Comment les genres de l’argumentation mettent-ils en lumière les drames et les souffrances de la con

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai une dissertation à faire et j'ai beaucoup de mal à trouver un plan correcte qui répond correctement à la problématique. Si vous pourriez m'aider ça serait très sympa, merci d'avance 🙂


le sujet est le suivant :

Dissertation : Comment les genres de l'argumentation mettent-ils en lumière les drames et les souffrances de la condition humaine?
Vous appuierez votre développement sur les textes du corpus, vos lectures personnelles et les œuvres étudiées en classe.
L’introduction et la première partie seront entièrement rédigées. Le reste du développement prendra la forme d’un plan détaillé.

Texte 1 :
La Fontaine, « La Génisse, la chèvre et la brebis, en société avec le lion »
LA GÉNISSE, LA CHÈVRE ET LA BREBIS,
EN SOCIÉTÉ AVEC LE LION

La Génisse, la Chèvre et leur sœur la Brebis,
Avec un fier Lion, Seigneur du voisinage,
Firent société, dit-on, au temps jadis,
Et mirent en commun le gain et le dommage.
Dans les lacs (1) de la Chèvre un Cerf se trouva pris ;
Vers ses associés aussitôt elle envoie :
Eux venus, le Lion par ses ongles (2) compta,
Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie ;
Puis en autant de parts le Cerf il dépeça ;
Prit pour lui la première en qualité de Sire :
Elle doit être à moi, dit-il, et la raison,
C'est que je m'appelle Lion :
À cela l'on n'a rien à dire.
La seconde par droit me doit échoir encor :
Ce droit, vous le savez, c'est le droit du plus fort.
Comme le plus vaillant je prétends la troisième.
Si quelqu'une de vous touche à la quatrième,
Je l'étranglerai tout d'abord.
Jean de la Fontaine, Fables, I, 6 (1668)
Texte 2 :
Si c'est un homme
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule;
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.
PRIMO LEVI (1947)
Texte 3 :
Hugo, Discours sur la misère (1847)
Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. (Réclamations. ― Violentes dénégations à droite.)
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. (Nouveaux murmures à droite.) La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. (Oui ! oui ! à gauche.) Détruire la misère ! oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. (Sensation universelle.)
La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?
Il y a dans Paris… (L’orateur s’interrompt.)
Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortit de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ? (Très bien ! très bien !)
Voici donc ces faits.
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. (Mouvement.)
Voilà un fait. En voici d’autres. Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. (Longue interruption.) Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon ! (Sensation.)
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire (mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! […]
j'ai trouvé des idées de plan:
- I) argumentation directe
II) argumantation indirecte

-I)fables
II)poème
III) discours

- I) Les drames
peine de mort
II)les souffrances
misère ex: texte 3
esclavages
travail des enfants


et j'ai des idées d'exemples : voltaire (ironie) candide, negre de surinam, la colonie de marivaux, la contriverse de valladolide, portrait de l'intégriste universel de Kamel Daoud et J'accuse! de zola --> pour la peine de mort et l'antisémitisme peut etre.

Voila mes quelques pistes. Mais je ne sais pas trop si c'est tout a fait juste, j'ai des doutes.
Bonjour,

La question porte sur le comment.

Il te faut d'abord montrer comment les divers genres se répartissent entre argumentation directe et indirecte.
Ensuite les caractéristiques de chaque type d'argumentation.
Enfin, comment dans chaque type, les auteurs dosent conviction et persuasion.
D'accord, et ces 3 choses feront mes 3 parties ?
Oui, c'est une organisation possible.
d'accord, merci.
mais j'ai essay" de voir comment développer ces parties mais je vois pas, enfin je vois pas le rapport avec la problématique. il n'y aurait pas une autre idée par exemple :/


bon j'ai essayé mais en gros:
I) comment les divers genres de l'agumentation se répartissent entre argumentation directe et indirecte ?
1) argumentation directe
-l'essai
-les lettres
-la lettre ouverte
-le dialogue

2) argumentation indirecte
-apologue
-fable
-conte philosophique
-utopie

II) caractéristiques de chaque type d'argumentation
euh ca fera pas un peu long si je dis tout ?

III) comment, dans chaque type, les auteurs dosent conviction et persuasion
et la pareil non ?



mais je vois pas trop comment on repond a la problématique avec ce plan. on ne parle pas de la souffrances et du drames dans la condition humaine.

c'est ca ou pas ?