Patrick Deville, Peste et Choléra - La vieille main tavelée…

Entraide scolaire

16 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Coucou, je suis lola une élève de 1ere S, en français on a un commentaire a rédiger sur le texte de Deville, l'objet d'étude est Le personnage de Roman, la problématique qui me parait la plus évidente est Comment Deville dresse-t-il le portrait de Yersin? Je ne parviens pas a trouver tous mes axes, mais je pense que ce serait quelque chose comme ca:

I- Le portait de son personnage
a) le portrait physique
b) le portrait moral
c) son histoire --> il revient dans le passe de son personnage

II- Un personnage distingué
a) il est tout seul "ignore les conversations inquiètes", "consigne une phrase pou deux dans un carnet"
b) il est un peu anonyme " la vieille main"
c) L'auteur le distingue de ses "voisins" et des "fuyards" en utilisant parfois des thermes péjoratifs ou l'ironie

III- Un personnage héroïque
a) il est inscrit dans un environnement de guerre
b) il vas vers le champ de bataille --> marseille, il a des valeurs morales héroïques que "il n'a jamais fuit" il "connait" la peste et les deux langues et cultures cela le rapproche plus au combat et interaction qu'il a avec des "vilains" et pas des simples personnes
c) il a combattu la peste "elle porte son nom" donc sauvant l'humanité de cette menace et le fait que le texte se termine par " Yersina pestis" montre son heritage a l'humanité, sa contribution

IV- Un personnage qui inspire de la pitié
a)
b) Il est d'abord anonyme "la vieille main" donc on dirait qu'il fuit, mais il se justifie, il est tout seul fragile "voudraient le pousser, l'obliger a courir"
c) le registre tragique dans le dernier paragraphe par la repetition de "dernier", "jamais" et " il s'en doute bien un peu" montre que le personnage est conscient qu'il vas mourir mais il ne peut rien faire, cela éveille de la pitié.

Je sens que l'auteur veut dire quelque chose d'important avec l'utilisation de métaphores "insectes" "baleine blanche" et l'allégorie du scorpion qui incarne le fascisme, le franquisme et "la peste brune" le nazisme mais je ne comprends pas très bien quoi et si je pourrais l'inscrire dans mon analyse. Mes axes sont très pauvre, je le sens bien mais je ne parviens pas a trouver d'autres elements intéressants… pourriez vous m'aider???

Voici le texte:
Dernier vol.

La vieille main tavelée au pouce fendu écarte un voilage de pongé. Après la nuit d'insomnie, le vermeil de l'aube, la glorieuse cymbale. La chambre d'hôtel blanc neige et or pâle. Au loin la lumière à croisillons de la grande tour en fer derrière un peu de brume. En bas les arbres très verts du square Boucicaut. La ville est calme dans le printemps guerrier. Envahie par les réfugiés. Tous ceux-là qui pensaient que leur vie était de ne pas bouger. La vieille main lâche la crémone et saisit la poignée de la valise. Six étages plus bas, Yersin franchit le tambour de bois verni et de cuivre jaune. Un voiturier en habit referme sur lui la portière du taxi. Yersin ne fuit pas. Il n'a jamais fui. Ce vol, il l'a réservé des mois plus tôt dans une agence de Saigon.

C'est un homme presque chauve à présent, la barbe blanche et l'oeil bleu. Une veste de gentleman-farmer et un pantalon beige, une chemise blanche au col ouvert. Les baies vitrées du Bourget donnent sur la piste où stationne sur ses roues un hydravion. Une petite baleine blanche et son ventre rond pour douze passagers. On pousse la passerelle contre la carlingue du côté gauche, parce que les premiers aviateurs, dont fut Yersin, étaient des cavaliers. Il s'en va retrouver ses petits chevaux annamites. Sur les banquettes du salon une poignée de fuyards. Au fond de leurs bagages, sous les chemises et les robes de soirée, les liasses et les lingots. Les troupes allemandes sont aux portes de Paris. Ceux-là sont riches assez pour ne pas collaborer, qui observent l'horloge au mur et leur montre au poignet.


