Chers/ chères messieurs/dames,
J'aurais besoin d'un coup de main dans ma traduction des vers 93 à 145 de la seconde rédaction du Moniage Guillaume dans l'édition de Cloetta. Je vais poster un vis à vis du texte et de ma traduction en indiquant en rouge les phrases qui me posent problème. Merci d'avance à tous (oui je le redirai de nombreuses fois je le sens) !
V93 : Li quens descent del destrier abrievé,
Le comte descend du cheval fougueux/ lancé à vive allure
V94 : Droit au mostier estes le vous alé,
Vous êtes allés droit au monastère.
Ici, je ne comprends pas la place que le le pourrait tenir dans la phrase.
V95 : Tout le covent a devant lui mandé.
(Il) A demandé devant lui tout le couvent/ toute la communauté du couvent
V96 : Hui mais orrés de Guillaume au cort nés
Aujourd’hui, désormais,/ à partir d’aujourd’hui/ au jour d’aujourd’hui (vous) entendrez de Guillaume au court nez
V97 : Comme il fu moines benëis et sacrés,
Comment il fut moine bénis et sacré
V98 : Comme il ala as poissons a la mer,
Comment il alla aux poisons à la mer,
V99 : Com li larron le vaurent desreuber.
Comment les voleurs le virent s’échapper.
V 100 : Guillaumes est a Aignienes venus,
Guillaumes est venu à Aignienes.
Si quelqu’un sait à quelle ville/village/commune Aignienes correspond.
V 101 : Entre en la porte pensis et irascus,
Il entre, pensif et agité, par la porte,
V 102 : Sovent reclaime le vrai pere Jhesu.
(Il) Sollicite souvent le vrai père Jésus.
V 103 : Et li portiers en fu tous esperdus :
Et le portier en fut complètement déconcerté.
V 104 : « Dieus, » dist il, « peres, qui el ciel mains lassus,
« Dieu », dit-il, « père, qui demeure là-haut dans le ciel,
Ici je ne comprends pas la personne avec laquelle est utilisé mains (2ième personne du singulier) alors que la phrase réclame une 3ième personne du singulier (idem au vers 138).
V 105 : De quels maufés est sifais hom venus ?
De quel diable un tel homme est venu ?
V 106 : Ainc mais ne vi home si fust corsus,
Seule solution que un relatif qui au cas sujet masculin singulier dont l’antécédent est home ait été omis car tous les adjectifs qui suivent (corsus, assis, grans, membrus, ne peuvent être qu’au cas sujet singulier ou régime pluriel et que le second n’a aucun sens).
Jamais (je) ne vis homme qui fut si corpulent,
V 107 : Si mal assis, si grans ne si membrus.
Si mal pourvu, si grand ni si membru !
V 108 : Vés quels espaules, et quels bras et quel bu !
Voyez quelles épaules, quels bras et quel buste !
V 109 : Jou quit qu’il est del puis d’infer issus,
Je crois qu’il est issu des abîmes de l’enfer.
V 110 : Ou chou en est li maistres Belgibus.
Où le maître est Belgibus/Belzebuth / où le maître Belgibus/ Belzebuth réside.
V 111 : Car fust il ore as puis de Montagu !
Or as : je n’arrive pas à le traduire.
V 112 : Ja mais chaiens ne seroit enbatus.
Je ne comprends le sens de cette phrase.
V 113 : Sainte Marie, ou fu tels hom nascus ? »
Sainte Marie, où un tel homme fut né ?
V 114 : Li quens Guillaumes l’a mout bien entendu,
Le comte Guillaume l’a très bien entendu/ compris
V 115 : Tous cois se taist, n’a un mot respondu.
Tout silencieux, il se tait, il n’a pas répondu (un) mot.
V 116 : Al moustier est li marcis descendus.
Le marquis est descendu au monastère
V 117 : Mais il n’ert mie si povrement venus
Mais il n’était pas venu si pauvrement/ dépouillé.
