Alain, Définitions - L’âme, c’est ce qui refuse le corps…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Je dois rendre pour jeudi 15 ma première explication de texte de philo. Sauf que le prof nous a donné un semblant de méthodologie bordélique, un "exemple" qu'il nous a dicté sans se poser de questions et c'est tout.. On se retrouve donc un peu dans la jungle là…

Et franchement, ça fait 3h que je bosse là-dessus, JE NE COMPRENDS PAS LE TEXTE.

Le voici :
"L'âme c'est ce qui refuse le corps. Par exemple, ce qui refuse de fuir quand le corps tremble, ce qui refuse de frapper quand le corps s'irrite, ce qui refuse de boire quand le corps à soif, ce qui refuse de prendre quand le corps désire, ce qui refuse d'abandonner quand le corps a horreur. Ces refus sont des faits de l'homme. Le total refus est la sainteté ; l'examen avant de suivre est la sagesse ; et cette force de refus, c'est l'âme. Le fou n'a aucune force de refus; il n'a plus d'âme. On dit aussi qu'il n'a plus de conscience, et c'est vrai. Qui cède absolument à son corps, soit pour frapper, soit pour fuir, soit seulement pour parler, ne sait plus ce qu'il fait ni ce qu'il dit. On ne prend conscience que par opposition de soi à soi. Alexandre à la traversée d'un désert reçoit un casque plein d'eau ; il remercie le verse par terre devant toute l'armée. Magnanimité ; âme, c'est-à-dire grande âme. Ce beau mot ne désigne nullement un être, mais toujours une action. "
La question à laquelle je pense répondre :
• Quel rapport peut-on établir entre âme et corps humains ?


Les pistes que j'ai et que je compte caser dans ma copie :
• Définition de "âme"
• Corps = prison de l'Homme


C'est donc bien maigre ! Je crois que je ne comprends pas du tout le sens du texte, ce qui est recherché et demandé. Je ne sais pas non plus comment réaliser l'intro…

Si vous pouviez me donner quelques pistes, même sous forme de mots-clés, des notions de base à étoffer, je suis preneuse ! Je ne demande pas de me réaliser toute l'explication, juste quelques bases que je peux suivre pour comprendre le texte et réaliser mon devoir.


Merci de votre aide 🙂
Pas pour copier mais pour te repérer …

Tu lis, tu oublies tout et tu reconstruis ta réflexion. 🙂


https://www.philolog.fr/un-exemple-dexplication-de-texte/
Bonjour Asylla,
Je ne sais si je peux t'aider, je ne sais si c'est une bonne méthode, mais lorsque je me trouve devant un texte que j'ai du mal à comprendre, j'y vais pas à pas, phrase par phrase et même mot par mot.

L'âme c'est ce qui refuse le corps.

Cette première phrase semble vouloir donner une définition de l'âme. Mais cette définition ne se fait que par référence à un autre élément constitutif de l'humain : le corps. On dit couramment que l'homme est corps, coeur, et esprit ; ici l'auteur néglige le coeur.
Il semble opposer l'âme, siège de la raison, et le corps en en faisant une entité supérieure qui peut négliger son habitacle, si je puis dire.

Par exemple, ce qui refuse de fuir quand le corps tremble, ce qui refuse de frapper quand le corps s'irrite, ce qui refuse de boire quand le corps a soif, ce qui refuse de prendre quand le corps désire, ce qui refuse d'abandonner quand le corps a horreur.
Ces exemples confirment cette idée de la supériorité de l'âme, qui parviendrait à maîtriser ce qui n'est que physique.

Ces refus sont des faits de l'homme. Le total refus est la sainteté ; l'examen avant de suivre est la sagesse ; et cette force de refus, c'est l'âme.
L'homme de raison est donc celui dont l'âme supplante l'enveloppe charnelle.
Et d'ailleurs dans la suite du texte, l'auteur va justement appeler fou celui qui n'est plus en possession de son âme qu'il confond d'ailleurs avec la conscience et la raison, me semble-t-il.

Le fou n'a aucune force de refus; il n'a plus d'âme. On dit aussi qu'il n'a plus de conscience, et c'est vrai. Qui cède absolument à son corps, soit pour frapper, soit pour fuir, soit seulement pour parler, ne sait plus ce qu'il fait ni ce qu'il dit.
Est ici dit fou celui qui est mené de façon incontrôlée uniquement par les pulsions de son corps.

On ne prend conscience que par opposition de soi à soi.
Je crois, mais je n'en suis pas forcément sûre, que cette phrase souligne la nécessaire dualité et même le nécessaire affrontement âme/corps pour être pleinement homme. Il faut que notre âme puisse refuser ce que réclame le corps.

Alexandre à la traversée d'un désert reçoit un casque plein d'eau ; il remercie le verse par terre devant toute l'armée. Magnanimité ; âme, c'est-à-dire grande âme. Ce beau mot ne désigne nullement un être, mais toujours une action.
L'extrait se termine par une illustration qui fait en quelque sorte autorité. Alexandre est réputé grand homme. Le grand homme a soif, mais sa force d'âme supplante les besoins de son corps. et cela se traduit par un acte. Est-ce que cet acte est forcément admirable ? A chacun d'en juger. Mais c'est apparemment le fait d'une grande âme selon l'auteur.

Bon. c'est peut-être simplounet, mais voilà comment je vois les choses.
Bon courage à toi !
Merci beaucoup pour ta réponse Laoshi ! Je me remets au travail immédiatement, un graaaaand merci, j'y vois déjà un peu plus clair ! 🙂
floreale a écrit :Pas pour copier mais pour te repérer …

Tu lis, tu oublies tout et tu reconstruis ta réflexion. 🙂


https://www.philolog.fr/un-exemple-dexplication-de-texte/
J'avais déjà repéré ce site sans franchement le comprendre… :/
Laoshi a écrit :Bon. c'est peut-être simplounet, mais voilà comment je vois les choses.
Ce n'est pas simplounet, c'est s'en tenir au texte.
Au delà, il est permis de se demander si l’âme n'est pas plus simplement la part de mystère de notre corps que la science n'a pas encore levée. Ainsi, l'âme serait ce corps mystérieux qui se refuse lui même (Maladie auto-immune.).

Je ne suis pas persuadé qu'Alain, s'il vivait aujourd'hui, écrirait la même chose.
Il est vrai que je m'en suis tenue au seul texte (et sans même considérer qui l'avait écrit), car l'élève disait avoir du mal à comprendre. J'ai donc essayé de comprendre avec elle.
Sans doute, en plus de comprendre, faut-il dans le cas d'un devoir de philosophie, discuter, comparer, faire référence à d'autres philosophes…
Disons qu'il s'agit d'une première approche.