Ens avec une petite prépa

La filière littéraire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour.

Je vais intégrer à la rentrée l'hypokhâgne d'un petit lycee de province, qui fait partie du classement proposé par le site l'étudiant et se trouve aux environs de la 30ème position.
Je cherche des réponses à quelques questions.
D'abord, peut on réussir l'ens en venant d'une petite classe prepa ou est ce un objectif irréaliste? Si oui, pourriez vous me conseillez pour me préparer au mieux? Si non, pourquoi les CPGE continuent elles d'annoncer ce but?
Peut on intégrer une des meilleures prepa en seconde année en venant d'une petite, si oui à quelles conditions? Est ce indispensable pour réussir ulm?

Enfin, au risque de paraître ridicule, je suis mal informée, pourquoi certaines classes prepa ont de très bons résultats et d'autres aucun? Les professeurs sont toujours sélectionnés sérieusement et les programmes respectés, cette différence ne tient elle que au fait que les meilleurs élèves vont dans les meilleures CPGE? Ou est ce dû au niveau des établissements eux mêmes, qui ne proposent pas une formation satisfaisante?

Je vous remercie,
Z
cette différence ne tient- elle qu'au fait que les meilleurs élèves vont dans les meilleures CPGE?
En grande partie, oui.
Je ne sais exactement ce que tu appelles petite prépa d'un petit lycée de Province. Il faut voir les résultats de cette classe aux concours sur plusieurs années.
Un élève brillant, mais vraiment brillant, réussira, où qu'il se trouve. Et même s'il a commencé ses études dans un collège de ZEP.
Cependant, il sera peut-être le seul de sa classe. De tels élèves ne courent pas les rues, ni les classes prépas d'ailleurs.
Je suis d'accord avec Laoshi : il y a plusieurs questions. On peut réussir en venant d'une petite prépa, évidemment, mais il risque d'y avoir une moindre confiance en soi et une moindre émukation. Cela dit, à vaincre sans péril… 🙂
La prépa à laquelle je pense n'a fait entrer que deux élèves à l'ENS dans les cinq dernières années, autrement dit le taux de réussite est quasiment proche de zéro. Elle est dans le classement grâce à ses bons résultats aux autres concours (type IEP, CELSA etc..). Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose et ne critique pas ce type d'établissement mais me demande simplement comment on explique l'écart de réussite entre les écoles.

Enfin, en travaillant beaucoup et en sachant comprendre seul les méthodes, peut être est il envisageable de réussir ce concours..Mais il me semble que c'est bien ambitieux. Pensez vous que prendre des cours particuliers avec des normaliens ou des agrégés en parallèle de la classe prépa soit une bonne solution?
Connaissez vous des étudiants qui aient eu l'ENS sans passer par une classe prépa prestigieuse?

En gros, quand les autres disent "samedi soir on va boire un verre", il faut répondre "désolé, je vais bosser mon latin"? 😀
J'ai bien compris ou je suis à coté de la plaque?
Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose et ne critique pas ce type d'établissement mais me demande simplement comment on explique l'écart de réussite entre les écoles.
Le recrutement au départ (les prépas du quartier latin reçoivent beaucoup, beaucoup plus de dossiers), l'émulation au cours de l'année, et le fait que le concours ne semble pas inaccessible (ne serait-ce que parce que l'Ecole est à deux rues de là).
Connaissez vous des étudiants qui aient eu l'ENS sans passer par une classe prépa prestigieuse?
Bien sûr. 🙂
Enfin, en travaillant beaucoup et en sachant comprendre seul les méthodes, peut être est il envisageable de réussir ce concours..Mais il me semble que c'est bien ambitieux.
Oui, ça l'est. Mais ce qui est certain est que tu n'auras pas l'ENS si tu ne prépares pas un minimum sérieusement ce concours. Donc il faut y croire que c'est possible, sans naïveté, mais parce que sinon je trouve ça difficile de trouver l'énergie nécessaire.
Pensez vous que prendre des cours particuliers avec des normaliens ou des agrégés en parallèle de la classe prépa soit une bonne solution?
Ca peut être utile, mais c'est prématuré. Pour le moment, l'hypokhâgne va te donner les bases en méthodologie et en culture. Pour la suite, si tu penses avoir besoin de cours, il y a de nombreux normaliens et/ou agrégés qui proposent des cours, donc tu trouveras ça sans problème.
En gros, quand les autres disent "samedi soir on va boire un verre", il faut répondre "désolé, je vais bosser mon latin"?
J'ai bien compris ou je suis à coté de la plaque?
Non, c'est à chacun de voir. Personnellement, je pense qu'il faut dire : "Je termine mon latin, et j'arrive". Puis, "Nunc bibendum est". 🙂
Pour compléter les réponses précédentes, mes profs nous ont toujours dit qu'un concours se préparait à plusieurs, jusqu'au moment où l'on se retrouve seul devant la feuille. C'est vrai, se partager la charge de travail au sein d'une classe peut être très profitable : en géo, on avait chacun un article scientifique de géo à ficher, en histoire, beaucoup avaient un ouvrage… Ce qui fait une masse d'informations non négligeable à la fin, pour un seul article fiché/un seul ouvrage lu de ton côté. Mais pour ça, il faut un minimum d'investissement de la part de ta classe, c'est aussi là où pourrait se faire la différence, du côté de l'esprit et de l'investissement.

Quoi qu'il en soit, chaque année des gens de "petites prépas de province" intègrent l'ENS, même si les prépas parisiennes et le Parc prennent beaucoup de place. Ceci dit, une fois admissible, c'est peut-être plus profitable d'être 1 ou 2 admissible pour la préparation aux oraux plutôt que d'être une quinzaine. 😉

(Pour sortir le samedi soir, c'est important aussi d'ouvrir un peu les vannes de temps en temps. Sans boire jusqu'à ne plus te rappeler de ta soirée et rentrer à 6h du matin non plus, mais à toi de gérer !)
ENS avec une petite prépa, mais un grand candidat. 😉