La préposition "de"

Langue française

106 réponses · Page 4 / 6

Il n'y a ni "autre" ni "que" dans cette expression.
Le complément de l'adjectif "différent" est introduit par de :

Faire du mal aux autres n'est pas autre différent quede faire du mal à soi.
Oui, et on pourrait aussi avoir :
Faire du mal aux autres n'est pas autre que (de) faire du mal à soi.
Ici, ce serait peu heureux à cause du premier "autres" dans la phrase, mais la construction est correcte, un peu recherchée. Cf. TLFi :
Rem. Autre, suivi de que, dans cet emploi, peut entraîner la présence d'un ne explétif « il est autre qu'il (ne) paraît » qui se justifie par la discordance provoquée par autre dans le premier membre de la phrase.
− Ne… autre que (mis pour n'est… autre chose que…, rien d'autre que…) :
11. La machine à vapeur n'est autre que l'ensemble des liaisons spatiales qui la constituent. Ruyer, Esquisse d'une philos. de la struct.,1930, p. 167.
− [Emploi adj. épithète (peut-être par ell. du verbe être) postposé au subst.] Qui s'est modifié, qui est devenu différent :
12. En effet, supposons pour un moment qu'il n'est pas vrai que la propriété de résister à ma volonté d'éprouver la sensation du mouvement, soit la preuve d'une existence autre que celle de ma vertu sentante, … Destutt de Tracy, Éléments d'idéologie,Logique, 1805, p. 293.
Merci pour l'information, la réponse de lamaneur est exactement ce que je cherchais, je voulais m'exprimer dans un style soutenu
Bonjour mes amis français.

D'abord, veuillez lire le texte ci-dessous :
À ce mot, qui fut entendu, tous comme à l’envi firent compliment à Julien, non seulement sur le magnifique cadeau qu’il avait reçu de(①) Monseigneur, mais aussi de(②) la conversation de(③) deux heures dont il avait été honoré. On savait jusqu’aux plus petits détails. De ce moment, il n’y eut plus d’envie ; on lui fit la cour bassement : l’abbé Castanède, qui, la veille encore, était de la dernière insolence envers lui, vint le prendre par le bras et l’invita à déjeuner.
Dans la partie soulignée, il y a quatre prépositions qui me sont douteux : un 'sur' et trois 'de' .


Je les ai analyées comme ceci :

sur : faire compliment à qqn sur qqch
de(①) : recevoir qqch de qqn
de(②) : ???????
de(③) : la conversation de deux heures (nom + de + complément de nom)

Je veux savoir la véritable identité du deuxième 'de'.
Aidez-moi, s'il vous plaît.

Amicalement.
de(②) : faire compliment de qqch.
La construction avec sur est la plus fréquente. On trouve aussi la construction avec la préposition pour.
Je comprends bien ; grand merci, Anne ! 🙂 (Message édité)Suppression de la citation du message qui précède le vôtre.
Bonjour,

Pourquoi met-on la préposition "de" dans la phrase "Mais on utilise aussi le mot DE goudron"?
Je sais me servir assez bien de cette structure ("le mot de"), mais je voudrais en connaître la règle -- surtout pour savoir dans quelles autres situations je dois l'utiliser.
J'ai beau chercher sur internet et sur ce forum, je n'ai pas trouvé de réponse.

Voici le lien du texte d'origine: https://www1.rfi.fr/lffr/articles/190/article_6428.asp

Merci de votre aide.
Bonsoir.

Il s'agit ici d'une préposition introduisant une apposition au nom qui précède.
Le mot de goudron = le mot "goudron".
goudron, dans les deux cas, est apposé à mot.
goudron est un mot.