Une motocyclette à side-car de la Wehrmacht suffirait à clouer au sol la petite baleine blanche. L'heure est passée. Yersin ignore les conversations inquiètes, consigne une phrase ou deux dans un carnet. On voit tourner les hélices au-dessus du cockpit à la croisée des ailes. Il traverse le tarmac. Les fuyards voudraient le pousser, l'obliger à courir. Tous sont assis à bord. On l'aide à emprunter l'échelle. C'est le dernier jour de mai quarante. La chaleur fait danser sur la piste le mirage d'une flaque. L'avion vibre et s'élance. Les fuyards s'épongent le front. C'est le dernier vol de la compagnie Air France avant plusieurs années.

C'est aussi le dernier vol pour Yersin. Il ne reviendra jamais à Paris, jamais ne retrouvera sa chambre au sixième étage du Lutetia. Il s'en doute bien un peu, observe tout en bas les colonnes de l'exode dans la Beauce. Les vélos et les charrettes où sont empilés des meubles et des matelas. Les camions au pas au milieu des marcheurs. Tout cela rincé par les orages du printemps. Les colonnes d'insectes affolés qui fuient les sabots du troupeau. Ses voisins du Lutetia ont tous quitté l'hôtel. Le grand échalas d'Irlandais binoclard, Joyce en costume trois-pièces, est déjà dans l'Allier. Matisse gagne Bordeaux puis Saint-Jean-de-Luz. L'avion met le cap sur Marseille. Entre les deux pinces qui se resserrent du fascisme et du franquisme. Alors que se dresse au nord, avant de frapper, la queue du scorpion. La peste brune.

Il les connaît, Yersin, les deux langues et les deux cultures, l'allemande et la française, et leurs vieilles querelles. Il la connaît aussi, la peste. Elle porte son nom. Depuis quarante-six ans déjà, en ce dernier jour de mai quarante où pour la dernière fois il survole la France dans son ciel orageux.

Yersinia pestis.
Peut-on choisir entre la peste et le choléra ?

Un cadre spatio temporel
Un dernier vol
Fuite ou libération ?
Merci, j'ai proposé a mon professeur une problématique similaire mais il m'a dit que je devrais plutôt l'inscrire dans l'objet d'etude, c'est justement la ou j'ai du mal, le personnage ne m'inspire pas vraiment de l'héroïsme, il est nonchalant et misanthrope…
Tu as lu son parcours ? L'auteur lui-même le qualifie de héros positif.

https://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2012/20120917.OBS2644/patrick-deville-prix-femina-2012-yersin-n-emmerde-personne.html
Oui je l'ai deja lu, mais dans cet extrait particulier je ne trouve vraiment rien qui indique qu'il est héroïque et moins encore positif. J'ai peur de mentionner des elements qui ne sont pas dans le sujet et m'éloigner un peu…
Crayon en main, tu peux mener une analyse et traquer les indices spatio-temporels mais aussi révélateurs du personnage : son âge, son niveau de vie, sa double culture, son don d'observation, son jugement, sa décision …
j'ai deja repéré qu'il est âgé " C'est un homme presque chauve à présent, la barbe blanche et l'oeil bleu" Je dirais que son niveau de vie est élevé puisqu'il porte ' Une veste de gentleman-farmer et un pantalon beige, une chemise blanche au col ouvert" et de plus, il est dans un hotel luxueux, je ne sais pas si j'interprète trop mais bon, "La chambre d'hôtel blanc neige et or pâle. ""la grande tour en fer " il est dans u hotel qui a une vue sur la tour Eiffel, "tambour de bois verni et de cuivre jaune. " et il voyage dans un hydravion. Pour son don d'observation je pense dire qu'il est un scientifique qui s'intéresse a l'observation, pas tellement au sentir, dans le texte il n'y a presque aucun verbe lié a son sentiment et le point de vue externe nous éloigne un eu du personnage.
pour son jugement,je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire par la, il n'est pas en train de faire une decision, il l'a deja faite il y a des mois, en fait on ne peut pas savoir si il hésite, puisque justement le point de vue externe nous en empêche, de meme pour sa decision.
Tu vois, tu avances.

