentait de profiter de la terre au lieu de la cultiver,
- d'Arsule qui d'actrice ratée va devenir la mère universelle…
C'est dans le retour à cette fidélité aux forces dionysiaques et apolliniennes que réside la rédemption des personnages.
Mille mercis, Jean-Luc.

1
Peut-on dire que le village lui-même a été fautif ? Si oui, peut-on dire qu'il vit sa rédemption ?
Il est le fruit du travail de centaines de personnes et de siècles, puis il s'est laissé mourir et n'a raté son affaire que grâce à une rencontre très improbable, miraculeuse, si l'on veut. Un dieu se serait penché vers lui et lui aurait donné une chance inattendue de recommencer à vivre?

2
Subsidiairement, mon petit paragraphe est-il de la prosopopée ?
Le village a déserté, il s'est insensiblement laissé séduire par les mirages du confort, de la vie facile.
Il a rompu son lien charnel avec la terre, lien nourricier et affectif.
Regain est dans la veine de La Belle au bois dormant, les noces du couple humain avec la terre nourricière réveillent la belle endormie.