Le masculin conquiert-il le genre des adjectifs ?

Langue française

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Beaucoup de féministes mettent un point d'honneur à rajouter un e au noms de professions, écrivant alors "la professeure", par exemple.

J'ai été amusé de constater qu'en revanche, toujours plus de femmes, féministes de surcroît, omettent délibérément d'accorder l'adjectif au féminin. Une femme dira, dans un langage du reste condamnable, bien plus volontiers " je suis con " que " je suis conne ".

Mais évidemment, aucune femme ne se qualifiera de " beau ". Ayant un peu investigué, il semble que les deux formes n'aient pas le même sens chez la gent féminine: ainsi " conne " signifierait stupide, tandis que " con ", dans un ton davantage bon enfant, qualifierait une femme un peu étourdie ou venant de faire une bourde. Et cette manière d'associer le sens à la grammaire me semble en pleine expansion chez les femmes.

Je pense que chacun, en prêtant attention, remarquera ces fautes volontaires. Je précise que mon expérience personnelle ne me permet pas de précisément vérifier ce que j'affirme ci-dessus, à vous de l'infirmer si cela vous semble étranger.

Ceci montre que la démarche d'adjoindre ou soustraire un e à un nom ou adjectif demeure tout à fait arbitraire et n'a pas grand-chose à voir avec une quelconque discrimination envers les femmes dans la langue française.
Ceci montre que la démarche d'adjoindre ou soustraire un e à un nom ou adjectif demeure tout à fait arbitraire et n'a pas grand-chose à voir avec une quelconque discrimination envers les femmes dans la langue française.
Mais pourquoi emboitez-vous le pas ? Pour quoi écrire :
la gente féminine
Le mot gent est déjà féminin. Il n'a nul besoin de cet e supplémentaire qui de plus modifie sa prononciation…
Eh bien ça, c'est une faute involontaire ( et même, d'inattention ) . Je crois que l'on parle ici de fautes volontaires. Vous semblez confondre.

Toutefois, pour que votre message garde un sens, je ne corrigerai pas mon premier post.

Il aurait été préférable de donner votre avis plutôt que d'adopter ce ton sarcastique.

EDIT: En fait je vais quand même corriger car j'ai un tout petit peu honte.
Si vous le voulez, et si Delia est d'accord, on pourra supprimer les messages qui concernent cette faute…
Beaucoup de féministes mettent un point d'honneur à rajouter un e au noms de professions, écrivant alors "la professeure", par exemple.
On remarque plus ce qui vous surprend mais la féminisation des noms de métiers titres et professions ne date pas d'hier. Il y a déjà eu plusieurs circulaires et la première date de 1986 donc la première approche politique c'était il y a trente ans.
Il y a des règles dans le guide de féminisation des noms de métiers etc..
L'administration normalement applique les directives et il en existe sur cette féminisation.

Depuis que j'ai vu le sens du mot con il y a fort longtemps, je ne l'utilise pas. Pour ce qui est de l'usage chez d'autres, je n'ai rien remarqué de particulier qui soit l'apanage d'une catégorie.
Les erreurs d'accords sont de toute façon largement répandues.

Si on veut chercher des connotations pour des mots masculins ou féminins il faut ouvrir des livres entiers sur le sujet.
Et la vôtre Jacques on en parle? qui concernant?
" On remarque plus ce qui vous surprend mais la féminisation des noms de métiers titres et professions ne date pas d'hier. Il y a déjà eu plusieurs circulaires et la première date de 1986 donc la première approche politique c'était il y a trente ans.
Il y a des règles dans le guide de féminisation des noms de métiers etc..
L'administration normalement applique les directives et il en existe sur cette féminisation. "
Oui, justement, il n'y a bien que l'administration, les dictionnaires peu rigoureux ( dont l'Académie française se dissocie ) et certaines féministes pour mettre au féminin les noms de professions. Il ne me semble pas que la version avec un e soit devenue la règle, mais que les deux versions sont aujourd'hui acceptées.

Pour ma part, ce qui me surprend c'est simplement le contraste entre l'exigence du féminin concernant les noms de métiers et le certain relâchement avec l'accord des adjectifs au féminin.
J'avais corrigé avant de vous lire.
Je ne faisais cette proposition que pour vous être agréable, maintenant si vous n'en voulez pas, basta !
Les points de suspensions pouvaient laisser penser à une certaine ironie de votre part. D'autre part je n'avais pas remarqué votre statut de modérateur. Ne le prenez pas mal… Tout le monde est si agressif qu'on en devient paranoïaque.
J'ai aussi remarqué le cas de l'adjectif con en particulier, mais il m'étonne moins depuis que j'ai regardé sa définition et que j'ai appris que c'était initialement un substantif :
https://www.cnrtl.fr/definition/con
unpseudolitteraire a écrit :les dictionnaires peu rigoureux (dont l'Académie française se dissocie)
C'est un jugement et une question de goût, chaque dictionnaire est le résultat de choix qui révèlent une ouverture et des objectifs différents. Le dictionnaire de l'Académie a clairement une visée normative, le TLFi un but scientifique, le Larousse une incontestable politique d'ouverture. Tous sont rigoureux dans leur position.
Ha, Badebec, ma mignonne, m'amye, mon petit con (toutesfois elle en avoit bien troys arpens et deux sexterées), ma tendrette, ma braguette, ma savate, ma pantoufle, jamais je ne te verray !
Rabelais, Pantagruel.
Intéressant… Je me souviens aussi d'avoir entendu, dans le même registre, " je suis idiot " et " je suis sot ". Bref, tout ceci reste à éclaircir: sont-ce de nouvelles pratiques ou les vestiges d'un emploi révolu?
Non, la possibilité de passer du nom à l'adjectif est ancienne ; sans remonter à l'antiquité, on peut citer, entre autre, les mots félon et baron, aussi bien noms qu'adjectifs en AF.