Tout comme dans La ville de Paris , Paris est une apposition à ville.
Paris est une ville.
Il y avait sous le hangar deux grandes charrettes et quatre charrues, avec leurs fouets, leurs colliers, leurs équipages complets, dont les toisons de laine bleue se salissaient à la poussière fine qui tombait des greniers.
Je voudrais savoir si la préposition ''à'' peut être remplacée par ''de'' ou ''par''.
Merci!
La préposition "à" exprime bien l'exposition des toisons à la poussière.
Mais on pourrait concevoir "de", "par", "avec", "à cause de", etc.
Excuse-moi, Lamaneur. Mais il me semble (j'avoue que je n'ai vérifié dans aucune grammaire.) que si à cause de me paraît tout à fait logique, de, seul n'est pas très heureux. Je n'entends pas bien : se salissaient de la poussière
Peut-être n'est-ce qu'une impression.
Je ne comprends toujours pas pourquoi GerarddeMontréal veut remplacer certains mots de Flaubert par d'autres. Est-ce qu'il s'agit d'une traduction dans une autre langue ?
"De" ne serait pas ma préposition préférée non plus en l'occurrence, mais elle convient assurément, même si la formule a un petit air formel et ancien : on trouve de nombreux exemples de "se salir de boue en marchant, se salir de bran, se salir de crotte, se salir de goudron, se salir de poix, se salir de terre, se salir de suif, se salir de salive, se salir de bave,…
Il fit un accord avec une compagnie de Londres pour envoyer du tabac à Moskou : les Russes avaient fait un tel abus du tabac à fumer au commencement du siècle, qu'ils en infectaient le palais du tsar et les hôtels des grands; ils enfumaient les églises même, et augmentaient le nombre déjà trop fréquent des incendies : le patriarche avait cru devoir le défendre, et pour donner plus de poids à son interdiction il l'avait représenté comme une substance immonde; mais Pierre, par amour pour les usages étrangers et pour l'appat d'une somme modique dont il avait besoin, contraignit ses sujets à se salir de cette poudre dégoûtante.
X… s'est fourré au fond d'une cave; là, il s'est déshabillé et en chemise il s'est sali de terre assez pour se rendre méconnoissable et paroitre un des brigands.


Si l'on voulait réécrire Flaubert, on mettrait par exemple : « dont les toisons de laine bleue se salissaient d'une poussière fine qui tombait des greniers. »
Oui, d'accord. Mais je sens ici une nuance différente. Comme je suis incapable de l'expliquer, je n'insiste pas. 🙂
Peut-être que la nuance est celle que je faisais observer plus haut : la préposition "à" exprime bien l'exposition des toisons à la poussière, on voit, on sent la fine poussière qui tombe doucement des greniers dans le hangar et, de cette fine poussière, une partie vient se déposer sur les toisons bleues. Avec "de", on est moins dans l'observation du phénomène que dans la constatation du résultat.
Oui, c'est exactement cela. Tu m'a parfaitement expliqué !
Un glissement du pronominal de sens passif : se salir à la poussière = être sali par la poussière, au pronominal de sens réfléchi : se salir (soi-même) de poussière ?
Comme quoi, on ne peut pas tout remplacer sous peine de trahir (même un tout petit peu.)
Merci à tout le monde!

@gabiana, essayer de remplacer un mot par un autre, c'est un des procédés d'apprentissage pour un allophone, qui a toujours des questions comme ''Pourquoi utiliser un mot de cette façon, pas un autre mot de la façon que je connais?''…
Oui. Je crois comprendre. Tu n'es pas francophone ? Tu écris de telle sorte que je ne l'aurais pas imaginé.
Avec ton pseudo, je pensais que tu devais peut-être traduire en anglais des extraits de ce roman.
@ gabiana, merci pour tes encouragements!

J'ai immigré au Québec il y a environ 10 ans déjà. Puisque le français est la langue officielle de cette province du Canada, j'ai intérêt à bien l'apprendre, pour aider mes enfants à faire leurs devoirs et aussi me hausser d'estime vis-à-vis de moi-même. Beaucoup d'immigrants ayant un diplôme postuniversitaire travaillent comme cassiers ou chauffeurs de taxi, c'est déprimant…