Acquérir du vocabulaire
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Bonjour,
Je souhaite acquérir du vocabulaire , existerait-il un dictionnaire ou autre ouvrage donnant des exemples de phrases ou ces mots peuvent etre utilisés?
Grand merci
Bonjour.
Généralement, un bon dictionnaire français indique non seulement la définition du mot, mais aussi son utilisation à travers plusieurs exemples !
Cordialement.
Je conseille aussi, dans la collection LES GUIDES (Le Robert & Nathan) le volume intitulé "Vocabulaire".
Bonjour,
Permettez-moi une petite précision à un message de L.A. Woman : le TLF n'est pas oeuvre de l'Académie française mais du CNRS. En ces temps sarkozystes où le travail des chercheurs est si sous-estimé, il me paraît tout à fait important de le souligner.
C'est tout à fait exact… et tout à fait pertinent de le souligner.
Mais sur le site du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales), on a accès, en sus du TLF, à plusieurs éditions du dictionnaire de l'Académie, ainsi qu'à d'autres ouvrages et outils très intéressants.
Ce site a été créé par des chercheurs du CNRS.
Par lexilogos on trouve une série de dictionnaires qui ont été pour les plus utiles, déjà mentionnés, à part le dictionnaire de synonymes.
Comme le conseillait Jean-Luc, les dictionnaires analogiques sont très utiles pour acquérir et réinvestir du vocabulaire.
Bonjour, tout le monde.
Je voudrais savoir comment on peut apprendre du vocabulaire, pour que je puisse m'en servir, dans mon livre que je souhaiterais écrire.
Faut-il en apprendre sur les émissions de télévision ou bien en lisant d'autre livre, ou bien alors lire le dictionnaire ? Bonjour,
Je ne suis pas très très bon en français, mais pourtant je voudrais écrire un livre policier, j'ai déjà toutes les idées de claires.
Donc, je vous demande quelques conseils clairs et précis,
Merci.
Bonjour.
J'ai 13 ans.
En ce qui concerne le vocabulaire, j'ai pas trop de problème.
Mais par exemple défois dans des phrases,j'écris des phrases
avec des mots que tout le monde utilise..
Or,j'aimerais utiliser d'autres mots,des mots qui voudraient dire la même chose mais qui s'écriraient autrement avec un langage que peu de personne maîtrise.
(Exemple : Du je m'enfoutisme. Synonyme = Nonchalant.
Nonchalant : personne qui manque de vivacité,d'enthousiasme,quelqu'un qui ne s'intéresse pas à quelque chose qui se passe en ce moment,les MATHS par exemple?)
Merci de pouvoir m'aider,me donner des sites….ou je ne sais pas, me donner des conseils…
Sur ce,passez une agréable journée !
Salutations.
Chaque fois que tu rencontres un mot nouveau, empresse toi de le noter, puis recherche la définition dès que tu le peux.
Il s'agit d'apprivoiser les mots - j'entends par là, tant les comprendre que les assimiler et savoir les réutiliser dans un contexte approprié.
On acquiert du vocabulaire en lisant, mais aussi en écrivant. 🙂
Bonjour à tous,
J'aurais aimé connaître le vocabulaire que vous utilisez pour briller en société !
Quels petits mots, quelles tournures de phrase, quelles formules employez vous pour vous démarquer, ou simplement pour vous donner une petite empreinte ?
🙂
Merci !
Drôle de question, un peu superficielle à mon sens… Et toi, avec quelles formules essaies-tu donc de briller en société et de laisser ton "empreinte" ?
Quels petits mots, quelles tournures de phrase, quelles formules employez vous pour vous démarquer, ou simplement pour vous donner une petite empreinte ?
Quand tu peux, utilise le subjonctif plus-que-parfait au lieu du conditionnel passé.
N'oublie jamais de mettre un l' devant le pronom impersonnel
on quand il est précédé d'une voyelle ou de
que.
Essaye de caser le mot
épiphanie quand tu parles d'un texte ou d'une œuvre littéraire, et de le/la nommer par un adjectif relatif à un mouvement artistique.
Utilise l'expression : "plait-il ?"
Utilise des mots étrangers - de préférence anglais ou allemands - en expliquant qu'ils renvoient à des concepts intraduisibles en français. Mieux : n'explique rien du tout.
Évite le latin, qui n'impressionne plus personne, mais n'hésite pas à te lâcher, de temps en temps, sur l'anglais, l'allemand, et à la rigueur l'italien.
salut à tout le monde
mon problème se caractérise par deux points
1- je n'arrive pas à parler en français devant les gens soit à cause de ma timidité, soit que j'ai peur de faire des erreurs et que les gens moquent de moi.
