Mini-mémoire sur Louise Labé, Ovide et Sappho

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis une étudiante en L2 de Lettres classiques, l'année prochaine je continuerai dans cette voie tout en prenant une spé lettres modernes (je suis dans une licence pluri-disciplinaire Humanités). Pour un projet de pré-professionnalisation, je dois faire une sorte de 'mini mémoire' en L3 et je réfléchis donc au sujet.
J'aimerais allier les trois disciplines dont je suis passionnée: grec, latin et littérature française. Pour cela, j'ai eu l'idée d'écrire sur Louise Labé et ses rapports avec Ovide et Sappho. Large projet…. pour un travail qui doit s'étaler sur une année universitaire, c'est-à-dire un peu plus de 6 mois. C'est bien pour cela que je compte m'y prendre dès cet été ^^

Avez-vous des idées, des pistes de recherches ou mieux, un thème commun qui me permettrait d'étudier les œuvres de ces trois auteurs..? le pivot central et conducteur si je puis dire, étant la poétesse lyonnaise.

Merci de m'avoir lue et des éventuelles réponses ^^ je ne sais pas si j'ai posté dans la bonne section.
Le projet me semble très ambitieux pour ce que tu appelles un mini mémoire.
On a tellement écrit sur la belle Cordière…
https://www.fabula.org/revue/document1316.php
… qui n'a peut-être pas existé !
J'ai déjà eu l'occasion de lire cet article qui remet en question, et le dernier post le rappelle bien, la thèse selon laquelle L.L aurait écrit ses œuvres.
Je vous remercie pour vos interventions mais l'existence de la poète n'est pas mon sujet d'étude.

Maintenant Gabiana, c'est vaste oui, d'où la raison de ce post….
J'attends toujours des propositions d'axes pour "restreindre" et guider mon travail. On a beaucoup écrit sur elle, mais je n'écris pas une thèse…. Et, a mon avis, même s'il s'agit d'un sujet qui a été abordé maintes fois, cela n'empêche qu'elle m'inspire et que je veux travailler sur ces beaux vers.
Changer par "dépit" et par souci d'originalité…. Je ne le souhaite pas.
Peut-être alors se restreindre à Louise Labé et à Sapho (dont on ne conserve que des fragments ; cela ira plus vite… 🙂 )
Oui j'y ai pensé… J'ai peur de me répéter car elles ont beaucoup en commun. De Sappho, elle a les thèmes, la revendication , et une certaine fougue.
Que pensez-vous si je ne garde que les Elegies ? (de Labe et Ovide) et je ne sais pas encore ce que je pourrais étudier plus précisément chez Sappho.
Ovide me semble plus indiqué. Mais attention, votre sujet est un peu paradoxal, puisque de nombreux critiques mettent en avant l'originalité de Louise Labé ; certes, l'innutrition joue toujours en poésie, où rien ne naît jamais de rien, mais il serait dangereux de vouloir dégager trop nettement des "modèles" plus ou moins conscients auxquels Louise Labé aurait voulu se conformer, comme c'est le cas chez d'autres poètes du MA ou de la Renaissance.
Quoi qu'il en soit, lisez, réfléchissez, nous serons toujours là pour vous aider.
Je vous remercie chaleureusement!

Je n'ai trouvé aucun mémoire ou thèse qui confrontent ces poètes.
Auriez-vous des ouvrages ou des lectures à me conseiller en guise de première approche ?
J'avoue n'avoir que très peu étudié en cours Labé, encore moins Ovide, et aucunement Sappho.
Louise Labé a écrit sous influence et l’on a sans doute un peu sous-estimé chez elle la part de l’imitation ovidienne, surtout via un modèle français. […] Louise Labé se met dans les pas d’Octovien de Saint-Gelais pour imiter les Héroïdes et parfois les Métamorphoses du même Ovide.

p.6 de cet article : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00138267/file/Louise_Labe_et_les_arts_p.pdf.

J'ai eu un cours sur la poésie du XVI[sup]e[/sup] siècle en L3 et je me souviens que nous avions consacré quelques séances à Louise Labé et Sappho. Il faudrait que je remette la main dessus : je crois qu'il y avait une bibliographie avec quelques "lectures conseillées en guise de première approche".

Même s'il est un peu paradoxal, c'est un très beau sujet. Bon courage 🙂
Certes, il y a des "sources" antiques chez Labé, mais un travail qui se contenterait d'en relever les échos manquerait le principal, qui est l'appropriation par une femme poète de la rhétorique amoureuse traditionnelle, et, d'une certaine façon, de sa perversion. Louise (si elle existé !) retourne ainsi aux origines du discours poétique pour suivre une voie "nouvelle"… C'est ce qui explique qu'on l'ait crue à la fois détachée des sources antiques et médiévales (Pétrarque) et nourrie de ces mêmes sources (cf Hélisenne).
Là encore, l'originalité est dans le traitement des thèmes et dans le discours poétique.
(Soit dit très succinctement).
Là encore, l'originalité est dans le traitement des thèmes et dans le discours poétique.
C'est pourquoi, il me semble qu'y mêler Sappho, et même , et encore plus, Ovide, ne peut conduire qu'à un maxi-mémoire.
Ou alors, il faut choisir un sujet vraiment très ciblé. Mais là, je suis incompétente.
Bonjour,
Ayant commencé mon mémoire dans l'idée de réunir Maurice Scève, Louise Labé et Pernette du Guillet, j'ai quelques pistes bibliographiques à te donner sur Louise Labé (qui a existé, les archives de Lyon l'attestant ; seule son écriture est remise en cause par Mireille Huchon dans Louise Labé, une créature de papier) :

-Travaille avec l'édition de François Rigolot. Certes le texte est en langue non modernisée, mais les seiziémistes ont tendance à mieux l'apprécier car elle a "l'âme" du XVIe. Si tu prends une édition de Françoise Charpentier, par exemple, tu auras un texte tout beau, tout simple, mais trop retravaillé. (En revanche, il est plus "compréhensible" pour quelqu'un qui débute. J'ai longtemps travaillé sur l'orthographe modernisée car l'ancienne est difficile) ;

- La quenouille et la lyre, de Gisèle Matthieu-Castellani ;
- Louise Labé, les voix du lyrisme, recueil d'articles réunis par Guy Dermeson.

Sappho y est souvent évoquée. Le plus important quand on pense à un corpus et un groupe d'auteurs, c'est le pourquoi de ce regroupement. Que veut-on montrer en les réunissant ? Pourquoi eux et pas d'autres ? Il faut bien faire attention. 🙂