Bonjour !
J'ai un commentaire composé sur la ballade 98 (ou 75 qui sait ?) de Charles d'Orléans - "En regardant vers le pais de France". J'ai déjà élaboré un plan, mais je me demande s'il est pertinent :
1. la nostalgie d'un prince exilé
2. la remise en question de la guerre
3. l'amour courtois
- la dame lointaine = la France
Il faut avouer aussi que la critique s'est très peu intéressée à ce poète et les informations qu'on peut trouver sont des généralités. Donc c'est très difficile de faire "3 parties, 3 sous-parties". J'ai aussi pensé à comparer ce poème à l'œuvre de Villon et de Du Bellay, mais là encore une fois, j'ai du mal à organiser cela dans mes parties. Faudrait-il aussi penser au contexte historique - dans le contexte historique de la Guerre des 100 ans le thème pacifiste est peu banal ? Et une question à propos de l'introduction - faudrait-il donner des indications biographiques de Charles d'Orléans ou cela serait hors-sujet ?
Je suis bien embêté et j'attends vos idées.
Je vous remercie beaucoup. Y.
Bonjour Apraxie,
Ton analyse convient bien.
Il est évident que le contexte historique et surtout les douloureux événements qui ont marqué la vie du poète doivent être explicités : capture par les Anglais, longue captivité (et non exil)…
Ton commentaire ne semble pas aborder le genre savant de la ballade.
Par son étymologie (ancien provençal ballada), la ballade est une des formes lyriques associées à la danse. Ici tu retrouves une de ses structures typiques : trois strophes sur les mêmes rimes terminées par un refrain, et un envoi comptant la moitié des vers de la strophe et reprenant les rimes finales et le refrain.
Bien entendu, il ne servirait à rien de réaliser une partie sur la forme, en revanche tu pourrais montrer comment le poète utilise habilement cette forme fixe pour mettre en valeur les mots importants et exprimer un lyrisme élégiaque…
Bonjour je passe mon oral de français dans peu de temps et j'ai de très grande difficultés avec cette ballade: (voir ci dessous)
J'ai très peur de tomber dessus quelqu'un m'a donné une problématique: Comment la ballade devient-elle un hymne à la paix ?
Mais je ne sais pas vraiment comment faire deux axes dessus…
Nous avons étudier en classe: la nostalgie du poète, l'éloignement du pays (l'exil), la remise en question de la guerre
Sachant que nous n'avons pas étudier le texte en classe avec des axes ect… Seulement avec des "idées" comme une sorte de commentaire linéaire.
Mes questions pour l'oral:
-Lorsqu'on reporte une phrase pour en faire une interprétation faut il obligatoirement rattacher la citation a un procédé ? Est ce que c'est considéré comme de la périphrase ?
-Lorsque nous avons une pièce de théâtre est ce qu'on doit lire les didascalies et le nom des personnages ?
Merci pour l'affichage de la ballade, je supprime mon lien.
J'ai modifié la problématique, je m'étais trompé, désolé.
Regarde les contributions du fil indiqué.
Oui excusez-moi je n'avais pas vu le lien, je suis déjà tombé auparavant sur ce post mais j'ai toujours des difficultés à trouver deux axes potentiels qui peuvent répondre correctement à la problématique, pour moi c'est trop centré sur "la Paix".
Il faut considérer le refrain et le contexte qui l'amène dans chaque strophe, car il est à chaque fois différent.
De voir France que mon cueur amer doit (je restitue la langue initiale).
Quel thème se fait jour ici ?
(Tu observeras au passage que ce vers n'a pas le même rythme que les autres : il est assez difficile à bien lire d'ailleurs).
A présent, le contexte :
Première strophe :
Si commençay de cueur a souspirer,
Combien certes que grant bien me faisoit
De voir France…
Deuxième strophe :
Pource tournay en confort mon penser,
Mais non pourtant mon cueur ne se lassoit
De voir France…
Troisième strophe :
Or nous doinst Dieu bonne paix sans tarder !
Adonc auray loisir, mais qu'ainsi soit,
De voir France…
Sans oublier l'envoi, qui lui, est centré sur la paix, mais ce n'est en effet pas le cas de toute la ballade qui est par ailleurs titrée La complainte de France.
Si tu observes bien les sentiments du poète, tu pourras constater une progression : on passe de quel sentiment à quel autre (les deux sont bien présents à la fin de la deuxième strophe) ?
Voilà tes deux axes…