V 118 : Qu’il n’ait boins dras qui sont a or batu,
Qu’il n’ait (ses/des) bons draps d’or battus,
V 119 : Cendaus de soie et pailes de bofu,
(des) étoffes de soie et (des) draps de boffu.
V 120 : Et si aporte mil mars d’argent ou plus,
Et ainsi (il) apporte mille mars d’argent ou plus,
V 121 : Son elme a or et son branc esmolu-
Son heaume d’or et son épée affilée,
V 122 : Ce fu Joiouse qui Karmelaine fu,
C’était Joyeuse qui appartint à Charlemagne,
Je ne trouve pas de source qui m’indique que Karmelaine soit une forme de Charlemagne mais je sais qu’il posséda une épée de ce nom.
V 123 : Dont il ot mort maint paien mescrëu- ;
Dont il obtint (la) mort (de) nombreux païens mécréants
V 124 : Tout ot torsé sor un soumier crenu.
Il eut/ avait tout attaché sur un cheval à longs crins.
V 125 : Le covent mande, devant lui est venus,
(Il) demande le couvent (et/, il) est venu devant lui.
V 126 : Vint i li abes, qui fut vieus et cenus.
L’abbé y vint, qui était vieux et tout blanc,
V 127 : Virent le conte jus a pié descendu ;
(Ils) virent le comte descendu à pied vers le bas.
V 128 : Quant il le voient, si fort sont esperdu,
Quand ils le voient, ils sont tellement troublés.
V 129 :Mal soit de cel qui li rendist salu.
Malheur soit de celui qui lui rendait son salut.
V 130 : En fuies tornent, n’i sont plus arrestu,
Nécessaire de préférer la leçon D1 : ne si sont arrestut, car l’adverbe y demande un verbe réfléchi pour avoir une phrase cohérente : Ils ne s’y sont plus arrêtés/ ils n’y sont plus arrêtés.
Ils partent en fuite/ dans l’autre sens, ils ne s’y sont plus arrêtés.
V 131 : Ainc n’i remest ne caus ne cavelus.
Ni chauve, ni chevelu ne lui remet jamais.
Je n’arrive pas à traduire le i .
V 132 : Parmi ces croutes sont li auquant repus ;
Parmi ces cavernes, un grand nombre sont cachées.
V 133 : Dist l’uns a l’autre : « Tout avomes perdu,
Dit l’un à l’autre : « Nous avons tout perdu,
V 134 : C’est Antecris qui ci est enbatus.
C’est (l’)Antéchrist qui ici (s’)est diverti.
V 135 : Par lui serons destruit et confondu. »
Par lui (nous) serons détruits et engloutis. »
V 136 : Quant li quens a cel afaire vëu,
Quand le comte a vu cette difficulté
V 137 : Que tout li moine s’en füirent por lui :
Que tous les moines s’enfuyaient à cause de lui,
V 138 : « Dieus, » dist Guillaumes, « qui el ciel fais vertu
« Dieu », dit-il, « qui dans le ciel fait (le) bien
Idem qu’au vers 104
V 139 : Quel vif dïable ont cil moine vëu ?
Quel diable vivant ont vu ces moines ?
V 140 : Mien entïent, il sont del sens issu.
Mon avis (est qu’ils/,) ils sont issus de la perception.
V 141 : A male hart soient il tot pendu ! »
À la corde soient-ils tous pendus ! »
V 142 : Et puis a dit, quant s’est apercëus :
Et puis (il) a dit, quand (il) s’est aperçu :
V 143 : « Dieus, c’ai jou dit ? jou sui tous decëus !
Dieu, cela j’ai dit ? Je suis tout déçu !
V 144 : Dieus, moie coupe, jou voel estre rendus,
Dieu, ma punition, je veux être moine.
Je n’arrive pas à définir le cas de ma coupe
V 145 : Mais que mi frere m’ont tot mon sens tolu.
Mais que mes frères m’ont enlevé toute mon intelligence.
