Puis-je khûber ?

La filière littéraire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour/bonsoir à tous !
Alors voilà, en tant que khâgneux au lycée Joffre à Montpellier, j'avoue émettre quelques doutes à propos de mon futur ( proche ).
La question est dans le titre : puis-je khûber, et surtout est-ce souhaitable ?

Petit contexte : je me plais en khâgne. C'est dur, fatiguant, souvent frustrant, mais c'est un style de vie qui me plait, et à vrai dire je crois que je pourrai y passer encore quelques années sans fléchir. C'est ici le point essentiel : je souhaite redoubler par plaisir, par goût. Il n'y a là rien de bien réfléchi, seulement de l'affectif.

Cependant à notre âge et à notre époque, peut-on encore prendre des décisions ainsi ?
J'ai peur de me retrouver le bec dans l'eau. Je n'ai absolument aucune chance pour les ENS, je le sais et ca ne changera certainement pas avec une troisième année. Mes résultats sont honorables et tournent autour de 10-11, mais on est quand-même loin du prodige admissible.
Par ailleurs, je ne demande aucune autre école. Je ne suis ni intéressé par le commerce, ni par la politique. Je veux de la philosophie, et à ce titre la seule option viable reste la FAC. Je n'ai rien contre la FAC comprenons-nous bien, mais bon, j'aimerais quand-même bien rester encore un tout petit peu en prépa.

Cette khûbe ne m'apportera pas grand chose d'un point de vue utilitaire, au fond je n'y gagnerai rien, je terminerai irrévocablement en FAC. Peut-être en Master avec les ECTS et la sous-admissibilité, mais c'est là aussi quelque chose d'assez flou pour moi : les équivalences bac+3 sont-elles automatiques ?

Enfin, plus pragmatiquement, est-ce que j'ai des résultats suffisamment "bons" pour khûber ? J'ai beau être dans une prépa bien classée, je ne pense pas être un indispensable avec quelque chose comme 10,5 de générale ( 11 max ).

Booooooon… Je vous présente mes excuses si à vos yeux le mail est un peu confus, mais il est à l'image de ma pensée actuelle 🙂
J'espère simplement que vous avez pu percevoir les quelques enjeux de mon post, et que certains seront capables d'y répondre.
En vous remerciant par avance,
Bon, d'abord, même si je crois qu'il est bon d'être réaliste, il faut arrêter de croire que les admissibles à l'ENS, et a fortiori les admis, sont des prodiges. Ca n'est pas vrai, et le croire contribue à laisser les places aux lycées du Quartiers latin.

Pour le reste, si tu vas vers la philosophie et que tu veux en vivre, tu as besoin de deux choses : un sujet de recherche pour le mémoire de master (voire pour un doctorat plus tard, mais là, ça commence à être loin) et une maîtrise de la dissertation et du commentaire qui te permet d'avoir le CAPES ou l'agrégation.

Aller directement à la fac en L3 te permettrait de mieux saisir les orientations de recherche de l'université dans laquelle tu trouves, ainsi que de mettre le nez dans la littérature secondaire (ce qu'on ne fait pas en khâgne). Bref, ça te permettrait de rentrer plus facilement dans la recherche, sachant que dans certaines universités, on doit produire un mémoire dès le M1.

En revanche, continuer en khûbe te permettrait d'améliorer ta pratique de la dissertation et du commentaire, puisque ce sont les deux exercices canoniques de la prépa comme de l'agrèg. Et les équivalences sont automatiques dans l'immense majorité des cas…

Dès lors, si tu as envie de khûber et que le lycée l'accepte (le niveau exigé est différent selon les lycées, donc je ne peux rien en dire), je ne vois pas pourquoi tu devrais partir directement à la fac.

J'espère avoir pu t'aider. Bon courage pour la fin d'année, et essaye tout de même de l'avoir, ce foutu concours !
Bonjour Alexandre,
Un deuxième conseil qui va dans le même sens que celui de Artz. Tu sembles vraiment avoir envie de khûber. Alors, je te conseille de le faire. Tu n'as vraiment rien à y perdre, au contraire.
Tu dis n'avoir aucune chance d'être admissible. Déjà on ne sait jamais. Moi aussi j'avais demandé à khûber parce que j'aimais la khâgne. Et j'ai été admissible cette troisième année (…et l'année suivante, eh oui, quelquefois on s'obstine bêtement…), pas avant, avec quelques autres dans mon cas. Je précise que je n'étais pas un phare.
Et quand bien même on n'est pas admis, ce qui fut mon cas, on entre en fac en quatrième année. Et c'est toujours ça de gagné.
De mon temps, il n'y avait pas d'équivalence et j'avais passé la licence (L3 d'aujourd'hui) en vitesse à la session de septembre. Simple formalité, mais je ne sais pas si aujourd'hui c'est la même chose.
Je n'aimais pas la fac, donc je ne m'y suis pas éternisée.
Certaines UFR demandent aux étudiants de passer des examens avant de leur accorder les équivalences, mais je n'ai jamais entendu parler de ces pratiques en philosophie.
En tant qu'ancienne khûbe, je ne peux que t'inciter à la plus grande vigilance au sujet des équivalences. Il faut les choses soient claires, car officiellement, les crédits de cette année sont considérés comme un redoublement de L2.
SAUF si tu t'inscris en L3 à la fac, et là ça dépend des universités, chacune est autonome et a les accords qu'elle veut, officiels ou non, avec la prépa, et encore …
Personnellement, j'étais à Nancy et la fac ne m'a rien demandé après l'inscription, mais c'est après, en M1 à Strasbourg, qu'il a fallu argumenter avec l'administration.
En effet, tu n'auras pas de Licence -sauf si tu refais une L3 ailleurs, encore une fois ça dépend des universités- mais tu peux, comme moi, être pris en M1 sans grande difficulté de la part des profs, qui connaissent le niveau des prépas. Le problème, c'est l'administration.
Surtout si tu entres en M1 dans une autre université que celle où tu étais inscrit en L3. Ou si tu postules pour Erasmus ou un échange universitaire, où les gens ne te prendront pas sur tes bonnes notes aux concours de l'ENS ^^
Le mieux, c'est de voir avec le responsable de Master pour qu'il/elle signe un certificat d'intégration d'études validant noir sur blanc 180 ECTS.
Compliqué ?
Perso je préfère Mallarmé 😜
D'ailleurs, pour l'étranger, c'est absolument incompréhensible les équivalences…