Pour l'âge : ajoute "vieille main tavelée …"
Pour le jugement (à qualifier …)
Le grand échalas d'Irlandais binoclard, Joyce en costume trois-pièces, est déjà dans l'Allier. Matisse gagne Bordeaux puis Saint-Jean-de-Luz
Merci, vous m'aidez énormément!
floreale a écrit :Crayon en main, tu peux mener une analyse et traquer les indices spatio-temporels mais aussi révélateurs du personnage : son âge, son niveau de vie, sa double culture, son don d'observation, son jugement, sa décision …
Que pensez vous de cette problématique: Comment Deville parvient-il a dresser le portrait d'un personnage héroïque distingué?
j'y répondrais en suivant ce plan:

I- Portrait d'un personnage distingué
a) portrait physique, moral et socioprofessionnel
b) inscrit dans un cadre spatiotemporel
c) Il intrigue le lecteur en étant mystérieux, seul, anonyme (+ pont de vue extérieur)

II- Personnage Héroïque
a) Inscrit dans un environnement de guerre ses valeurs héroïques: courage, modestie ressortent
b) heritage intellectuelle a l'humanité
c) Fin fatale et tragique il éveille a pitié du lecteur
Ta question n'est pas une problématique. Cet extrait n'est pas seulement un portrait. Le personnage se détache sur fond d'exode et nous le voyons à un moment très particulier. Croisement de focalisations.
Je comprends mal l'axe III.
Oui, vous avez raison, la problématique est mal formule et je devrais inclure son detcahement…
peut être:
Comment Deville parvient-il a nous disposer favorablement a l'égard de son personnage?

I- Portrait d'un personnage distingué qui intéresse le lecteur
a) portrait physique, moral et socioprofessionnel d'un personnage inscrit dans un cadre spatiotemporel
b) Il intrigue le lecteur en étant mystérieux, seul, anonyme (+ pont de vue extérieur)
c) Il est en contrast avec une foule condamné par l'auteur, cela permet de le faire ressortir favorablement a l'égard du lecteur.

II- Personnage Héroïque
a) Inscrit dans un environnement de guerre ses valeurs héroïques: courage, modestie ressortent
b) heritage intellectuelle a l'humanité donne de quoi être fier
c) Fin fatale et tragique il éveille a pitié du lecteur
Je comprends mal ta démarche et ta compréhension de l'extrait.
c) Fin fatale et tragique, il éveille la pitié du lecteur
???????????
Je vois un registre tragique vers la fin de l'extrait "c'est aussi le dernier vol pour yersin" la repetition de "jamais" et "dernier" et en plus il dit " il s'en doue bien un peu" il est guidé par une force qui le dépasse, vous n'êtes pas d'accord?
Coucou, je suis Calu une élève de 1ere S, en français on a un commentaire a rédiger sur le texte de Deville, l'objet d'étude est Le personnage de Roman, la problématique que j'ai trouvé est Comment Deville nous présente un personnage héroïque pour mieux critiquer les paradoxes de l’Homme?
J'ai trouvé les axes,(axe 1: le personnage héroïque, axe 2: un contraste, une dénonciation) mais je pense que peut être ça sort un peu de l'objet d'étude, ou c'est un peu trop Hors Sujet.
Ce serait quelque chose comme ca:


I- Le personnage héroïque

A. Une description précise d’Un personnage ancien
1) Répétition de « vieille » = âgé
2) Description physique + des habits l. 8-9
3) Révélation de ses usages : voir ses chevaux annamites + ancien aviateur (analepse)

