Comment définir le style d’Oscar Wilde ?

Littérature

29 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Tout est dans le titre, j'aime beaucoup Oscar Wilde, mais j'avoue être incapable de dire pourquoi, c'est plus un ressenti j'aime son style mais je n'arrive pas à le définir. Pourriez vous m'aider ?
Pour moi il y a deux adjectifs qui définissent le style de Wilde: raffiné et provocateur. Personne ne manie le cynisme mieux que lui. Il se fout complètement de la vérité et il méprise la morale, seuls comptent l'esthétique et l'esprit.
Raffiné et provocateur, je suis tout à fait d'accord avec cette définition ! J'aurais ajouté subtil et cynique, spirituel et faussement superficiel.
merci beaucoup pour vos réponses, vous avez mis des mots sur mes ressentis
Marcanciel a écrit :Pour moi il y a deux adjectifs qui définissent le style de Wilde: raffiné et provocateur. Personne ne manie le cynisme mieux que lui. Il se fout complètement de la vérité et il méprise la morale, seuls comptent l'esthétique et l'esprit.
Oui et voilà pourquoi ses aphorismes en particuliers sont si savoureux. Aucune intention de moraliste (ni de moralisateur…) derrière, ni d'atteindre à une quelconque vérité (et pourtant beaucoup de clairvoyance et de pertinence). Juste de la provocation, de l'ironie et de l'esprit. Un petit pour la route (en langue originale, c'est encore mieux !)

"Some cause happiness wherever they go; others whenever they go" 🙂
retiré: je ne suis pas littéraire, donc mon opinion est caduque
Vous avez tous lu Oscar Wilde en anglais ?

J'ai du mal à croire qu'un style puisse être parfaitement retranscrit par une traduction … :/

Je me trompe peut-être, je n'ai pas encore fait l'expérience de lire une oeuvre originale puis sa traduction …
Une bonne traduc doit donner une bonne idée du style de l'auteur…
Une bonne traduc doit donner une bonne idée du style de l'auteur…
Oui c'est vrai, mais est-ce que tu crois que c'est vraiment le cas ? Je ne sais pas du tout, je m'interroge … mais puisque qu'il y a un traducteur et donc une personne ajoutée au processus de transmission entre écrivain et lecteur, n'y aurait-il pas quelque part, quelque chose de faussé ?
retiré: je ne suis pas littéraire, donc mon opinion est caduque
Ce n'est peut-être pas la peine d'enlever des morceaux de conversation un peu partout sur le forum comme ça non ? On ne va plus rien comprendre … :/
Moi je préfère lire les oeuvres en VO quand je peux, comme tous les Wilde que j'ai lu jusqu'à présent,temps que ta compréhension n'est pas trop gênée c'est quand même mieux.Je me rappelle une fois avoir lu une traduction de Shakespeare(désolée pour le hors-sujet je fais vite )et une autre,elles étaient tellement différentes dans le choix des mots,ça rendait un effet quasi-opposé!Depuis je lis autant en vo que je peux!
Les meilleures traducs de Shakespeare sont celles de Victor Hugo
vos commentaires m'ont donné envie de lire des livres de cet auteur;
Auriez-vous des titres à me conseiller?

merci 🙂
Je ne vais pas être très originale, bellus, mais pour découvrir Wilde, rien de mieux que The Picture of Dorian Gray. Si tu te sens à l'aise en anglais, n'hésite pas, c'est incomparable. Son humour, son ironie, son raffinement sont intrinsèquement liés à la langue et toute traduction, si brillante soit-elle, fait perdre quelque chose.
Il a également écrit de très bonnes nouvelles et contes fantastiques mais à lire après, selon moi. Je n'ai pas encore lu ses pièces de théâtre mais j'ai vu une représentation de The Importance of being earnest, en VO également, qui m'a laissé un bon souvenir.
Je dirais prudemment que de tels conseils ne sauraient être donnés sans savoir quelles sont tes lectures précédentes et en prenant en compte ton âge ou niveau d'études.

