Bonsoir,
L'expression "Force était de constater…" est-elle correcte ?
D'avance merci
L'expression "Force était de constater…" est-elle correcte ?
D'avance merci
20 réponses
[Hilario Duran] travaille régulièrement avec le contrebassiste Roberto Occhipinti, à la barre de l'un des meilleurs ensembles canadiens, force était de constater hier.
cyberpresse.ca/article/20070708/CPARTS/707080454/1017/CPARTS
Force est (était) de (loc. verb. impers.). Il est (était) nécessaire de.Littré :Il fallut bien se soumettre, car ce roi les eût envoyés en prison. Force était d'obéir avec docilité.
(BARANTE, Hist. ducs Bourg., t. 4, 1821-24, p. 352).Force nous avait été de la former, cette junte; elle parlait aux Espagnols au nom de leur roi; elle amenait les généraux des Cortès à traiter avec une autorité de la patrie.
(CHATEAUBRIAND, Mém., t. 3, 1848, p. 197).
Il est bien force, force m'est, force lui est de, il est nécessaire, indispensable.Le Grand Robert juge cette locution littéraire :Il souffrait plus que l'on ne saurait dire.
Force lui fut de quitter la maison.
(LA FONTAINE, Mazet de Lamporechio)
Force est de (et l'inf.). S'emploie pour exprimer la contrainte des événements, de la raison…À bientôt !Force lui fut de reconnaître que, ce soir, il avait opté pour le plus facile, et pris le chemin tout tracé.
(Martin du Gard, les Thibault, t. III)
Force nous avait été de la former, cette junte; elle parlait aux Espagnols au nom de leur roi; elle amenait les généraux des Cortès à traiter avec une autorité de la patrie (CHATEAUBR., Mém., t. 3, 1848, p. 197).
force est de. Cette locution figée est aujourd'hui littéraire au sens de "on ne peut que" : "Force était d'attendre avril."(GIDE)Pour une fois que les journalistes usent d'une tournure claire et concise
C'est un registre plus soutenu, mais ça n'a rien de littéraire (d'ailleurs, aucun mot, aucune expression n'est en soi littéraire).Tout dépend de ce qu'on entend par "littéraire". La notation "Littéraire" des dictionnaires usuels a un sens bien spécifique. Voici comment le Robert explicite l'abréviation LITTÉR. qu'il utilise dans ses définitions : "Désigne un mot qui n'est pas d'usage familier, qui s'emploie surtout dans la langue écrite élégante."
Ce n'est pas très littéraire, c'est plutôt oratoire. Je rencontre cette expression davantage dans la bouche des hommes politiques et des journalistes que dans la plume des écrivains.Jehan a écrit :
Au moins sous la plume de Chateaubriand, si l'on en croit le TLF :En fait, Chateaubriand écrivant ses mémoires (genre bien particulier,… pour que l'histoire le juge) et étant lui-même un politicien, on voit bien le côté oratoire de l'expression (plus que littéraire, à mon goût).Force nous avait été de la former, cette junte; elle parlait aux Espagnols au nom de leur roi; elle amenait les généraux des Cortès à traiter avec une autorité de la patrie (CHATEAUBR., Mém., t. 3, 1848, p. 197).