J'aurais besoin d'un coup de main dans ma traduction des vers 93 à 145 de la seconde rédaction du Moniage Guillaume dans l'édition de Cloetta. Je vais poster un vis à vis du texte et de ma traduction en indiquant en rouge les phrases qui me posent problème. Merci d'avance à tous (oui je le redirai de nombreuses fois je le sens) !
V93 : Li quens descent del destrier abrievé,
Le comte descend du cheval fougueux/ lancé à vive allure
V94 : Droit au mostier estes le vous alé,
Vous êtes allés droit au monastère.
Ici, je ne comprends pas la place que le le pourrait tenir dans la phrase.
V95 : Tout le covent a devant lui mandé.
(Il) A demandé devant lui tout le couvent/ toute la communauté du couvent
V96 : Hui mais orrés de Guillaume au cort nés
Aujourd’hui, désormais,/ à partir d’aujourd’hui/ au jour d’aujourd’hui (vous) entendrez de Guillaume au court nez
V97 : Comme il fu moines benëis et sacrés,
Comment il fut moine bénis et sacré
V98 : Comme il ala as poissons a la mer,
Comment il alla aux poisons à la mer,
V99 : Com li larron le vaurent desreuber.
Comment les voleurs le virent s’échapper.
V 100 : Guillaumes est a Aignienes venus,
Guillaumes est venu à Aignienes.
Si quelqu’un sait à quelle ville/village/commune Aignienes correspond.
V 101 : Entre en la porte pensis et irascus,
Il entre, pensif et agité, par la porte,
V 102 : Sovent reclaime le vrai pere Jhesu.
(Il) Sollicite souvent le vrai père Jésus.
V 103 : Et li portiers en fu tous esperdus :
Et le portier en fut complètement déconcerté.
V 104 : « Dieus, » dist il, « peres, qui el ciel mains lassus,
« Dieu », dit-il, « père, qui demeure là-haut dans le ciel,
Ici je ne comprends pas la personne avec laquelle est utilisé mains (2ième personne du singulier) alors que la phrase réclame une 3ième personne du singulier (idem au vers 138).
V 105 : De quels maufés est sifais hom venus ?
De quel diable un tel homme est venu ?
V 106 : Ainc mais ne vi home si fust corsus,
Seule solution que un relatif qui au cas sujet masculin singulier dont l’antécédent est home ait été omis car tous les adjectifs qui suivent (corsus, assis, grans, membrus, ne peuvent être qu’au cas sujet singulier ou régime pluriel et que le second n’a aucun sens).
Jamais (je) ne vis homme qui fut si corpulent,
V 107 : Si mal assis, si grans ne si membrus.
Si mal pourvu, si grand ni si membru !
V 108 : Vés quels espaules, et quels bras et quel bu !
Voyez quelles épaules, quels bras et quel buste !
V 109 : Jou quit qu’il est del puis d’infer issus,
Je crois qu’il est issu des abîmes de l’enfer.
V 110 : Ou chou en est li maistres Belgibus.
Où le maître est Belgibus/Belzebuth / où le maître Belgibus/ Belzebuth réside.
V 111 : Car fust il ore as puis de Montagu !
Or as : je n’arrive pas à le traduire.
V 112 : Ja mais chaiens ne seroit enbatus.
Je ne comprends le sens de cette phrase.
V 113 : Sainte Marie, ou fu tels hom nascus ? »
Sainte Marie, où un tel homme fut né ?
V 114 : Li quens Guillaumes l’a mout bien entendu,
Le comte Guillaume l’a très bien entendu/ compris
V 115 : Tous cois se taist, n’a un mot respondu.
Tout silencieux, il se tait, il n’a pas répondu (un) mot.
V 116 : Al moustier est li marcis descendus.
Le marquis est descendu au monastère
V 117 : Mais il n’ert mie si povrement venus
Mais il n’était pas venu si pauvrement/ dépouillé.
