Comment définir le style d’Oscar Wilde ?

Littérature

29 réponses · Page 2 / 2

Je suggère un peu de littérature comparée!

A. Rabelais (1483-1553)
B. Shakespeare (1564-1616)
C. Racine (1639-1699)
D. Wilde (1854-1900)
A. (Gargantua, chapître 7).
En cest estat passa jusques à un an et dix moys, onquel temps, par le conseil des médecins, on commença le porter, et fut faicte une belle charrette à beufs par l'invention de Jehan Denyau1. Dedans icelle on le pourmenoit par cy par là joyeusement; et le faisoit bon veoir, car il portoit bonne troigne2 et avoit presque dix et huyt mentons; et ne crioit que bien peu; mais il se conchioit à toutes heures, car il estoit merveilleusement phlegmaticque3 des fesses, tant de sa complexion naturelle que de la disposition accidentale qui luy estoit advenue par trop humer4 de purée septembrale5. Et n'en humoyt goutte sans cause, car, s'il advenoit qu'il feust despit, courroussé, fasché ou marry6, s'il trepignoyt, s'il pleuroit, s'il crioit, luy apportant à boyre l'on le remettoit en nature7, et soubdain [il] demouroit coy8 et joyeulx. Une de ses gouvernantes m'a dict, jurant sa fy9, que de ce faire il estoit tant coustumier, qu'au seul son des pinthes11 et flaccons il entroit en ecstase, comme s'il goustoit les joyes de paradis. En sorte qu'elles, considerans ceste complexion divine, pour le resjouir, au matin, faisoient davant luy sonner des verres avecques un cousteau, ou des flaccons avecques leur toupon10, ou des pinthes11 avecques leur couvercle, auquel son il s'esguayoit, il tressailloit, et luy mesmes se bressoit12 en dodelinant de la teste, monichordisant13 des doigtz et barytonant du cul.

1 personnage inconnu
2 il avait bonne mine
3 d'un tempérament mou et relâché (y compris des sphincters)
4 boire
5 vin
6 triste
7 en bonne forme
8 tranquille
9 foi (ses grands dieux)
10 bouchon
11 pots
12 berçait
13 jouant du monocorde
Même avec ces notes en bas de page, j'ai du mal. QQun veut me le résumer?

B. Shakespeare Richard III
Personnages: Edward IV
Edward, Prince de Galles,
Richard, duc de York,
George, duc de Clarence,
Richard duc de gloster, après Richard III
Henry, après Henry VII
2 Archévêques, (il n'y en a que 2 en Angleterre toujours)
1 Evêque
Duc de Buckingham,
Duc de Norfolk (les dits ducs ont été tjrs des catholiques d'ailleurs, mais cousins proches de la reine actuelle)
16 nobles nommés, mais pesonnages mineurs, et sans doute distribués à l'origine aux membres de la troupe d'un quinzaine d'acteurs!)
Un prêtre,
Le Maire de Londres,
Elizabeth, reine d'Edward IV
Duchesse de York, Reine Mère
Margaret, Reine du feu Henri VI
La Dame Anne, veuve du feu Prince de Galles (ça, j'avoue, c'est pas évident)
Une petite fille de Clarence,
Serviteurs etc.
Lieu: Angleterre.

Avec ses connaissances en histoire, un anglais ne s'y confondrait pas. Avec sa clarté d'écriture, Shakespeare ne saurait nous confondre:
Au hasard (Acte I Sc 3)
Gloster (qui est bossu traditionnellement):

"They do me wrong, and I will not endure it:
Who are they that complain unto the king,
That I, forsooth, am stern and love them not?
By holy Paul, they love his grace but lightly
that fill his ears with such dissentious rumours.
Because I cannot flatter, and look fair,
Smile in mens faces, smoothe, deceive and cog,
Duck with French nods and apish courtesy,
I must be held a rancorous enemy.
(Des lignes de 10 ou 11 syllabes, mais plutôt vers 'blanc'). J'ai presque pas besoin de le traduire….

