Cocteau, Thomas l’imposteur

Langue française

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour!


En lisant le paragraphe suivante p.62, je comprends chaque clause en soi mais le sens du paragraphe entier m'échappe:

Pesquel-Duport, directeur du Jour, que ses intimes appelaient Le directeur, un des dix du cercle de la princesse de Bormes, essayait de lui prouver qu'elle avait eu tort, bien que les circonstances lui donnassent raison, que la destinée avait, pour une fois, été aussi folle et aussi aimable qu'elle, et que Klück avait beau n'être point entré à Paris, il y était entré tout de même, en principe.

La princesse avait-elle eu tort d'avoir quitté Paris ou d'y être restée?
Quel est le rapport syntaxique entre «bien que les circonstances lui donnassent raison..» et «que la destinée avait…»?


En bréf, quel est le message de Pesquel-Duport à la princess?


Merci
Bonjour,

Dans la description du caractère de Pesquel-Duport, p.67, il est écrit:

« Il se jugeait de première force. Il l'était dans le monde de la lutte, mais il était naif pour l'esprit de finesse profonde, si rare dans les hautes places parce que cet esprit empêche de choisir.»

Je n'ai pas compris pourquoi l'esprit de finesse est rare dans les hautes places. Que veut-il dire qu'il empêche de choisir?



Merci
1) Le message de Pesquel-Duport à la princesse est que, sur le fond, elle a eu tort de faire ce qu'elle a fait (il faudrait revoir le contexte exact, s'agit-il d'avoir été à Reims ou d'être rentré à Paris, je ne sais pas), même si finalement les circonstances ont fait qu'il ne lui en est résulté aucun mal, parce que la destinée est capricieuse. Elle avait donc tort a priori même si les événements ne lui ont pas donné tort a posteriori.
Sur la fin du paragraphe, voir des explications ici :
https://forum.wordreference.com/threads/il-avait-beau-n%C3%AAtre-point-entr%C3%A9-%C3%A0-paris-il-y-%C3%A9tait-entr%C3%A9-tout-de-m%C3%AAme.2818524/?hl=fr

2) Quand on occupe de hautes places, une des qualités premières est de savoir choisir (prendre une décision), vite et bien. Or les gens qui ont trop de finesse ont du mal à choisir, car ils se perdent dans l'analyse du pour et du contre et n'arrivent pas à se décider.
Merci beaucoup Lamaneur! Vos explications m'ont beaucoup aidée.

Bonjour,

Une autre question concernant cette oeuvre.

En p.103-104 il y une description de la réalité des fusiliers marins . Je n'ai pas tout-à-fait compris:

1. Pourquoi ce sont des «meurtriers», «côte à côte avec des martyrs»?

2. Qu'est-ce que cela veut dire qu'ils « tenaient le secteur entre les fusiliers et les zouaves» ?

3. Et finalement, la phrase: « La société trouvait bon, alors, qu'ils déployassent des instincts pour quoi elle les avaient exclus.»

Mon hypothèse: Pour la société il était commode que les deux groupes se batteront les uns contre les autres, mobilisés par leurs instincts agressifs..

Mais quels sont ces deux groupes et pourquoi ils sont adversaires, s'ils s'agit de deux unités dans la même armée?


Il m'est évident que pour comprendre tout ce paragraphe il faut connaitre un peu plus l'histoire de la grande guerre..

Voilà pourquoi je présente ces questions devant vous.

Merci