Pourquoi me dites-vous ça ? quel est le rapport avec l'Or ?
Différence entre le présent de narration et le présent d’énonciation
76 réponses · Page 3 / 4
Vous n'avez pas écrit :
Voyez plutôt l'Or de Cendrars : tous les verbes, absolument tous les verbes sont au présent. Pur présent de narration. ?
Voyez plutôt l'Or de Cendrars : tous les verbes, absolument tous les verbes sont au présent. Pur présent de narration. ?
Ah ben voilà pourquoi on ne se comprenait pas ! 😀
Moi, c’est ça que j’ai appris :
https://www.college-romainrolland-pontivy.fr/IMG/pdf/Microsoft_Word_-_valeur_des_temps.pdf
Ou pour reprendre la définition donnée par Jehan :
En gros, le présent d’énonciation peut se remplacer par « sujet + être en train de (au présent) ». Je suis en train de te dire que je vais prendre le train, mais je ne suis pas (encore) en train de prendre le train.
Mais alors, quel est donc ce binz ? Il y a plusieurs définitions du présent d'énonciation ? Ou bien je ne comprends pas ce qui est dit dans le lien que j'ai mis ci-dessus ? 🙂
Moi, c’est ça que j’ai appris :
https://www.college-romainrolland-pontivy.fr/IMG/pdf/Microsoft_Word_-_valeur_des_temps.pdf
Ou pour reprendre la définition donnée par Jehan :
Le présent d'énonciation exprime un fait ayant lieu au moment même où l'on parle.Dans mon exemple, le fait de prendre le train n’est pas concomitant avec le moment où l’on parle.
En gros, le présent d’énonciation peut se remplacer par « sujet + être en train de (au présent) ». Je suis en train de te dire que je vais prendre le train, mais je ne suis pas (encore) en train de prendre le train.
Mais alors, quel est donc ce binz ? Il y a plusieurs définitions du présent d'énonciation ? Ou bien je ne comprends pas ce qui est dit dans le lien que j'ai mis ci-dessus ? 🙂
C'est bien ce que j'ai dit, et dont je vous demande de me démontrer la fausseté par une citation puisque ma mémoire me trahit. Je n'ai pas dit un mot du présent à valeur de futur proche.
Votre exemple, savoureuse réécriture de la habanera, est un présent de vérité générale, comme « l'angle droit mesure 90 degrés », que l'on peut comprendre comme un présent d'énonciation, bien que ce soit totalement détaché de la situation d'énonciation.
PS : On n'y arrivera pas !
Je démêle le peloton (présent d'énonciation…) :
en 39, je réponds (présent de narration) au message 37, que je cite, jusque là ça va ;
en 40, Jacques répond (PN) au message 48 de Katioucha, et je le prends pour moi ;
en 41, je réponds (PN) à 40 qui n'a pas de rapport avec 39 ;
en 42, Jacques répond (PN) à 39… sans y répondre puisqu'il n'accède pas à ma demande de citation justificative ;
là dessus s'intercale (PN) 43 qui rebondit sur 40 ;
j'ajoute (PN)44 en réponse à 42.
Bref, une chatte n'y retrouverait pas ses petits !
Votre exemple, savoureuse réécriture de la habanera, est un présent de vérité générale, comme « l'angle droit mesure 90 degrés », que l'on peut comprendre comme un présent d'énonciation, bien que ce soit totalement détaché de la situation d'énonciation.
PS : On n'y arrivera pas !
Je démêle le peloton (présent d'énonciation…) :
en 39, je réponds (présent de narration) au message 37, que je cite, jusque là ça va ;
en 40, Jacques répond (PN) au message 48 de Katioucha, et je le prends pour moi ;
en 41, je réponds (PN) à 40 qui n'a pas de rapport avec 39 ;
en 42, Jacques répond (PN) à 39… sans y répondre puisqu'il n'accède pas à ma demande de citation justificative ;
là dessus s'intercale (PN) 43 qui rebondit sur 40 ;
j'ajoute (PN)44 en réponse à 42.
Bref, une chatte n'y retrouverait pas ses petits !
Quelques incipit (je respecte la numérotation des chapitres et des "sections") :
Chapitre I
1
La journée venait de finir. Les bonnes gens rentraient des champs…
2
Johann August Suter venait d'abandonner sa femme et ses quatre enfants.
Il traversa la frontière suisse…
3
Johann August Suter avait à cette époque trente et un ans.
Il était né…
4
(présent)
Chapitre II
5
(présent)
6
- Vois-tu, mon vieux, disait Paul Haperposch à Johann August Suter…
7 L'État du Missouri est grand comme la moitié de la France…
Le reste au présent.
Chapitre III - IV
8 à 14
(présent)
15
Il n'y avait aucun navire sur rade qui fît les ports mexicains ou qui voulût le conduire à San Diego…
(Il y a même des SI)
Chapitre V
16
Depuis sa découverte, la Californie avait toujours été rattachée à la couronne d'Espagne…
17
(présent)
B. Cendrars, l'Or, éd. folio Gallimard.
Je pense que c'est assez.