(Ils me donnent tort et je le trouve insupportable:
Pour qui se prennent-ils pour se plaindre ainsi auprès du roi?
Qu'en effet moi, je suis rigoureux (grave) et ne les aiment pas?
Par Saint Paul, ils aiment le roi que légerement
Ceux qui rempissent ses oreilles de rumeurs si dissidents.
Car je ne sais flatter et paraître beau,
Sourire dans les figures des hommes, les carresser dans le sens du poil, tromper et rouler dans un sillon,
Faire des révérences à la française et faire le courtisan en singeant.
Je devrais ainsi être tenu pour un ennemi, plein de rancœur.)

Pourquoi Shakespeare ose-t-il écrire une pièce sur la tyrannie de l'un des ancêtres de sa reine Elizabeth Ière? Autrement, tout me paraît clair et je ne saurais dire pourquoi on couperait un texte de 80 pages!!!
Cet extrait nous donne plein de renseignements sur la cour ainsi que sur le carectère psychologique de Richard. On y trouve des touches d'humour, d'humanité, d'imagérie, de vocabulaire assez recherché.

Comparons

C. "Esther" (tiré de l'écriture sainte)
Personnages:
La Piété (une personnification d'une valeur…faudra expliquer cela aux élèves!).
Assuérus, roi des Perses,
Esther, reine de Perse,
Mardochée, oncle d'Esther,
Aman, favori d'Assuérus,
Zarès, femme d'Aman,
Hydaspe, officier du pâlais intérieur de Assuérus,
Elise, confidente d'Esther,
Thamar, Isréalite de la suite d'Esther,
Gardes du roi,
Chœur de jeunes filles isréalistes.

Lieu: Suse, dans le Palais d'Assuéras.

La cour de Louis XIV, est-elle connue pour sa piété? (Et parmi les Maîtresses du roi….grand indice! Grand indice N° 2: Saint-Cyr)
Connaissez-vous la Bible? Saurez-vous dire quelle proportion du texte en est abstraite et quelle proportion l'invention de Racine?
Quel est le sens de 'favori'?
Pourquoi aurait une reine de Perse des isréalites dans sa suite?
Quelle est la fonction d'un chœur danbs la tragédie grèque (pour comprendre sa fonction ici).
Pourquoi dans l'histoire de l'Ancien Testament, une reine de Perse aurait une signification?
Pourquoi Racine choisit-il ce thème quand il écrit pour la cour de Louis XIV?
C'est quand même plus compliqué en préliminaires avant même d'aborder le texte….

Acte I, Sc 3:
Esther:

Quel profane° en ce lieu s'ose avancer vers nous?
Que vois-je!* Mardochée! O mon père, est-ce vous?
Un ange du seigneur sous son aile sacrée
A donc conduit vos pas, et caché vortre entrée?
Mais d'où vient cet air sombre**, et ce cilice*** affreux,
Et cette cendre**** enfin qui couvre vos cheveux?
Que nous annoncez-vous?
C'est à dire:
Mon oncle, qu'est-ce les nouvelles funestes que tu veux m'annoncer?

Quel était le rôle des anges dans l'ancien testament? Quel était-il pour une dame de la cour en 1689?
°profane=pas sacré?
*(pas ?)
** il faut savoir qu'un chœur vient de chanter le regret de son exile
*** Dan Browne en savait qqchose!
****Expliquer la signification des cendres

Très compréhensible!
D. The Portrait of Mr. W. H.