J'en profite pour indiquer un fil très similaire:
WILDE
merci pour vos réponses

je vais commencer avec The Picture of Dorian Gray.

🙂
Les meilleures traducs de Shakespeare sont celles de Victor Hugo
Ouh là là, misère !
Parle-t-on bien de François-Victor Hugo, le fils de ?
A quoi bon traduire Shakespeare?
1. à ma connaissance en 24 ans ici je n'ai jamais entendu parler d'une de ses pièces qui n'a pas été coupée
2. sinon jouée dans une 'adaptation'.

Ceci ne se fait pas avec les œuvres de Molière à Londres!

PS l'une des représentations la plus ridicule à laquelle j'avais assisté pendant le premier acte (c'était si insupportable) dans un Théâtre National français (hautement subventionné, SVP) fut "Hamlet" donné en italien par une troupe italienne vêtue uniformément en noir…..j'ai bien dit des uniformes identiques noirs, même pour Ophélia. Version coupée, naturellement.
"Est-ce une dague je vois devant moi?" Bien sûr que non…il n'y avait rien, ni dans sa main, ni à voir devant lui.
Il faut savoir pour Shakespeare qu'en grande-Bretagne aussi, ses pièces sont coupées!! La France est un des seuls pays à ne pas pratiquer la coupe sur ses auteurs. On pose là la grande question de la fameuse "fidélité" au texte de théâtre. Long débat!!

Pour ce qui est de François Victor Hugo, je ne suis pas vraiment d'accord… c'est LE traducteur qui a fait connaitre Shakespeare en France. Mais je pense que certaines traducs contemporaines sont vraiment plus audacieuses dans la mesure où elles dépassent la pudeur d'Hugo vis-à-vis des connotations sexuelles et scatologiques qui sont un des instruments privilégiés du comique de l'auteur élisabéthain.
Mais c'est là encore à débattre, les sujets de traductologie sont épineux 🙂

Je suis assez d'accord avec ce qui a été dit sur le style de Wilde. Comme suggestion j'ajouterais "Lady Windermere's fan"… les pièces de théâtre de Wilde sont sublimes. De plus, son anglais est syntaxiquement "simple" pour nous, dans la mesure où il est proche de l'anglais contemporain, en tous cas, plus proche que celui de Shakespeare, qui, pour les non initiés, peut être un véritable problème.

A quoi bon traduire Shakespeare: je sens la provocation sous-jacente. Traduire Shakespeare, comme traduire tout auteur de qualité est absolument nécessaire, pour la simple et bonne raison que c'est une condition de la longévité, de la pérénité des oeuvres dans les esprits, de leur reconnaissance par des publics variés qui ne possèdent pas la langue d'origine. Si l'on pose la question pour Dostoïevski, la réponse est encore plus évidente. Sans traduction, qui, en France, pourrait lire Les Frères Karamazov et l'apprécier?

@JSC: pour Hamlet, je compatis… c'est ce qu'on appelle du théâtre conceptuel, je crois… 😞
Helandor a écrit :1. Il faut savoir pour Shakespeare qu'en grande-Bretagne aussi, ses pièces sont coupées!! La France est un des seuls pays à ne pas pratiquer la coupe sur ses auteurs.

2. Pour ce qui est de François Victor Hugo, je ne suis pas vraiment d'accord… c'est LE traducteur qui a fait connaitre Shakespeare en France. Mais je pense que certaines traducs contemporaines sont vraiment plus audacieuses dans la mesure où elles dépassent la pudeur d'Hugo vis-à-vis des connotations sexuelles et scatologiques qui sont un des instruments privilégiés du comique de l'auteur élisabéthain.

3. Je suis assez d'accord avec ce qui a été dit sur le style de Wilde. Comme suggestion j'ajouterais "Lady Windermere's fan"… les pièces de théâtre de Wilde sont sublimes. De plus, son anglais est syntaxiquement "simple" pour nous, dans la mesure où il est proche de l'anglais contemporain, en tous cas, plus proche que celui de Shakespeare, qui, pour les non initiés, peut être un véritable problème.

