Anthologie poétique sur le thème du songe

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je dois rendre une anthologie poétique sur le thème du songe du moyen-age à nos jours mais je ne trouve pas de poème du 18eme siecle qui rentre dans ce thème, pouvez vous m'aider s'il vous plait ?

j'ai deja trouvé
Moyen-Age : Extrait du roman de la rose
XVI : Songeant la nuit, bien souvent je pense être de François Scalion de VIRBLUNEAU
XVII : La vie est un songe de Jacques Vallée DES BARREAUX
XIV : symbolisme : Soleils couchants de Paul Verlaine, Poèmes saturniens
Romantisme : Rêverie de victor hugo
parnasse : Rêve parisien de Baudelaire
XX : surréaliste : Rêves de Esther Granek

J'ai vraiment besoin d'aide, je cherche depuis un moment mais je ne trouve rien du tout :/
Aimer est un destin charmant de Evariste de Parny (1753-1814)
Élégie VIII.

Aimer est un destin charmant ;
C'est un bonheur qui nous enivre,
Et qui produit l'enchantement.
Avoir aimé, c'est ne plus vivre,
Hélas ! c'est avoir acheté
Cette accablante vérité,
Que les serments sont un mensonge,
Que l'amour trompe tôt ou tard,
Que l'innocence n'est qu'un art,
Et que le bonheur n'est qu'un songe
Merci beaucoup ça me sauve !! mais je me demande si cela correspond assez à mon thème, ma prof est difficile ^^
Il ne me reste plus qu'a trouver un poème qui rentre dans le mouvement : esprit nouveau du 20eme siècle

J'aurais juste une dernière question, Soleils couchants de Verlaine rentre bien dans le mouvement symboliste ?
encore merci !! 🙂
Songe : vue de l'esprit, chimère, illusion.
Et que le bonheur n'est qu'un songe
Oui, Verlaine est un poète symboliste.

Pour ton thème, j'aurais choisi :
Mon rêve familier de Paul VERLAINE (1844-1896)
Une étrangère s’est glissée dans mes paroles,

beau masque de dentelles avec entre les mailles,

deux perles, plusieurs perles, larmes ou regards.

De la maison des rêves sans doute sortie,

elle m’a effleuré de sa robe en passant

— ou si cette soie noire était déjà sa peau, sa chevelure ? —

et déjà je la suis, parce que faible

et presque vieux, comme on poursuit un souvenir ;

mais je ne la rejoindrai pas plus que les autres

qu’on attend à la porte de la cour ou de la loge

dont le jour trop tôt revenu tourne la clef…


Je pense que je n’aurais pas dû la laisser

apparaître dans mon cœur ; mais n’est-il pas permis

de lui faire un peu de place, qu’elle approche

— on ne sait pas son nom, mais on boit son parfum,

son haleine et, si elle parle, son murmure —

et qu’à jamais inapprochée, elle s’éloigne

et passe, tant qu’éclairent encore les lanternes de papier de l’acacia ?

Laissez-moi la laisser passer, l’avoir vue, l’avoir vue encore une fois,

puis je la quitterai sans qu’elle m’ait même aperçu,

je monterai les quelques marches fatiguées

et rallumant la lampe, reprendrai la page

avec des mots plus pauvres et plus justes, si je puis.



Philippe Jaccottet, extrait de À la lumière d’hiver,

Éditions Gallimard, 1977.
C'est une bonne idée ! merci beaucoup 🙂

ReBonjour, j'ai trouve cette illustration pour l'un de mes poème mais impossible de trouver l'auteur !

https://www.etudes-litteraires.com//d06HAmK5o4mWeJ8h7Is-yz2aIEc.jpg

Pouvez vous m'aider
Le titre : Susan
Le peintre : Jacek Yerka · 1984
merci ! 🙂

Me revoila !
J'ai un doute sur le poème Rêve parisien de Baudelaire, cela correspond bien au parnasse ou plutôt au symbolisme ?
Sinon je dois trouver un autre parnasse du XIX° siècle :/
A Constantin Guys

De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.

Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,

Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.

Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni ;

Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.

Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.

Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers ;

C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques ; c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient !

Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.

Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;

Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.

Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel !

Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles !)
Un silence d'éternité.

En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;

La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.
Suggestion :

Rêve de Théophile Gautier
Voici ce que j’ai vu naguère en mon sommeil :
Le couchant enflammait à l’horizon vermeil
Les carreaux de la ville ; et moi, sous les arcades
D’un bois profond, au bruit du vent et des cascades,
Aux chansons des oiseaux, j’allais, foulant des fleurs
Qu’un arc-en-ciel teignait de changeantes couleurs.
Soudain des pas légers froissent l’herbe ; une femme,
Que j’aime dès longtemps du profond de mon âme,
Comme une jeune fée accourt vers moi ; ses yeux
À travers ses longs cils luisent de plus de feux
Que les astres du ciel ; et sur la verte mousse
À mes lèvres d’amant livrant une main douce,
Elle rit, et bientôt enlacée à mes bras
Me dit, le front brûlant et rouge d’embarras,
Ce mot mystérieux qui jamais ne s’achève…
Ô nuit trompeuse ! Hélas ! pourquoi n’est-ce qu’un rêve ?
Autre suggestion :
Le rêve du jaguar

Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
Pendent, et, s'enroulant en bas parmi les souches,
Bercent le perroquet splendide et querelleur,
L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;
Et, du mufle béant par la soif alourdi,
Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
En un creux du bois sombre interdit au soleil
Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;
D'un large coup de langue il se lustre la patte ;
Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;
Et, dans l'illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,
Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.



Leconte de Lisle - Poèmes barbares
Mon poème n'est donc pas un parnasse ? Mais j'adore le deuxième ! je vais le mettre 🙂

Encore merci Floreale !
On t'encourage.
Bonjour,

Je suis en classe de Première ES et je dois réaliser une anthologie poétique d'environ dix poèmes sur un thème de mon choix. J'ai choisi le rêve. J'ai trouvé tous mes poèmes sauf un, et je cherche un calligramme. Je n'en ai pas trouvé sur ce thème alors je m'adresse à vous.
Merci d'avance
Peut-être la Colombe poignardée et le jet d'eau de Guillaume Apollinaire.