B. Une description qui révèle qu’il est Un personnage sage/expérimenté
1) Marques de ses expériences : « pouce fendue », « nuit d’insomnie », (« il ne reviendra jamais à paris ») -> Prolepses
o L’insomnie souligne le fait qu’il est un héros puisque un héros doit avoir au moins un problème, sinon il n’est pas un héros mais un Dieux
2) Un personnage avec ses valeurs « ne fuit pas »
3) Yersin connaît la guerre et la peste « vieilles querelles », répétition « il les connaît »

C. Un personnage supérieur aux problèmes
1) « Ignore les conversations inquiètes »-> 1er sens d’ignore : dans le sens de « ne connaît pas » étant donc supérieur aux pensées inquiétantes même si sensible à la guerre à travers des nuits d’insomnie
2) Supérieur à la peste -> personnification, elle porte son nom
o Sagesse + Soumission de la peste, nom confirme son affirmation
3) Supérieur aux fuyards : utilisation du conditionnel-> infériorité

II- Un contraste, une dénonciation (un personnage en contraste avec l’environnement)

A. Différents comportements de l’Homme -> dénonce la contradiction de l’Homme
1) Au même temps sauveur (Yersin découvre le vaccin contre la peste) mais tueur (Les régimes totalitaires crées qui tuent comme un scorpion plein de venin)

B. Différentes états d’esprits-> actions-> valeurs pour dénoncer la lâcheté et la peur de la société face à son propre venin
1) Etats d’esprits :
o Yersin calme : 2ème sens d’ignore : dans le sens où il ne connaît pas l’inquiétude et est donc paisible opposé aux
o fuyards exaspérés : « observent l’horloge au mur et leur montre au poignet »
2) Actions :
o Yersin « consigne 1 phrase ou 2 dans un carnet » + phrases courtes auteur utilise pour décrire ses actions
o Fuyards « s’épongent le front », « voudraient l’obliger à courir » ; Réfugiés « envahi (ssent) » Paris
3) Valeurs :
o Yersin « ne fuit pas, il n’a jamais fuit » -> valeur
o Fuyards (répété 3x)

→ Actions lâches face à la guerre, face au propre venin de la société

C. Différentes conditions de vies pour dénoncer les inégalités sociales
1) Entre les objets emmenés pour fuir des fuyards et des colonnes de l’exode : ch. Lex. d’objets de subsistance opposés à ch. Lex. De la fortune
o Critique les riches qui n’aident pas mais fuient
2) Entre les moyens de locomotion des fuyards et les colonnes de l’exode : « vélos et charrettes » opposés à « petite baleine blanche » = hydravion
o Transports modestes remplis d’objets de subsistance, de survie => caractéristiques de l’exode
o Passagers mangers par baleine (=avion), mangers par la peur ?
3) La vitesse de locomotion des colonnes de l’exode et de Matisse et Joyce : Les renommés sont déjà arrivé à plusieurs endroits différent « camions au milieu des marcheurs »
o L’auteur cite 2 personnages influents, d’autorités et les dévalorise en montrant leur caractère fuyard également, et montre donc l’injustice par rapport aux pauvres qui doivent attendre, alors qu’ils sont « déjà » à l’endroit désiré

→ Inégalités sociales

D. Différentes puissances/forces pour dénoncer l’impuissance de la France
1) Entre les moyens de locomotions des deux camps : face à la « petite baleine blanche », « une motocyclette à side-car » suffirait-> étymologie : sub= sous + facere= faire -> une seule pourrait satisfaire pour vaincre.
o Souligne l’infériorité et l’impuissance du transport aère face aux transports de l’armée ennemie/ suffire-> une seule réussirait= infériorité, impuissance

2) Entre l’armée de la Wehrmacht et la colonne de l’exode Métaphore personnes qui fuient =insectes et armée de l’axe= chevaux, sabots -> qui écrase
o Souligne l’impuissance des personnes en comparaison avec les troupes allemandes : →puissance = + grande taille


