Coucou, je suis lola une élève de 1ere S, en français on a un commentaire a rédiger sur le texte de Deville, l'objet d'étude est Le personnage de Roman, la problématique qui me parait la plus évidente est Comment Deville dresse-t-il le portrait de Yersin? Je ne parviens pas a trouver tous mes axes, mais je pense que ce serait quelque chose comme ca:
I- Le portait de son personnage
a) le portrait physique
b) le portrait moral
c) son histoire --> il revient dans le passe de son personnage
II- Un personnage distingué
a) il est tout seul "ignore les conversations inquiètes", "consigne une phrase pou deux dans un carnet"
b) il est un peu anonyme " la vieille main"
c) L'auteur le distingue de ses "voisins" et des "fuyards" en utilisant parfois des thermes péjoratifs ou l'ironie
III- Un personnage héroïque
a) il est inscrit dans un environnement de guerre
b) il vas vers le champ de bataille --> marseille, il a des valeurs morales héroïques que "il n'a jamais fuit" il "connait" la peste et les deux langues et cultures cela le rapproche plus au combat et interaction qu'il a avec des "vilains" et pas des simples personnes
c) il a combattu la peste "elle porte son nom" donc sauvant l'humanité de cette menace et le fait que le texte se termine par " Yersina pestis" montre son heritage a l'humanité, sa contribution
IV- Un personnage qui inspire de la pitié
a)
b) Il est d'abord anonyme "la vieille main" donc on dirait qu'il fuit, mais il se justifie, il est tout seul fragile "voudraient le pousser, l'obliger a courir"
c) le registre tragique dans le dernier paragraphe par la repetition de "dernier", "jamais" et " il s'en doute bien un peu" montre que le personnage est conscient qu'il vas mourir mais il ne peut rien faire, cela éveille de la pitié.
Je sens que l'auteur veut dire quelque chose d'important avec l'utilisation de métaphores "insectes" "baleine blanche" et l'allégorie du scorpion qui incarne le fascisme, le franquisme et "la peste brune" le nazisme mais je ne comprends pas très bien quoi et si je pourrais l'inscrire dans mon analyse. Mes axes sont très pauvre, je le sens bien mais je ne parviens pas a trouver d'autres elements intéressants… pourriez vous m'aider???
Voici le texte:
I- Le portait de son personnage
a) le portrait physique
b) le portrait moral
c) son histoire --> il revient dans le passe de son personnage
II- Un personnage distingué
a) il est tout seul "ignore les conversations inquiètes", "consigne une phrase pou deux dans un carnet"
b) il est un peu anonyme " la vieille main"
c) L'auteur le distingue de ses "voisins" et des "fuyards" en utilisant parfois des thermes péjoratifs ou l'ironie
III- Un personnage héroïque
a) il est inscrit dans un environnement de guerre
b) il vas vers le champ de bataille --> marseille, il a des valeurs morales héroïques que "il n'a jamais fuit" il "connait" la peste et les deux langues et cultures cela le rapproche plus au combat et interaction qu'il a avec des "vilains" et pas des simples personnes
c) il a combattu la peste "elle porte son nom" donc sauvant l'humanité de cette menace et le fait que le texte se termine par " Yersina pestis" montre son heritage a l'humanité, sa contribution
IV- Un personnage qui inspire de la pitié
a)
b) Il est d'abord anonyme "la vieille main" donc on dirait qu'il fuit, mais il se justifie, il est tout seul fragile "voudraient le pousser, l'obliger a courir"
c) le registre tragique dans le dernier paragraphe par la repetition de "dernier", "jamais" et " il s'en doute bien un peu" montre que le personnage est conscient qu'il vas mourir mais il ne peut rien faire, cela éveille de la pitié.