I
I HAD been dining with Erskine in his pretty little house in Birdcage Walk, and we were sitting in the library over our coffee and cigarettes, when the question of literary forgeries happened to turn up in conversation. I cannot at present remember how it was that we struck upon this somewhat curious topic, as it was at that time, but I know that we had a long discussion about Macpherson, Ireland, and Chatterton, and that with regard to the last I insisted that his so-called forgeries were merely the result of an artistic desire for perfect representation; that we had no right to quarrel with an artist for the conditions under which he chooses to present his work; and that all Art being to a certain degree a mode of acting, an attempt to realise one's own personality on some imaginative plane out of reach of the trammelling accidents and limitations of real life, to censure an artist for a forgery was to confuse an ethical with an æsthetical problem.
J'avais dîné chez Erskine dans sa jolie petite maison de Birdcage Walk* et nous étions assis dans la bibliothèque, savourant notre café et nos cigarettes, lorsque la question des superchéries littéraires se présenbta par hasard dans la conversation. Il m'est impossible de me rappeler à présent commebt il se fit que nous fussions tombés sur ce sujet assez curieux, comme cela se produisait à ce moment; mais je sais que nous avions eu une longue discussion sur MacPherson, Ireland, et Chatterton**, et qu'en ce qui concerne ce dernier, j'avais insisté sur ce que ses prétendus faux étaient simplement le résultat d'un désir artistisque d'une représentation parfaite; je prétendais que nous n'avions nul droit de chercher querelle à un artiste au sujet des conditions da,ns lesquelles il lui plaît de présenter son œuvre, et que, tout art étant dans une certaine mesure une manière de comédie, une tentative en vue de réaliser sa propre personnalité sur quelque plan imaginatif, hors de portée des accidents et de limitations qui nous entravent dans la vie réelle, condamner un artiste en lui reprochant un faux, c'est confondre un problème d'éthique*** avec un problème d'ésthétique****.

* Allée situé au sud de St James's Park, près du palais de Buckingham
** Trois faussiers célèbres de l'époque
*** Ayant trait à la morale
**** Ayant trait à la beauté

Qui dit que plus moderne = plus facile?
On pourrait dire que les pièces de Wilde sont tout simplement écrites pour être jouées et donc plus faciles à lire que ses romans.

En ce qui concerne Richard III, il n'est pas surprenant qu'il soit noirci vu que le vainqueur dans une guerre civile a toujours intérêt à ce que l'image du vaincu ne suscite aucun regret. C'est une nouvelle famille qui prend le pouvoir : après les York et les Lancastre arrivent les Tudor.

Si on cherche humour et humanité dans Richard III, on trouvera plutôt "Here comes the winter of our discontent", ou"I am determined to be a villain". A moins que la remarque ne veuille encourager à découvrir la pièce.
Bonjour cher JSC,

Devant ce feu roulant de questions, je rends tout de suite les armes.
Mais, ayant perçu un brin d'ironie exercé à l'encontre de notre grand Racine par un sujet de Sa très gracieuse Majesté, mon sang gaulois n'a fait qu'un tour. Je m'empresse donc de venir en découdre amicalement sur la lice littéraire.

Pour nos jeunes amis, je vais d'abord donner quelques précisions qui je l'espère ne seront ni pédantes, ni ennuyeuses.

Il faut d'abord comprendre les circonstances exactes de la création d'Esther.

Madame de Maintenon, alors favorite de Louis XIV avant de devenir son épouse morganatique, avait fait construire une maison d’éducation pour aider les jeunes filles et les cadets de la noblesse désargentée à trouver leur place au sein de l’État, face aux prétentions montantes de la bourgeoisie. Cette Françoise d'Aubigné est en effet la seconde femme de Louis XIV, roi de France. Jeune, elle avait reçu une éducation protestante et s'était convertie ensuite au catholicisme. Nommée en 1660 gouvernante des enfants illégitimes de Louis XIV et de Madame de Montespan, elle supplanta sa rivale en 1679, puis fut épousée par le roi à la mort de la reine Marie-Thérèse en 1683. Elle eut une influence prépondérante sur le roi dans les domaines religieux et politique, rendant la fin du règne plus austère.

Comme Athalie, Esther est une pièce dite « de collège », qui est commandée par le roi pour être jouée par les jeunes pensionnaires de Saint-Cyr, devant de hautes personnalités de la cour.
Cette pièce relève donc tout à la fois d'une volonté pédagogique (un complément au cours en quelque sorte) et d'un désir apologétique (un travail moralisateur et édifiant sur un personnage féminin de la Bible destiné à un jeune public de filles).