Voici le texte:
Dernier vol.
La vieille main tavelée au pouce fendu écarte un voilage de pongé. Après la nuit d'insomnie, le vermeil de l'aube, la glorieuse cymbale. La chambre d'hôtel blanc neige et or pâle. Au loin la lumière à croisillons de la grande tour en fer derrière un peu de brume. En bas les arbres très verts du square Boucicaut. La ville est calme dans le printemps guerrier. Envahie par les réfugiés. Tous ceux-là qui pensaient que leur vie était de ne pas bouger. La vieille main lâche la crémone et saisit la poignée de la valise. Six étages plus bas, Yersin franchit le tambour de bois verni et de cuivre jaune. Un voiturier en habit referme sur lui la portière du taxi. Yersin ne fuit pas. Il n'a jamais fui. Ce vol, il l'a réservé des mois plus tôt dans une agence de Saigon.
C'est un homme presque chauve à présent, la barbe blanche et l'oeil bleu. Une veste de gentleman-farmer et un pantalon beige, une chemise blanche au col ouvert. Les baies vitrées du Bourget donnent sur la piste où stationne sur ses roues un hydravion. Une petite baleine blanche et son ventre rond pour douze passagers. On pousse la passerelle contre la carlingue du côté gauche, parce que les premiers aviateurs, dont fut Yersin, étaient des cavaliers. Il s'en va retrouver ses petits chevaux annamites. Sur les banquettes du salon une poignée de fuyards. Au fond de leurs bagages, sous les chemises et les robes de soirée, les liasses et les lingots. Les troupes allemandes sont aux portes de Paris. Ceux-là sont riches assez pour ne pas collaborer, qui observent l'horloge au mur et leur montre au poignet.

Une motocyclette à side-car de la Wehrmacht suffirait à clouer au sol la petite baleine blanche. L'heure est passée. Yersin ignore les conversations inquiètes, consigne une phrase ou deux dans un carnet. On voit tourner les hélices au-dessus du cockpit à la croisée des ailes. Il traverse le tarmac. Les fuyards voudraient le pousser, l'obliger à courir. Tous sont assis à bord. On l'aide à emprunter l'échelle. C'est le dernier jour de mai quarante. La chaleur fait danser sur la piste le mirage d'une flaque. L'avion vibre et s'élance. Les fuyards s'épongent le front. C'est le dernier vol de la compagnie Air France avant plusieurs années.
C'est aussi le dernier vol pour Yersin. Il ne reviendra jamais à Paris, jamais ne retrouvera sa chambre au sixième étage du Lutetia. Il s'en doute bien un peu, observe tout en bas les colonnes de l'exode dans la Beauce. Les vélos et les charrettes où sont empilés des meubles et des matelas. Les camions au pas au milieu des marcheurs. Tout cela rincé par les orages du printemps. Les colonnes d'insectes affolés qui fuient les sabots du troupeau. Ses voisins du Lutetia ont tous quitté l'hôtel. Le grand échalas d'Irlandais binoclard, Joyce en costume trois-pièces, est déjà dans l'Allier. Matisse gagne Bordeaux puis Saint-Jean-de-Luz. L'avion met le cap sur Marseille. Entre les deux pinces qui se resserrent du fascisme et du franquisme. Alors que se dresse au nord, avant de frapper, la queue du scorpion. La peste brune.
Il les connaît, Yersin, les deux langues et les deux cultures, l'allemande et la française, et leurs vieilles querelles. Il la connaît aussi, la peste. Elle porte son nom. Depuis quarante-six ans déjà, en ce dernier jour de mai quarante où pour la dernière fois il survole la France dans son ciel orageux.
Yersinia pestis.
Je remonte le sujet…
Mais pourquoi ce passage n'est-il pas analysé et commenté pour ce qu'il est : un début de roman.
Quand ? Où ? Qui ? Quoi ?