Comment distinguer entre l’auteur, le narrateur et le personnage dans le roman du XXe siècle ?

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Cette question est apparemment déjà posée mais au fond elle est tout à fait différente.

On dit que l’auteur est celui qui a écrit l’histoire, et que le narrateur est celui qui la raconte. Alors, étant donné que c’est l’auteur qui a écrit n’est-il donc pas le narrateur étant donné que c’est lui qui a inventé l’histoire et l’a racontée avec sa main ?

Autre petite question. Dans les textes narratifs du XXe siècle utilisant la technique du flux de conscience, peut-on dire que c’est l’auteur ou le narrateur qui exprime l’intériorité du personnage ? Parfois c'est le narrateur qui est le personnage principal, dans ce cas c'est lui ou c'est l'auteur qui exprime l'intériorité de ce personnage principal ?

D’autre part, dans ces genres narratifs, comment pourrait-on distinguer les paroles du narrateur de celles du personnage, quand le narrateur (est-ce bien lui ou l’auteur ?) utilise le discours indirect libre ?

Espérant avoir des réponses précises pour chaque point je vous remercie du fond du cœur pour votre temps et votre indulgence.
Sauf dans le cas des autobiographies, le narrateur reste bien distinct de l'auteur : l'auteur invente, le narrateur raconte et prend en charge la fiction. Parfois, le narrateur peut participer à l'action, comme vous le remarquez fort justement. Mais c'est toujours lui qui fait part de son discours intérieur.

L'auteur reste à son bureau, devant son ordinateur ou sa feuille de papier. Qu'il investisse ses personnages ou son narrateur de ses propres interrogations, c'est souvent le cas, comme toute création (nous n'exprimons que ce que nous sommes, et encore, rien n'est moins sûr, voilà encore un sujet à débattre) mais là n'est pas le problème.
On comprend ta perplexité : l'autofiction a brouillé les pistes.
Merci à vous.
Il me souvient qu'un livre commençait directement par des phrases toutes rédigées à la deuxième personne du singulier.
Au bout de deux pages, je n'arrivais pas à déterminer qui l'auteur tutoyait.
Cette énigme, au lieu de m'aiguillonner, me rebuta si bien que je refermai le livre pour ne plus l'ouvrir…
Avez-vous connu pareille énigme décevante ?
Déçu dès la deuxième page… Quel était donc ce livre ? Moi, à ta place, dans ce cas, j'aurais tout de même continué à lire le livre, dans l'espoir de trouver la clé de l'énigme.
La Modification, de Michel Butor, à la deuxième personne du pluriel.
C'est en effet assez lassant.
Certes.
Mais c'est encore plus agaçant quand un inconnu tutoie le lecteur, sans être morigéné pour sa familiarité !
Delia a écrit :La Modification, de Michel Butor, à la deuxième personne du pluriel.
C'est en effet assez lassant.
Agathépique parle pour sa part de tutoiement et de deuxième personne du singulier, c'est donc une autre
œuvre. Cela dit, j'ose espérer qu'il (ou elle) ne me morigénera pas trop d'avoir osé le (ou la) tutoyer tout à l'heure.
Jehan, en relisant le message d'Agathépique, on peut supposer qu'il (ou elle) évoquait le fait que l'auteur tutoie le lecteur (ou semble s'adresser au lecteur en le tutoyant, mais c'est peut-être à lui-même qu'il s'adresse, puisque "je est un autre").

Donc, Jehan, je ne crois pas aux "morigénations". 😉