Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias - Grande et mince jusqu’à l’exagération…

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonsoir, je suis en 1ere STI2D, pour le BAC oral de Français j'ai 4 extrait de la dame aux camélia à étudiez, le premier me pose problème car je n'ai aucune idée du plan possible 😞 , voici l'extrait et merci de votre aide:

Mes pistes de travail sonts
I- Un portrait positif de Marguerite
a) décrite comme parfaite

II-Mais "rabaissé par sa profession"


Grande et mince jusqu’à l’exagération, elle possédait au suprême degré l’art de faire disparaître cet oubli de la nature par le simple arrangement des choses qu’elle revêtait. Son cachemire, dont la pointe touchait à terre, laissait échapper de chaque côté les larges volants d’une robe de soie, et l’épais manchon, qui cachait ses mains et qu’elle appuyait contre sa poitrine, était entouré de plis si habilement ménagés, que l’oeil n’avait rien à redire, si exigeant qu’il fût, au contour des lignes.

La tête, une merveille, était l’objet d’une coquetterie particulière. Elle était toute petite, et sa mère, comme dirait de Musset, semblait l’avoir faite ainsi pour la faire avec soin.

Dans un ovale d’une grâce indescriptible, mettez des yeux noirs surmontés de sourcils d’un arc si pur qu’il semblait peint ; voilez ces yeux de grands cils qui, lorsqu’ils s’abaissaient, jetaient de l’ombre sur la teinte rose des joues ; tracez un nez fin, droit, spirituel, aux narines un peu ouvertes par une aspiration ardente vers la vie sensuelle ; dessinez une bouche régulière, dont les lèvres s’ouvraient gracieusement sur des dents blanches comme du lait ; colorez la peau de ce velouté qui couvre les pêches qu’aucune main n’a touchées, et vous aurez l’ensemble de cette charmante tête.

Les cheveux noirs comme du jais, ondés naturellement ou non, s’ouvraient sur le front en deux larges bandeaux, et se perdaient derrière la tête, en laissant voir un bout des oreilles, auxquelles brillaient deux diamants d’une valeur de quatre à cinq mille francs chacun.

Comment sa vie ardente laissait-elle au visage de Marguerite l’expression virginale, enfantine même qui le caractérisait, c’est ce que nous sommes forcé de constater sans le comprendre.

Marguerite avait d’elle un merveilleux portrait fait par Vidal, le seul homme dont le crayon pouvait la reproduire. J’ai eu depuis sa mort ce portrait pendant quelques jours à ma disposition, et il était d’une si étonnante ressemblance qu’il m’a servi à donner les renseignements pour lesquels ma mémoire ne m’eût peut-être pas suffi.

Parmi les détails de ce chapitre quelques-uns ne me sont parvenus que plus tard, mais je les écris tout de suite pour n’avoir pas à y revenir, lorsque commencera l’histoire anecdotique de cette femme.

Marguerite assistait à toutes les premières représentations et passait toutes ses soirées au spectacle ou au bal.

Chaque fois que l’on jouait une pièce nouvelle, on était sûr de l’y voir, avec trois choses qui ne la quittaient jamais, et qui occupaient toujours le devant de sa loge de rez-de-chaussée : sa lorgnette, un sac de bonbons et un bouquet de camélias.

Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges ; on n’a jamais su la raison de cette variété de couleurs, que je signale sans pouvoir l’expliquer, et que les habitués des théâtres où elle allait le plus fréquemment et ses amis avaient remarquée comme moi.

On n’avait jamais vu à Marguerite d’autres fleurs que des camélias. Aussi chez Mme Barjon, sa fleuriste, avait-on fini par la surnommer la Dame aux Camélias, et ce surnom lui était resté.
Présentation de l'héroïne pour susciter l'intérêt : entre portrait et mystère

Un portrait physique, moral et subjectif

Le mystère du personnage : modèle de peintre, décor de spectacles, le camélia
Portrait posthume, fait de mémoire, donc très subjectif.