Le sujet en est tiré du livre éponyme de l'Ancien Testament. Ce livre raconte comment les Juifs de Perse échappèrent au massacre organisé par le vizir Aman et l'instauration de la fête des Pourim. Ce récit a été retenu sans doute parce qu'il met en valeur une héroïne qui pouvait servir de modèle à ces jeunes filles nobles, mais désargentées. Comme Esther, elles pouvaient paraître sans importance, mais avoir finalement une grande influence dans la vie du royaume. D'une manière générale, l'exégèse traditionnelle a vu dans cette belle histoire comment Dieu assure les voies du salut par d'humbles moyens, par la collaboration du genre humain, allant jusqu'à percevoir dans Esther une préfiguration de la vierge Marie. A moins que, certains esprits plus mal intentionnés l'ont fait remarquer, il ne s'agisse des allusions discrètes et justificatives à la situation matrimoniale du roi de la part du courtisan Racine.

Si aujourd'hui le manque de connaissance des textes scripturaires comme le déclin de la culture chrétienne rendent plus ardue l'approche de la pièce, il n'en allait pas de même au Grand Siècle.

Je vais essayer ensuite d'expliquer les quelques allusions qui te sont obscures.
Profane : ici, il s'agit non pas de l'opposé de sacré, mais de celui qui a pu pénétrer dans une enceinte gardée. C'est cet aspect quasi miraculeux qui fait penser à Esther à l'intervention protectrice d'un ange.
Le cilice est chez les catholiques un vêtement de crin ou d'étoffe piquante, porté à même la peau, par pénitence et par souci d'éviter l'ostentation. La mode en est passée.
Quant à la cendre, elle est aussi signe de deuil et de pénitence que l'on retrouve encore de nos jours dans la cérémonie qui introduit au carême, le mercredi des cendres :
Esther 4:1 Sitôt instruit de ce qui venait d’arriver, Mardochée déchira ses vêtements et prit le sac et la cendre. Puis il parcourut toute la ville en l’emplissant de ses cris de douleur,
Esther 4:3 Dans les provinces, partout où parvinrent l’ordre et le décret royal, ce ne fut plus, parmi les Juifs, que deuil, jeûne, larmes et lamentations. Le sac et la cendre devinrent la couche de beaucoup.
Esaïe 58:5 Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l’homme se mortifie? Courber la tête comme un jonc, se faire une couche de sac et de cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable à Yahvé?
Etc.

La phrase "Mon oncle, qu'est-ce les nouvelles funestes que tu veux m'annoncer?" par laquelle tu prétends résumer le texte évacue toute la poésie biblique et les prolongements religieux de l'expression racinienne, ce qui est quand même dommage.

Sur ce, je t'inflige, en guise de pénitence, de finir la dite pièce !

Amicalement.
Chère Portia,
(pour ceux qui pensent que tu es une voiture italienne ou un personnage dans le film "Un poisson nommé Wanda", je les invite à regarder dans les pièces de Shakespeare, que tu sembles si bien connaître, ainsi que l'histoire de l'Angleterre. )

Évidement j'incite les gens à découvrir la pièce. Mais surtout je voudrais dire que l'écriture est immédiatement plus accessible/compréhensible que les extraits d'auteurs français. Un anglais aurait sans doute à cogiter sur le mot "cog", mais ceci ne mériterait pas une note en bas de page.

En ce qui concerne mon extrait de Wilde, il ne s'agit pas d'une pièce mais d'une novella d'une cinquantaine de pages. Je voudrais aussi démontrer son accessibilité et compréhensibilité*.Le vrai thème ne se porte pas sur l'identité de Mr WH (à qui sont dédiés des Sonnets de Shakespeare) mais de recréer une (plutôt que l') histoire de toutes pièces, en racontant…une histoire! Plus profondément, on pourrait discerner chez Oscar que "la beauté de la théorie vaut à elle seule la théorie de la beauté".

* Il est vrai que j'ai mis 4 notes en bas de page, mais estime que seulement les deux premiers étaient nécessaires.