4. A quoi bon traduire Shakespeare: je sens la provocation sous-jacente. Traduire Shakespeare, comme traduire tout auteur de qualité est absolument nécessaire, pour la simple et bonne raison que c'est une condition de la longévité, de la pérénité des oeuvres dans les esprits, de leur reconnaissance par des publics variés qui ne possèdent pas la langue d'origine. Si l'on pose la question pour Dostoïevski, la réponse est encore plus évidente. Sans traduction, qui, en France, pourrait lire Les Frères Karamazov et l'apprécier?

5. @JSC: pour Hamlet, je compatis… c'est ce qu'on appelle du théâtre conceptuel, je crois… 😞
1. Étant résident en France depuis fort longtemps et grand voyageur pour la culture, je me permets de dire ce que j'écris.
Et toi?
J'ai bien peur qu'ici les Directeurs des scènes Nationaux se rendent (trop) bien compte qu'ils perdent la concentration des spectateurs après 1h15 de durée de spectacle. Peut-être faudra-t-il insérer de la publicité télé aux entractes?
2. Si c'est vrai, j aimerais mieux voir un exemple de ce type de traduction audacieuse.
3. Qu'un auteur mort aux alentours de 1900 soit plus proche à un anglais contemporain qu'un auteur mort aux alentours de 1600 …………….. :/
4. On enseigne l'anglais dès les écoles primaires, mais pas la russe. Peut-être pourrait-on espérer une réaction différente des étudiants en terminale à un texte anglais qu'en russe…. 😉
5. Heureusement mon imagination est pléthorique. Malheureusement, pas celle des membres du public inhabitués à Shakespeare, et encore moins habitués à la langue italienne….

La dramaturgie est un métier su XXème siècle, dirais-je.
Il y a malentendu…j'explique mieux ce que je veux dire et tu pourras me répondre d'après ton expérience 🙂

1. Je parlais des auteurs français joués en France: autant les Anglais coupent leur Richard III sans vergogne autant il ne vient pas à l'idée aux metteurs en scènes français de couper le Tartuffe.. tout du moins, de ce que j'en sais et de ce que j'ai pu constater. Mais je peux être dans l'erreur.

2. Je pense en particulier à la traduction d'Hamlet de Jean-Michel Désprats et à ses traductions des comédies de Shakespeare qui sont moins "compassées" que celle de François-Victor Hugo, ou tout du moins, et c'est logique, moins romantiques, et, osons l'anachronisme, peut-être plus rabelaisiennes. La traduction d'Yves Bonnefoy, elle aussi, a son intérêt.

3. Je ne parle pas des oeuvres de l'auteur, de la valeur de ses écrits pour nous humbles habitants du 21e siècle… Mais de la langue anglaise. Pour moi, lire Shakespeare en VO est plus difficile que lire Jane Austen ou Wilde, du simple fait de la syntaxe et des formes du vocable, parce que, j'enfonce des portes ouvertes, mais l'anglais du 18 et du 19e est plus proche du notre. Maintenant, le style compte énormément. Je trouve les styles de Dickens et de Virginia Woolf plus compliqués pour un francophone pratiquant un temps soit peu d'anglais que celui d'Oscar Wilde. Encore une fois, c'est basé sur mon expérience. Or le propre de l'expérence c'est bien d'être unique… toutes les expériences "inverses" sont possibles et valables autant que la mienne.

4. L'enseignement d'une langue (ou d'une matière) et sa pratique effective par la population, à mon avis, ce n'est pas la même chose. La traduction reste le moyen le plus évident de rendre une oeuvre au plus grand nombre, de pouvoir l'apprécier. Pourquoi ferait-on le choix arbitraire de traduire certaines langues et pas d'autres? De plus, vu le niveau de l'enseignement des langues en France, je ne pense pas qu'on puisse tabler sur le "tout le monde parle anglais". Comment feraient nos rejetons pour lire Harry Potter? 😀

autant de larges débats et de longues heures de réflexions 🙂