2- je n'arrive pas à enrichir mon vocabulaire, ma mémoire ne retient plus des nouveaux mots,tous ce que je connais en français je les acquait en école primaire ou secondaire.
en plus de ça dans l'est de l'Algérie les gens connaissent bien le français mais il ne le pratiquent pas et c'est un autre obstacle pour moi, et il ne trouve pas des écoles de la langue français soit privés ou étatiques.
excusez mon language de débutant, mais est ce qu'il y a une solution pour convaincre mes soucis et arriver à parler le français correctement malgré ces inconvinéants.
je suis désolé pour les fautes orthographiques
bonjour,
comment acquérir plus de vocabulaire ? en nombre de mots mais aussi en précision
faut-il parcourir le dictionnaire de façon méthodique ou aléatoire?
prendre un dicionnaire des synonymes et le lire systématiquement?
lire beaucoup certes mais si on veut du vocabulaire précis il faut en connaître la définition véritable donc consulter le dico, ce qui rallentit la lecture.
quelle la meilleure stratégie ?
Acquérir du vocabulaire, ce n'est jamais rapide, il n'y a pas de solution miracle. Vous pouvez bien vous forcer à apprendre 10 mots par jour, d'ici une semaine vous les aurez oubliés si vous ne les employez pas. Deux méthodes qui ont fait leurs preuves :
- Lisez autant que possible : vous trouverez des mots nouveaux utilisés en contexte, prenez l'habitude de consulter un dictionnaire dès que vous en croisez un. De préférence, optez pour un bon dictionnaire, et pourquoi pas si vous êtes audacieux, un dictionnaire qui retrace l'historique des mots (j'utilise pour ma part le Dictionnaire historique de la langue française sous la direction du linguiste Alain Rey). L'histoire des mots, des origines à nos jours, n'est pas qu'un simple savoir pédant destiné à impressionner les professeurs, c'est un moyen efficace pour mieux comprendre l'intelligence de la langue et la logique qui unit les mots entre eux. L'étymologie devient vite nécessaire lorsque vous lisez des textes un peu anciens : cela évite bien des faux sens. Quand le marquis de Sade, auteur du XVIIIe siècle, parle de la gorge superbe d'une jeune fille, ce n'est pas exactement son cou qui l'intéresse.
- Ecrivez : pour comprendre totalement un mot, et ne pas l'oublier, il faut l'employer régulièrement, et l'employer en contexte. Parce qu'il n'est pas toujours facile de parler par amphigouris en employant des mots abstrus dans la vie de tous les jours, fréquenter un forum est utile : on peut se permettre à l'écrit de faire tourbillonner les mots, ce qui n'est pas toujours le cas à l'oral.
Une dernière chose. Ne cherchez pas à impressionner vos supérieurs avec des subjonctifs audacieux (sur lesquels vous avez toutes les chances de faire une faute) et des termes très rares. Une belle expression n'est pas affaire de mots compliqués et cela se voit tout de suite lorsque quelqu'un essaye de vous en imposer. La simplicité est souvent le meilleur parti.
Si je comprends bien, ce n'est pas d'un vocabulaire pour "parler à" que vous avez besoin" mais d'un vocabulaire pour "parler de", autrement dit une sorte de vocabulaire critique; ce vocabulaire que les autres semblent toujours maîtriser un peu plus que vous.
Si c'est cela votre problème, je me permettrai de vous donner quelques conseils. D'abord, ne visez pas le vocabulaire pour le vocabulaire: un mot n'a de légitimité que dans la mesure où il couvre une réalité identifiable ou une idée intelligible. En tous les cas, il doit toujours favoriser la communication, jamais l'interrompre ou la freiner. Soyez donc simple et cherchez l'efficacité. Ensuite, il ne vous est pas interdit d'améliorer vos capacités linguistiques, mais cela doit correspondre à un vrai besoin. Ce dernier naît de l'ouverture au monde de la culture avec toutes ses composantes. Fréquentez des livres, des musées,des théâtres, des cinémas,des rues, des hommes et des femmes et vous découvrirez le monde des mots que des aînés ont construit pour reproduire à l'infini le moment-plaisir.
Enfin, si vous avez du courage et de la curiosité suffisamment, croyez-moi, il viendra un temps où vous sentirez le besoin de créer vos propres mots.
lachgar a écrit :D'abord, ne visez pas le vocabulaire pour le vocabulaire: un mot n'a de légitimité que dans la mesure où il couvre une réalité identifiable ou une idée intelligible.
