Explication d’un texte sur la morale

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, 🙂

J'ai crée ce sujet parce que j'aurais besoin d'aide pour la compréhension d'un passage philosophique.

Voici le passage en question - le thème est la morale :
D'après les écrits qui nous sont parvenus, les Hindous pas plus que les Chinois ou les Egyptiens ne paraissent avoir séparé la morale de la connaissance métaphysique et du développement psychologique de l'invididu.

Jusque-là, ça va.

Pour ces antiques civilisations, la vertu n'est pas tant la recherche du bien que l'expression plus ou moins visible d'un certain degré de réalisation spirituelle qui représente la véritable destination de l'homme. Si la morale n'est donc pas une fin en soi, ni une valeur que l'on peut juger à l'aune de la bonne conduite, un comportement vraiment moral ne peut alors paradoxalement être décelable que chez ceux qui ne se soucient pas des formes extérieures de la morale.

Le passage en gras me pose problème. Ce que j'en ai compris : la morale n'est pas définie, et elle ne peut être jugée sur le simple critère de la "bonne conduite". Les véritables "preuves" de la morale sont donc "intérieures", c'est-à-dire la connaissance et le savoir ? (J'ai l'impression d'avoir massacré le texte).

Car ce n'est pas l'acte qui importe, mais ce qu'il révèle de son auteur, et plus précisément du degré de connaissance auquel celui-ci est parvenu. C'est cette connaissance qui constitue alors la seule action digne de ce nom, transformant dans un même mouvement l'homme connaissant et l'homme connu.

Ici, l'acte représente les formes "extérieures" de la morale, d'où le fait qu'il ne soit pas important. L'importance de cet acte, c'est ce qu'il révèle de son auteur : c'est-à-dire qu'il permet de nous éclairer sur les formes "intérieures" de la morale ?
Et je ne vois pas comment cette action transforme l'homme connaissant et l'homme connu… :/
Bon, je vais m'arrêter là, même si le texte est plus long… Merci de me venir en aide. 🙂
Bonjour Fraisechoco !

Je vais être simple. Voilà ce que je comprends.

1/ "Les véritables "preuves" de la morale sont donc "intérieures", c'est-à-dire la connaissance et le savoir ?" => qui mènent à la "réalisation spirituelle, qui représente la véritable destination de l'homme". Connaissance et savoir = uniquement des moyens.

2/ "Et je ne vois pas comment cette action transforme l'homme connaissant et l'homme connu" => L'acte nous informe du degré de sagesse (spirituelle) atteint par l'homme. Aucune valeur en soi. Reflète le degré (de spiritualité, de connaissance spirituelle) auquel l'être est parvenu. Ce n'est pas l'acte en soi qui transforme l'homme mais le degré de spiritualité auquel il est parvenu qui lui permet de poser tel ou tel acte.

3/ Différence entre "l'homme connaissant et l'homme connu."
Peut-être une allusion à celui connu uniquement par ses actes (morale extérieure, aucun intérêt donc) et l'homme en quête de connaissance spirituelle, la seule valable. Ce qui n'empêche pas "l'homme connaissant" de poser également des actes (comme un "homme connu") mais qui font sens dans la mesure où ils reflètent le degré de sagesse intérieure atteint.

Désolée pour les répétitions (spirituel, spiritualité, etc.)
Bonjour fandixhuit,

Tout d'abord, merci beaucoup d'avoir pris la peine de me répondre ! 🙂
1/ "Les véritables "preuves" de la morale sont donc "intérieures", c'est-à-dire la connaissance et le savoir ?" => qui mènent à la "réalisation spirituelle, qui représente la véritable destination de l'homme". Connaissance et savoir = uniquement des moyens.
Dit comme ça, je comprends beaucoup mieux !
2/ "Et je ne vois pas comment cette action transforme l'homme connaissant et l'homme connu" => L'acte nous informe du degré de sagesse (spirituelle) atteint par l'homme. Aucune valeur en soi. Reflète le degré (de spiritualité, de connaissance spirituelle) auquel l'être est parvenu. Ce n'est pas l'acte en soi qui transforme l'homme mais le degré de spiritualité auquel il est parvenu qui lui permet de poser tel ou tel acte.
Je pense comprendre l'idée générale, comme quoi l'acte en soi ne signifie pas grand chose, qu'il n'est qu'un indicateur du stade de connaissance que l'homme a atteint.
Reste neanmoins confuse pour moi cette idée de transformation : qu'est-ce qui transforme qui ? et en quoi ? :/
3/ Différence entre "l'homme connaissant et l'homme connu."
Peut-être une allusion à celui connu uniquement par ses actes (morale extérieure, aucun intérêt donc) et l'homme en quête de connaissance spirituelle, la seule valable. Ce qui n'empêche pas "l'homme connaissant" de poser également des actes (comme un "homme connu") mais qui font sens dans la mesure où ils reflètent le degré de sagesse intérieure atteint.
Mille excuses, je me suis trompée en recopiant l'extrait !! :/ :/
Il s'agit de transformer "dans un même mouvement l'homme connaissant et le monde connu".
Mea culpa - parce que du coup ça change le sens… :/
qu'est-ce qui transforme qui ? et en quoi ?

=> Le fait d'agir selon sa morale intérieure (qui reflète donc son élévation spirituelle) modifie inévitablement l'homme. Il n'est pas forcé de se transformer en quoi que ce soit. Il évolue. (Rappel, une phrase de Gide qui n'a rien à voir ici mais que j'aime bien :"Il est bon de suivre sa pente pourvu que ce soit en montant").

transformer "dans un même mouvement l'homme connaissant et le monde connu".

L'"homme spirituel" (hmm), "connaissant", acquiert (en agissant selon sa morale interne) une vision plus large de l'univers où il évolue, extérieur et intérieur. Son monde "connu" évolue en même temps que lui, s'agrandit, atteint des dimensions jusque là inconnues. On vise le nirvana, n'oublions pas ! 😉

Voilà comment je comprends les choses. Un apprenti philosophe utiliserait des termes plus adéquats, sans doute. Mais je ne pense pas me tromper sur le fond.

Bonnes vacances studieuses !
Merci beaucoup, fandixhuit, pour tes explications très claires !! 🙂
Bonnes vacances à toi aussi !