ALORS QUE
Cher Jean-Luc,

tu es formidable! J'aime mieux t'avoir dans mon camp que contre moi 🙂

Mais voyons: en donnant Racine (ou Rabelais) à lire à nos petites têtes blondes, quand il faut tant de renseignements pour arriver à comprendre leurs écrits, n'y a-t-il pas qq chose qui cloche?
Le public de l'époque de Racine était sans doute féru de connaissances Bibliques et de la mythologie grec. Aucun problème pour eux (même des jeunes filles nobles et désargentées) pour comprendre une "Esther" ou une "Phædre".

Néanmoins, j'espère que nos lecteurs auraient gagné un peu en "culture générale" grâce à ta remarquable intervention. (Je n'aurais qu'ajouter que Mme de Maintenon était élévée Calviniste, ce qui est parmi les plus sévère des branches de l'église protestante. Pas ionclute, elle se marie dans un premier temps avec le poète Scarron. L'Établissement pour jeune filles à St Cyr a été construit malheureusement sur un marais infecte. La maladie mortelle a mis fin à ce projet, non sans avoir créé une troupe de fille comédiennes et au autre groupe de Chanteuses qui, paraît-il ne furent nullement sans talent et jouaient…par exemple, Racine et chantaient Charpentier). Un excellent film de Deris Freyd avec Isabelle Huppert est absolument à voir (ou revoir). 🙂

Étrangement personne n'a encore dit si elle (lycéenne par exemple) trouve les deux extraits anglais assez lisibles en VO ou pas.

PS ce n'était ni poésie, ni référence biblique qui manquaient dans les 6 pages de Acte I, Sc. 1&2 d'Esther…..mais on y apprend bcp moins sur le déroulement du scénario en 9 lignes que chez Shakespeare. Je sais que tu vas me répondre que c'était une question de style et du public ciblé….. 😉
Oui,oui c'est interessant cette discussion😜ersonnellement,je tient Oscar Wilde pour un "subtil décadent";c'est à dire un être fascinant dans sa façon de marier les extrêmes à la fois dans son "personnage" publique et dans ses écrits. Car sa prose légère,cynique,souvent cruelle est le reflet d'une sensibilité exacerbé et d'une incroyable profondeur d'esprit;il n'est pas uniquement l'orateur sulfureux, mais également le philosophe…Je crois donc que c'est sa complexité qui définit son style et provoque chez nous cette fascination si ambiguë.
Mais j'allai oublier le plus important:définir,c'est limiter… 😜
Excellent, Dandy!
Décadant me fait penser à ce sentiment fin de siècle où tous les empires sont en train de s'écrouler (1870-1920 et basta!) et tout au rythme de la valse éclairée par des chandeliers en cristal et les marches militaires pour les cérémonies ou pour envoyer les troupes en batailles de moins en moins glorieuses.
Klimt=fin XIXème, Schiele=début XXème
Mahler=fin XIXème, Scoenberg = début XXème
Wilde =fin XIXème, Wilfred Owen= début XXème.

Je suis d'acc que de définir un style 'limite' l'auteur. Il y a un avantage pourtant; celui de préciser certaines choses pour en discuter.

La philosophie de Wilde, homme ésthète et hédoniste, était quoi exactemment?
Toi JSC tu m'interroge sur la philosophie de Wilde? 🙂 (sûrement pour le plaisir de me contredire…) Au risque de paraître idéaliste,je traduirait la philosophie personnelle de Wilde par une sorte d'épicurisme décadent: ma notion de l'épicurisme est ici celle de la Grèce antique. Le plaisir consiste en la satisfaction des désirs naturels et nécessaires. A cette philosophie très saine que l'on connaît mal, s'ajoute le culte des apparence et la recherche de l'absolu de la beauté-(en Bosie?platonicien, isn't it)-et enfin une sorte de "dandysme" désespéré. De fin de siècle j'entends… Décidément, Wilde est très grec…
Après tout n'avait -il pas un buste de Praxitèle dans sa bibliothèque… 😀