Je sens que l'auteur veut dire quelque chose d'important avec l'utilisation de métaphores "insectes" "baleine blanche" et l'allégorie du scorpion qui incarne le fascisme, le franquisme et "la peste brune" le nazisme mais je ne comprends pas très bien quoi et si je pourrais l'inscrire dans mon analyse. Mes axes sont très pauvre, je le sens bien mais je ne parviens pas a trouver d'autres elements intéressants… pourriez vous m'aider???
Voici le texte:
Dernier vol.
La vieille main tavelée au pouce fendu écarte un voilage de pongé. Après la nuit d'insomnie, le vermeil de l'aube, la glorieuse cymbale. La chambre d'hôtel blanc neige et or pâle. Au loin la lumière à croisillons de la grande tour en fer derrière un peu de brume. En bas les arbres très verts du square Boucicaut. La ville est calme dans le printemps guerrier. Envahie par les réfugiés. Tous ceux-là qui pensaient que leur vie était de ne pas bouger. La vieille main lâche la crémone et saisit la poignée de la valise. Six étages plus bas, Yersin franchit le tambour de bois verni et de cuivre jaune. Un voiturier en habit referme sur lui la portière du taxi. Yersin ne fuit pas. Il n'a jamais fui. Ce vol, il l'a réservé des mois plus tôt dans une agence de Saigon.
C'est un homme presque chauve à présent, la barbe blanche et l'oeil bleu. Une veste de gentleman-farmer et un pantalon beige, une chemise blanche au col ouvert. Les baies vitrées du Bourget donnent sur la piste où stationne sur ses roues un hydravion. Une petite baleine blanche et son ventre rond pour douze passagers. On pousse la passerelle contre la carlingue du côté gauche, parce que les premiers aviateurs, dont fut Yersin, étaient des cavaliers. Il s'en va retrouver ses petits chevaux annamites. Sur les banquettes du salon une poignée de fuyards. Au fond de leurs bagages, sous les chemises et les robes de soirée, les liasses et les lingots. Les troupes allemandes sont aux portes de Paris. Ceux-là sont riches assez pour ne pas collaborer, qui observent l'horloge au mur et leur montre au poignet.
Une motocyclette à side-car de la Wehrmacht suffirait à clouer au sol la petite baleine blanche. L'heure est passée. Yersin ignore les conversations inquiètes, consigne une phrase ou deux dans un carnet. On voit tourner les hélices au-dessus du cockpit à la croisée des ailes. Il traverse le tarmac. Les fuyards voudraient le pousser, l'obliger à courir. Tous sont assis à bord. On l'aide à emprunter l'échelle. C'est le dernier jour de mai quarante. La chaleur fait danser sur la piste le mirage d'une flaque. L'avion vibre et s'élance. Les fuyards s'épongent le front. C'est le dernier vol de la compagnie Air France avant plusieurs années.
C'est aussi le dernier vol pour Yersin. Il ne reviendra jamais à Paris, jamais ne retrouvera sa chambre au sixième étage du Lutetia. Il s'en doute bien un peu, observe tout en bas les colonnes de l'exode dans la Beauce. Les vélos et les charrettes où sont empilés des meubles et des matelas. Les camions au pas au milieu des marcheurs. Tout cela rincé par les orages du printemps. Les colonnes d'insectes affolés qui fuient les sabots du troupeau. Ses voisins du Lutetia ont tous quitté l'hôtel. Le grand échalas d'Irlandais binoclard, Joyce en costume trois-pièces, est déjà dans l'Allier. Matisse gagne Bordeaux puis Saint-Jean-de-Luz. L'avion met le cap sur Marseille. Entre les deux pinces qui se resserrent du fascisme et du franquisme. Alors que se dresse au nord, avant de frapper, la queue du scorpion. La peste brune.
Il les connaît, Yersin, les deux langues et les deux cultures, l'allemande et la française, et leurs vieilles querelles. Il la connaît aussi, la peste. Elle porte son nom. Depuis quarante-six ans déjà, en ce dernier jour de mai quarante où pour la dernière fois il survole la France dans son ciel orageux.
Yersinia pestis.



