Bonsoir,
A la fin des
Illusions Perdues, lorsque l'abbé Carlos Herrera sauve Lucien d'un suicide imminent, Balzac écrit :
"Lucien se trouvait dans la situation de ce pêcheur de je ne sais quel conte arabe, qui, voulant se noyer en plein océan, tombe au milieu de contrées sous-marines et y devient roi."
Savez-vous à quel conte il est fait référence ici ?
Merci beaucoup.
Je saurai te dire ça - en principe - ce soir (s'il y a une note à ce sujet dans l'édition de La Pléiade).
Edit : j'ai retrouvé l'extrait (page 694 de la seconde édition de La Pléiade), mais il n'y a pas de notule. Je suis donc infichu de te dire quel est le conte arabe que tu recherches. Désolé.
Il y a aura probablement sur le forum quelqu'un de plus instruit que moi.
Merci pour la tentative en tout cas !
Bien à toi.
Si, dans la Pléiade, il est dit que c'est un conte des 1001 nuits.
Exactement Les Mille et Une Nuits ou Les Mille et Un Jours.
Si nous n'avons pas la référence, ne serait-ce pas parce que Balzac a inventé ?
Probablement. Merci pour la recherche en tout cas.
Bonjour,
Vous êtes le seul endroit d'Internet qui fait référence à ce passage qui m'intrigue beaucoup( donc Merci). Déjà par son le côté assez évasif d'un hypothétique conte, mais aussi car je suis certain d'avoir lu une référence à ce conte dans un autre roman de La même époque !
J'en devient fou dans mes recherches j'y suis depuis plusieurs heures aidez moi !
Merci d'avance,
Florian
Plus j'avance dans Balzac, plus je découvre qu'il prend des libertés (avec l'Histoire, avec les citations, avec les dates, avec l'orthographe des noms, etc). Il est possible qu'il ait cité ça de mémoire tout en conservant l'esprit du texte sinon la lettre.
(Jacques : je crois que nous n'avons pas la même édition de Balzac dans La Pléiade ?)
Balzac avait beaucoup lu de Contes orientaux, le mot revient souvent dans son œuvre. Voir
https://shs.cairn.info//revue-l-annee-balzacienne-2010-1-page-223.htm
Mais au XIXe siècle, cette littérature, dans la suite du XVIIIe siècle, était fort abondante et pas du tout cantonnée comme aujourd'hui dans les Mille et Une Nuits. Il y avait beaucoup d'autres recueils de contes authentiquement arabo-musulmans ou parfaitement faux mais imitant bien. Il est donc possible que ce schéma, Balzac l'ait lu quelque part ; il paraît d'ailleurs assez classique***. Mais en ayant lu beaucoup, Balzac est tout aussi capable d'inventer en imitant les thèmes des contes orientaux. Donc effectivement, à moins de mettre la main dessus, nous ne saurons pas !
En tout cas, j'ai regardé rapidement dans l'édition des Mille et un jours disponible sur Gallica, j'y ai trouvé des pêcheurs et des noyés, mais pas celui que nous cherchons !
*** Ce n'est pas très éloigné, dans l'esprit, de ce conte breton :
https://books.google.fr/books?id=_sYuDGKdyMUC&pg=PA39#v=onepage&q&f=false