Comment le poète transforme-t-il l’objet ?

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! =)

Je viens vous demander votre aide à propos d'un devoir que je dois effectuer en français.

Il prendra la forme d'une question sur le corpus comme on peut en trouver lors du Bac sauf que, le corpus, je dois le constituer, et je n'ai pas qu'une heure pour le faire =P

La prof' nous a déjà donné une problématique à respecter :

Constituez un groupement de poèmes sur la thématique de l'objet. Après avoir présenté brièvement chacun d'eux (auteurs, mouvements, formes), vous répondrez à la problématique suivante : Comment le poète transforme-t-il l'objet ?

Quand elle parle de "l'objet" elle parle bien d'une poésie décrivant un objet du quotidien, telle un buffet, un pain, ou même un horloge.

Voilà, j'ai pensé prendre les textes suivant :

Les Coquillages de Paul Verlaine
Les stalactites de Sully Prudhomme
et Le vase brisé de Sully Prudhomme


Ils ne sont peut-être pas tous très aptes à répondre à la problématique, donc si vous en connaissez des meilleurs pour y répondre, je suis preneur.

Enfin, mon problème est que je n'arrive pas à commencer ma Question sur le Corpus. Je ne sais pas quoi dire… =/
Alors si vous avez des idées d'axes, je suis aussi preneur =)


Merci d'avance
Le Cageot de Francis Ponge

Le Flacon de Baudelaire

Le Buffet d'Arthur Rimbaud
Merci de ces exemples =)

Aurais-tu une explication de ce choix ?
D'abord, ils me plaisent. Ensuite, ils présentent des formes différences (dont un poème en prose) et ensuite, l'écriture est chaque fois différente tout comme l'évocation de l'objet.
Merci beaucoup pour ces détails =)

Il reste un tout petit problème : je ne peux utiliser Le Buffet car nous l'avons étudié en cours, et donc la prof' ne sera pas d'accord que j'utilise ce texte. Y aurait-t-il un autre texte qui pourrait le remplacer ?
Georges RODENBACH (1855-1898)


La lampe dans la chambre …

La lampe dans la chambre est une rose blanche
Qui s'ouvre tout à coup au jardin gris du soir ;
Son reflet au plafond dilate un halo noir
Et c'est assez pour croire un peu que c'est dimanche.

La lampe dans la chambre est une lune blanche
Qui fait fleurir dans les miroirs des nénuphars ;
On ne sait plus quel jour il est, ni s'il est tard,
Sauf qu'on est doux comme à la fin d'un beau dimanche.

Sourire de la lampe en sa dentelle blanche
Qu'on dirait une coiffe où dorment des cheveux ;
Lampe amicale aux lents regards d'un calme feu
Qui donne à l'air de chaque soir l'air du dimanche.
Le tableau noir

Ecris-moi donc des vers sur ce vieux tableau noir
Ecris-moi un sonnet ou bien un chant d'espoir
Que j'entende à nouveau la paisible chanson
Des poèmes appris à l’étude en leçons !

Ecris-moi du Rimbaud ou bien du Paul Verlaine
Décris-moi des étangs, des forêts, des fontaines
Parle-moi de l’amour qu’eu l’illustre Ronsard
Pour la belle Cassandre à l'enivrant regard

Ecris-moi donc des vers sur ce vieux tableau noir
Quelques rimes chantantes et quelques vers du soir
De ceux qui me berçaient au cœur des soirées tendres
De ceux que j’aimerais plus souvent réentendre

Je me rappellerai de mon enfance alors
De ces mots qui chantaient, du délicat trésor
Des poèmes appris souvent la veille au soir
Et que nous récitions devant le tableau noir

Philippe Deleval