Il y a une alternance jusqu'à la section 30. Le jeu des temps est du reste extrêmement intéressant à étudier.
Par la suite, c'est le témoignage direct de Suter que nous lisons (donc présent d'énonciation) et aussi, bien sûr, le présent dit de "narration" que vous évoquez.
Pour mon exemple, il suffit d'un peu d'habillage… Croyez-vous que "tout à coup" exclue le présent d'énonciation ?
Katioucha : au moment où l'on parle, on peut envisager le futur (qui est du reste une intention exprimée dans le présent, le futur n'existant pas encore).
Il y a des termes englobant(s ?) selon moi. Si on me poussait un peu, je dirais même que seul existe vraiment un seul présent : celui d'énonciation, car le présent historique est en fait un emprunt fait au présent d'énonciation à des fins d'actualisation temporaire (et non, comme on dit, pour rendre le texte plus vivant : alors quoi : on n'est pas "vivant" avec le PS ?) (Ce n'est toujours pas de la politique).
Mais cela n'engage que moi (j'ai donc sûrement tort).
Chapitre I
1
La journée venait de finir. Les bonnes gens rentraient des champs…
2
Johann August Suter venait d'abandonner sa femme et ses quatre enfants.
Il traversa la frontière suisse…
3
Johann August Suter avait à cette époque trente et un ans.
Il était né…
4
(présent)
Chapitre II
5
(présent)
6
- Vois-tu, mon vieux, disait Paul Haperposch à Johann August Suter…
7 L'État du Missouri est grand comme la moitié de la France…
Le reste au présent.
Chapitre III - IV
8 à 14
(présent)
15
Il n'y avait aucun navire sur rade qui fît les ports mexicains ou qui voulût le conduire à San Diego…
(Il y a même des SI)
Chapitre V
16
Depuis sa découverte, la Californie avait toujours été rattachée à la couronne d'Espagne…
17
(présent)
B. Cendrars, l'Or, éd. folio Gallimard.
Je pense que c'est assez.
Il y a une alternance jusqu'à la section 30. Le jeu des temps est du reste extrêmement intéressant à étudier.
Par la suite, c'est le témoignage direct de Suter que nous lisons (donc présent d'énonciation) et aussi, bien sûr, le présent dit de "narration" que vous évoquez.
Pour mon exemple, il suffit d'un peu d'habillage… Croyez-vous que "tout à coup" exclue le présent d'énonciation ?
Katioucha : au moment où l'on parle, on peut envisager le futur (qui est du reste une intention exprimée dans le présent, le futur n'existant pas encore).
Il y a des termes englobant(s ?) selon moi. Si on me poussait un peu, je dirais même que seul existe vraiment un seul présent : celui d'énonciation, car le présent historique est en fait un emprunt fait au présent d'énonciation à des fins d'actualisation temporaire (et non, comme on dit, pour rendre le texte plus vivant : alors quoi : on n'est pas "vivant" avec le PS ?) (Ce n'est toujours pas de la politique).
Mais cela n'engage que moi (j'ai donc sûrement tort).
Pour mon exemple, il suffit d'un peu d'habillage… Croyez-vous que "tout à coup" exclue le présent d'énonciation ?Tout à coup est un embrayeur de la narration. Un chasseur qui narre ses exploits à un auditoire amical en usera pour des faits antérieurs à son récit. Je ne me vois pas le dire au téléphone…
Mais qu'est-ce qui m'empêche de communiquer une narration à un auditoire ? Si j'ai à faire allusion au passé, j'emploie le passé composé, tout simplement.
A quoi jouons-nous (présent d'énonciation) ?
Vous me demandez :
Vous me demandez :
Croyez-vous que "tout à coup" exclue le présent d'énonciation ?Je vous réponds que je n'arrive pas à me représenter une situation de communication où ce tout à coup coexisterait avec un présent d'énonciation.
Mais qu'est-ce qui m'empêche de communiquer une narration à un auditoire ?C'est pas beau de copier ! N'écrivai-je pas :
Un chasseur qui narre ses exploits à un auditoire amical en usera pour des faits antérieurs à son récit.Si vous communiquez une narration à un auditoire, votre présent est un présent de narration : ce que vous narrez, ce n'est pas l'ici et le maintenant de votre énonciation.
au moment où l'on parle, on peut envisager le futur (qui est du reste une intention exprimée dans le présent, le futur n'existant pas encore).Bien sûr ! Je ne dis pas que l’on ne peut pas envisager le passé et le futur en prenant comme repère le moment et le lieu d’où l’on parle. C’est le futur qui correspond au « demain » que j’évoquais plus haut et c’est d’ailleurs bien aussi le cas de ma phrase avec le train – où le procès dénoté par ce présent à valeur de futur (aussitôt après je prends le train) est en effet tout à fait ancré dans la situation d’énonciation, mais le temps qui le dénote n’est pas un présent d’énonciation, c’est un présent à valeur de futur ! Non ? 🙂
Bon, on n’arrive pas à se mettre d’accord, je vais essayer de voir où ça coince ! Je présume que c’est un problème de définition. Tu penses que nous n’arrivons pas à nous entendre parce que nous ne partageons pas la même définition du présent d’énonciation, ou bien parce que bien que la partageant, nous ne l’interprétons pas de la même façon ?
