Bonjour à tous et à toutes !
Je suis actuellement en train d'affiner mes recherches concernant les commentaires de textes pour les oraux qui se dérouleront le 28 de ce mois.
Donc je me suis penchée sur la conclusion de La Condition humaine de Malraux. Il faudrait que je fasse une ouverture en comparent l'extrait ci-dessous à un autre texte, mais je ne vois absolument pas auquel je pourrais le confronter… Voici l'extrait dont j'ai affaire, il se situe à la fin du roman, Kyo fait partie d'un groupe de communistes condamnés et attend la mort…
Je suis actuellement en train d'affiner mes recherches concernant les commentaires de textes pour les oraux qui se dérouleront le 28 de ce mois.
Donc je me suis penchée sur la conclusion de La Condition humaine de Malraux. Il faudrait que je fasse une ouverture en comparent l'extrait ci-dessous à un autre texte, mais je ne vois absolument pas auquel je pourrais le confronter… Voici l'extrait dont j'ai affaire, il se situe à la fin du roman, Kyo fait partie d'un groupe de communistes condamnés et attend la mort…
Allongé sur le dos, les bras ramenés sur la poitrine, Kyo ferma les yeux: c'était précisément la position des morts. Il s'imagina, allongé, immobile, les yeux fermés, le visage apaisé par la sérénité que dispense la mort pendant un jour à presque tous les cadavres, comme si devait être exprimée la dignité même des plus misérables. Il avait beaucoup vu mourir, et, aidé par son éducation japonaise, il avait toujours pensé qu'il est beau de mourir de sa mort, d'une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte. Dès qu'on viendrait chercher le premier des leurs, il se tuerait en pleine conscience1. Il se souvint - le coeur arrêté - des disques de phonographe. Temps où l'espoir conservait un sens! Il ne reverrait pas May2, et la seule douleur à laquelle il fût vulnérable était sa douleur à elle, comme si sa propre mort eût été une faute. « Le remords de mourir», pensa-t-il avec une ironie crispée. Rien de semblable à l'égard de son père qui lui avait toujours donné l'impression, non de faiblesse, mais de force. Depuis plus d'un an, May l'avait délivré de toute solitude, sinon de toute amertume. La lancinante fuite dans la tendresse des corps noués pour la première fois jaillissait, hélas! dès qu'il pensait à elle, déjà séparé des vivants… «Il faut maintenant qu'elle m'oublie… » Le lui écrire, il ne l'eût que meurtrie et attachée à lui davantage. « ,Et c'est lui dire d'en aimer un autre. »Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de répondre et ainsi de m'aider 🙂



