Bonjour à tous !! Je me permet d'envoyer un message de secours…. je dois faire une lecture analytique du passage suivant pour dans deux jours… ça fait maintenant une semaine que je cherche un plan correct et des informations pour présenter quelque chose de complet, mais rien ne vient. J'ai trouvé ma problématique : En quoi le personnage semble-t-il spectateur de son propre procès ?
Quelqu'un pourrai m'aider à trouver un plan et des éléments clés à relever ??
Merci !
Quelqu'un pourrai m'aider à trouver un plan et des éléments clés à relever ??
Merci !
Le procureur s'est alors retourné vers le jury et a déclaré : « Le même homme qui au lendemain
de la mort de sa mère se livrait à la débauche la plus honteuse a tué pour des raisons futiles et pour liquider une affaire de mœurs inqualifiable.» Il s'est assis alors. Mais mon avocat, à bout de patience, s'est
écrié en levant les bras, de sorte que ses manches en retombant ont découvert les plis d'une chemise amidonnée : « Enfin, est-il accusé d'avoir enterré sa mère ou d'avoir tué un homme ? » Le public a ri.
Mais le procureur s'est redressé encore, s'est drapé dans sa robe et adéclaré qu'il fallait avoir l'ingénuité de l'honorable défenseur pour ne pas sentir qu'il y avait entre ces deux ordres de faits une relation
profonde, pathétique, essentielle. « Oui, s'est-il écrié avec force, j'accuse cet homme d'avoir enterré une mère avec un cœur de criminel. » Cette déclaration a paru faire un effet considérable sur le
public. Mon avocat a haussé les épaules et essuyé la sueur qui couvrait son front. Mais lui-même paraissait ébranlé et j'ai compris que les choses n'allaient pas bien pour moi.L'audience a été levée. En sortant du palais de justice pour monter dans la voiture, j'ai reconnu un court instant l'odeur et la couleur dusoir d'été. Dans l'obscurité de ma prison roulante, j'ai retrouvé un àun, comme du fond de ma fatigue, tous les bruits familiers d'une ville que j'aimais et d'une certaine heure où il m'arrivait de me sentir
content. Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette
rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recomposait pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. Oui, c'était l'heure où, il y avait bien longtemps, je me sentais content. Ce qui m'attendait alors, c'était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose étaitchangé puisque, avec l'attente du lendemain, c'est ma cellule que j'ai retrouvée. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents.