V 118 : Qu’il n’ait boins dras qui sont a or batu,
Qu’il n’ait (ses/des) bons draps d’or battus,
V 119 : Cendaus de soie et pailes de bofu,
(des) étoffes de soie et (des) draps de boffu.
V 120 : Et si aporte mil mars d’argent ou plus,
Et ainsi (il) apporte mille mars d’argent ou plus,
V 121 : Son elme a or et son branc esmolu-
Son heaume d’or et son épée affilée,
V 122 : Ce fu Joiouse qui Karmelaine fu,
C’était Joyeuse qui appartint à Charlemagne,
Je ne trouve pas de source qui m’indique que Karmelaine soit une forme de Charlemagne mais je sais qu’il posséda une épée de ce nom.
V 123 : Dont il ot mort maint paien mescrëu- ;
Dont il obtint (la) mort (de) nombreux païens mécréants
V 124 : Tout ot torsé sor un soumier crenu.
Il eut/ avait tout attaché sur un cheval à longs crins.
V 125 : Le covent mande, devant lui est venus,
(Il) demande le couvent (et/, il) est venu devant lui.
V 126 : Vint i li abes, qui fut vieus et cenus.
L’abbé y vint, qui était vieux et tout blanc,
V 127 : Virent le conte jus a pié descendu ;
(Ils) virent le comte descendu à pied vers le bas.
V 128 : Quant il le voient, si fort sont esperdu,
Quand ils le voient, ils sont tellement troublés.
V 129 :Mal soit de cel qui li rendist salu.
Malheur soit de celui qui lui rendait son salut.
V 130 : En fuies tornent, n’i sont plus arrestu,
Nécessaire de préférer la leçon D1 : ne si sont arrestut, car l’adverbe y demande un verbe réfléchi pour avoir une phrase cohérente : Ils ne s’y sont plus arrêtés/ ils n’y sont plus arrêtés.
Ils partent en fuite/ dans l’autre sens, ils ne s’y sont plus arrêtés.
V 131 : Ainc n’i remest ne caus ne cavelus.
Ni chauve, ni chevelu ne lui remet jamais.
Je n’arrive pas à traduire le i .
V 132 : Parmi ces croutes sont li auquant repus ;
Parmi ces cavernes, un grand nombre sont cachées.
V 133 : Dist l’uns a l’autre : « Tout avomes perdu,
Dit l’un à l’autre : « Nous avons tout perdu,
V 134 : C’est Antecris qui ci est enbatus.
C’est (l’)Antéchrist qui ici (s’)est diverti.
V 135 : Par lui serons destruit et confondu. »
Par lui (nous) serons détruits et engloutis. »
V 136 : Quant li quens a cel afaire vëu,
Quand le comte a vu cette difficulté
V 137 : Que tout li moine s’en füirent por lui :
Que tous les moines s’enfuyaient à cause de lui,
V 138 : « Dieus, » dist Guillaumes, « qui el ciel fais vertu
« Dieu », dit-il, « qui dans le ciel fait (le) bien
Idem qu’au vers 104
V 139 : Quel vif dïable ont cil moine vëu ?
Quel diable vivant ont vu ces moines ?
V 140 : Mien entïent, il sont del sens issu.
Mon avis (est qu’ils/,) ils sont issus de la perception.
V 141 : A male hart soient il tot pendu ! »
À la corde soient-ils tous pendus ! »
V 142 : Et puis a dit, quant s’est apercëus :
Et puis (il) a dit, quand (il) s’est aperçu :
V 143 : « Dieus, c’ai jou dit ? jou sui tous decëus !
Dieu, cela j’ai dit ? Je suis tout déçu !
V 144 : Dieus, moie coupe, jou voel estre rendus,
Dieu, ma punition, je veux être moine.
Je n’arrive pas à définir le cas de ma coupe
V 145 : Mais que mi frere m’ont tot mon sens tolu.
Mais que mes frères m’ont enlevé toute mon intelligence.