Delia a écrit : Je vous réponds que je n'arrive pas à me représenter une situation de communication où ce tout à coup coexisterait avec un présent d'énonciationMoi pareil ! Mais ce n’est pas un scoop, puisque je l’avais déjà dit ! 😜
Tu ne trouves pas qu'il fait bien froid, tout à coup ?
katioucha a écrit :Moi pareil ! Mais ce n’est pas un scoop, puisque je l’avais déjà dit ! 😜Jacques me repose la question à moi, je lui réponds en mon propre nom (présents d'énonciation, ou présents de narration ?).
Voui, je plussoyais (oups, le vilain mot !!! 😀 )
Je n'avais pas vu le commentaire de Jehan
Personnellement, j'avais bien précisé je + tout à coup ; ce n'est pas le cas de ce tout à coup-là.
Je n'avais pas vu le commentaire de Jehan
Personnellement, j'avais bien précisé je + tout à coup ; ce n'est pas le cas de ce tout à coup-là.
Delia, selon moi, c'est confondre l'époque des faits racontés avec celle de la narration de ces mêmes faits. Le présent est une des marques de l'articulation de mon énoncé, qu'il soit narratif, explicatif, etc… sur la situation d'énonciation qui me concerne (je, tu (vous, pardon), ici, maintenant, etc…). J'ai évoqué le passé composé, cela ne change rien, car vous savez que le passé composé fonctionne comme un present perfect.
Pour moi, on ne devrait pas parler de présent de narration. C'est commode pour les élèves, c'est tout.
A signaler qu'aucun linguiste moderne ne parle de présent de narration, par exemple, Maingueneau parle de présent aoristique.
Katioucha, tu te réfères à l'analyse traditionnelle, moi, je la remets en cause, c'est tout. Je ne cherche pas à te faire changer d'avis, ce serait une trop grande responsabilité car nul, si ce n'est les poètes inspirés (je dis inspirés faute de trouver un mot plus adéquat) ne possède la vérité.
Pour moi, on ne devrait pas parler de présent de narration. C'est commode pour les élèves, c'est tout.
A signaler qu'aucun linguiste moderne ne parle de présent de narration, par exemple, Maingueneau parle de présent aoristique.
Katioucha, tu te réfères à l'analyse traditionnelle, moi, je la remets en cause, c'est tout. Je ne cherche pas à te faire changer d'avis, ce serait une trop grande responsabilité car nul, si ce n'est les poètes inspirés (je dis inspirés faute de trouver un mot plus adéquat) ne possède la vérité.
Katioucha, tu te réfères à l'analyse traditionnelle, moi, je la remets en cause, c'est toutAh d’accord, c’est donc ce point-là qui m’avait échappé ! 🙂
Bonsoir,
Comparons ces deux extraits du même livre précisément, c'est de l'incipit :
orienté par mes modestes connaissances, j'ai pu détecter que le premier extrait c'est un prrésent d'énonciation mais le deuxième c'est de narration, si je ne me trompe
Comparons ces deux extraits du même livre précisément, c'est de l'incipit :
Le soir, quand tous dorment, les riches dans leurs chaudes couvertures, les pauvres sur les marches des boutiques ou sous les porches des palais, moi je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier.selon vous, de quel présent s'agit-il ?
Je vois, au fond d’une impasse que le soleil ne visite jamais, un petit garçon de six ans, dresser un piège pour attraper un moineau mais le moineau ne vient jamais. Il désire tant ce petit moineau ! Il ne le mangera pas, il ne le martyrisera pas. Il veut en faire son compagnon.
orienté par mes modestes connaissances, j'ai pu détecter que le premier extrait c'est un prrésent d'énonciation mais le deuxième c'est de narration, si je ne me trompe
Pour moi, c'est de l'énonciation.
Oui, mais on attend sûrement la réponse "présent d'habitude".
Ah, oui, peut-être…
Laoshi a écrit :Pour moi, c'est de l'énonciation.
Oui, mais on attend sûrement la réponse "présent d'habitude".Vous pensez que le "présent d'énonciation" est présent dans les deux extraits ?
Le problème, c'est que pour moi, l'un peut très bien englober l'autre…
Mais si vous avez été habitué(e) à tout mettre sur le même plan, dites "présent d'habitude" à cause de "le soir…".
Est-ce que le second extrait suit directement le premier ?
Mais si vous avez été habitué(e) à tout mettre sur le même plan, dites "présent d'habitude" à cause de "le soir…".
Est-ce que le second extrait suit directement le premier ?