C'est à la fois ambitieux et réducteur. Ambitieux que de prétendre "couvrir" une réalité avec des mots : les mots sont l'association d'un signe et d'un sens, la réalité n'a rien à voir là dedans, la réalité est toujours "extra-linguistique", aussi longtemps du moins que le mot "chien" ne mordra pas. Réducteur, dans la mesure où cette exigence d' "intellection" (le mot doit "signifier", être "utile") néglige absolument la part non raisonnée, la part "sensible" du langage, qui est grosso modo ce que l'on entend aujourd'hui le plus souvent par "poésie". Un mot gratuit, inutile, qui s'ouvre non pas sur un sens donné mais sur une infinité de sens possibles ("sens tremblé" écrit joliment Barthes) : un mot qui ne "veut" rien dire, mais qui dit beaucoup.
« Il s'est trouvé quelqu'un d'assez malhonnête pour dresser un jour, dans une notice d'anthologie, la table de quelques-unes des images que nous présente l'œuvre d'un des plus grands poètes vivants ; on y lisait :
Lendemain de chenille en tenue de bal veut dire : papillon.
Mamelles de cristal veut dire : une carafe, etc. Non, monsieur, ne veut pas dire. Rentrez votre papillon dans votre carafe. Ce que Saint-Pol-Roux a voulu dire, soyez certain qu'il l'a dit. »
André Breton,
Introduction au discours sur le peu de réalité.
Les mots sont l'association d'un signe et d'un sens, la réalité n'a rien à voir là dedans, la réalité est toujours "extra-linguistique", aussi longtemps du moins que le mot "chien" ne mordra pas. Réducteur, dans la mesure où cette exigence d' "intellection" (le mot doit "signifier", être "utile") néglige absolument la part non raisonnée, la part "sensible" du langage.
Tout à fait d'accord avec vous. J’avoue avoir pris un raccourci pour répondre à notre ami qui me semble chercher un type de vocabulaire. Le malentendu vient du fait que nous ne donnons le même sens au réel et quand je dis « couvre » c’est en pensant au vocabulaire critique, descriptif et non au vocabulaire créatif. Ma préférence va plus aux mots qui suggèrent, qui glissent et qui donnent le vertige qu’aux mots qui tout « bêtement » nomment.
Je rencontre très souvent de jeunes étudiants qui , pour réussir une dissertation, apprennent par cœur des mots « techniques » qu’ils mettent un point d’honneur à « placer .» C’est à cela que je pensais en parlant de réalité identifiable et d’idée intelligible. Ces mots participent à la réalisation d’un contrat de lecture. Si l’auteur emploie un mot qui ne me dit rien ni ne me suggère rien, il brise le contrat. Je préfère encore, et de loin, la description naïve d’un phénomène à l’emploi d’un mot « réducteur » qui n’est là que pour épater la galerie. Vous faites référence à l’excellent R. Barthes : Le Barthes de S/Z ou le Barthes de l’Empire des Signes et du Plaisir du texte ? Le premier m’a traumatisé et m’a fait détester le mot structure. Le deuxième m’a décomplexé et m’a rendu plus fréquentable.
Je me doutais que nous nous entendrions sur ce point : mon intervention n'avait pas vraiment pour ambition de vous "corriger", mais plutôt d'apporter un élément nouveau au débat (à la limite du hors sujet, c'est vrai, mais je crois à la richesse des hors sujets).
Votre expérience de Barthes est intéressante, elle ne semble pas si différente de la mienne. Mon premier contact avec Roland Barthes s'est fait autour du Plaisir du texte, qui est finalement un texte très accessible. J'ai été amené quelques années plus tard à travailler sur S/Z dans le cadre d'un séminaire de théorie littéraire : le cadre en était plus "scolaire", plus contraignant. J'ai beaucoup aimé S/Z cependant, ne serait-ce que parce que la nouvelle de Balzac m'avait marqué, j'en retiens surtout cette très belle notion de "texte étoilé". Sauf erreur de ma part, "mot tremblé" appartient à S/Z. Un dernier texte de Barthes qui est peut-être l'un des textes théoriques m'ayant le plus durablement marqué : le Sur Racine. L'introduction est très courte et a le mérite d'être simple et percutante.
Maintenant, si vous m'interrogez, je ne suis pas un structuraliste de coeur : ma passion pour Blanchot est trop grande…