J'ai joué le 17 au casino en sa mémoire… (Sous-entendu : comme il le faisait toujours…)
J'ai levé mon verre en sa mémoire… (Sous-entendu : pour lui rendre hommage…)
ou
J'ai joué le 17 au casino à sa mémoire…
J'ai levé mon verre à sa mémoire…
Pour choisir…
En mémoire de qqn. Pour transmettre et perpétuer le souvenir de quelqu'un. Faire, garder qqc. en mémoire de qqn. Vous donnerez à Pierre une montre en or, en mémoire de moi (A. France).
À la mémoire de qqn. En hommage d'auteur à une personne. À la mémoire de la compagne de ma jeunesse je dédie ce livre tout inspiré par son esprit (Sorel). En épitaphe. Il se promène, lisant les inscriptions des tombes. À la mémoire des soldats du régiment de marine tués à l'assaut (Claudel). Boire à la mémoire de qqn. Lever son verre en l'honneur de quelqu'un, porter un toast. Je serai moins ingrat qu'eux, je boirai à sa mémoire (Dumas père).
(Trésor de la Langue française)
Merci ! La source est limpide, mais la ligne reste ténue…
Si je joue le 17 au casino comme ce vieil ami le faisait, c'est à la fois un hommage célébrant la mémoire de cet ami et une façon de perpétuer ses mœurs en matière de jeu. Dans ce cas, je pencherais davantage pour "en sa mémoire", car au-delà de l'hommage, le geste est une espèce d'incarnation du disparu : je fais comme il aurait fait. Vous feriez le même choix ?
Pour moi…
J'ai joué le 17 au casino en sa mémoire.
J'ai levé mon verre à sa mémoire.(Sous-entendu : pour lui rendre hommage…)
Rappelons tout de même que rappeler le vice de quelqu’un n’est peut-être pas le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre. 🙂
Je ne crois pas que boire à la mémoire de quelqu'un veuille forcément dire que ce quelqu'un était alcoolique.
Ni un joueur invétéré. C'est juste l'humour de Paulang !
Relisons les exemples du Tlfi :
Vous donnerez à Pierre une montre en or, en mémoire de moi
En mémoire
de moi, et non en
ma mémoire.
J'ai joué le 17
en mémoire deTartempion,
nous avons levé nos verres
à la mémoire de Tartempion,
à sa mémoire.En mémoire de lui alors ? puisque Tartempion n'est pas cité ? :/
Cela fait fait un peu Jésus : faites ceci en mémoire de moi.
Mais si tu le dis, tu le dis…
Je faisais allusion au premier
ou de la question post 1
J'ai joué le 17 au casino à sa mémoire… après que notre ami ait écrit plus loin
la frontière est tenue
Extrait du renvoi proposé par Lamaneur
Je n'avais pas imaginé les ravages que la perte de lui était susceptible de provoquer. Peut-être tout bêtement parce que je n'avais pas imaginé la perte de lui.
La première phrase semble répondre à la "règle" ci-dessous rappelée par Anne dans ledit renvoi. Mais est-ce bien le cas de la seconde et, si non, n'aurait-il pas fallut écrire
sa perte.
Pronom personnel
Formes disjointes après préposition
Avec la préposition de
[…]
- Au lieu du déterminant possessif (qui a reculé dans cet emploi) quand le complément correspondrait, avec un verbe, à un complément d'objet : Faites ceci en mémoire DE MOI. Je souffrirais ce martyre-là pour l'amour DE VOUS. (Balzac)