Le texte théâtral est-il suffisant pour monter un spectacle ?

Entraide scolaire

75 réponses · Page 2 / 4

Parfois aussi la mise en scène est impossible et le texte et donc indispensable comme pour Lorenzaccio de Musset ou Un spectacla dans un fauteuil.
Bonjour les gens 🙂
j'ai un petit problème je n'ai aucune idée d'ouverture pour ma dissert, le thème est " le texte théâtral est-il suffisant en lui même pour monter un spectacle ?! "

Mon développement est le suivant ( je met juste mon plan )
I / Lors de la lecture d’un texte théâtral, il contient déjà quelques informations sur ses moyens de représentation.
II / Le texte théâtral garde ses limites dans sa capacité à produire sa propre mise en scène.
III / La représentation du texte théâtral est déterminer pour la réécriture qu’en fait le metteur en scène.

Pour ma conclusion j'ai mis ça :
"Le texte théâtral possède donc de nombreux éléments qui renseignent sur sa vocation a être représenter et apporte des précisions sur sa mise en scène potentielle. Cependant la représentation dépasse le texte théâtral et celui-ci ne renferme pas tout les moyens de sa mise en scène.
Si le dramaturge est l’inventeur du texte théâtral il est évident que c’est le metteur en scène qui est l’inventeur de sa représentation."

et a partir de la je ne sais pas vers ou me dirigé pour faire une bonne ouverture, qui terminer bien mon devoir :/ Si vous avez juste une petite idée que je puisse développée moi meme ça m'arrangerais un petit peu 🙂
Merci d'avance
Bonjour,

Il me semble important de comprendre tous les mots du présent sujet !
- Le texte "théâtral"…. Pas vaine cette énonciation.

N’incline-t-elle pas déjà a le concevoir différemment que celui dit littéraire, en général ?

Le théâtre, si l’on s’en tient à l’étymologie grecque ‘thea, issu de thawa’ action de contempler, a la même racine que – théorique, théorie, théoricien, théorème et Thaumaturge (faiseur de miracle). Autrement dit c’est le lieu ou l’homme s’étudie, se regarde de haut, surplombe son enveloppe, c’est la visualisation de l’âtre <foyer, pas vain ce mot à l’intérieur de cet édifice, comme les trois coups du « brigadier», - signifiant : Ici et maintenant & en ordre ; le Jardin et la Cour (côté des coulisses) - JC- qu’on dit aisément être Jésus-Christ – "l’homme, ce vivant étant appelé à devenir Divin/purifié" : pourquoi les loges sur les fameux côtés ? Parce qu’elles sont réservées aux personnes ‘sachant/initiées ou lettrées’, pouvant faire l’éloge du texte, etc…

Le théâtre se veut une vue plus haute, et pas hautaine, à la façon de Dieu (Théo)… Théo + âtre = Théâtre !

Chaque vie aboutit à une mort, c’est donc la trame générale du théâtre (qui lui comprend différentes expressions/registres dont aussi la comédie). Bien.

Le texte théâtral invite à se comprendre personnellement, mais de manière aussi universelle <il invite à la comparaison> ; à exprimer une vision, celle d’un partage entre auteur et spectateurs. Les autres formes littéraires n’impliquent pas le « spectacle » mais l’échange personnel, ou l’imaginaire de l’autre est une part de la communion.

Sa forme ne peut donc pas être la même. Rappelez-vous, pour vous en convaincre, que chaque livre/texte ou film a besoin d’une « adaptation » sorte de ré-écriture pour espérer être « représenté » au théâtre.

Bien évidemment que le metteur en scène est essentiel, quoiqu’il en soit, même s’il se tient au texte à la virgule près, il imprime son encre, sa touche ; il ajoute un prisme à la création de départ.. Idem pour les comèdiens qui eux épousent le texte, mais se coagulent à la vision du metteur en scène, cet "orchestrateur"..

Il vous est demandé la différence entre la littérature en général et celle théâtrale ! C’est la mise en forme et la notion de participation ou de partage qui diffèrent. Il faut ressentir une vue ‘distanciée, voire aérienne’ – nous ne sommes pas deux : l’émetteur et le lecteur, mais on doit ressentir une certaine ampleur de la géographie momentanée que les spectateurs vont partager. L’intimité ne peut être la même !

Le texte théâtrale devrait donc suffire à monter un spectacle, le décor pouvant gêner l'écriture et les costumes pouvant contrevenir à l'idée de l'auteur. Saisissez-vous cela ? Je ne suis pas certaine de vous éclairer comme il le faudrait !!!
Bonjour,
Voila, je suis en première L, et j'ai à rendre pour la semaine prochaine la dissertation suivante :

Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même, pour monter un spectacle ?


Voila ce que j'ai cherché (et trouvé) pour le moment :

Texte théâtral : Littérature, dialogues, didascalies

Monter un spectacle : metteur en scène, acteurs, lumières, décors


I - Le texte théâtral, origine de toute représentation est essentiel et peut se suffire à lui-même

a) L'intrigue.
Souvent publié avant la représentation, le texte théâtral contient toute l'intrigue de la pièce, sa structure, à travers les dialogues.
Exemple de Phèdre, pratiquement entièrement faite de dialogue, cette pièce est un exemple parfait : à travers les paroles des personnages, on devine les mouvements de scène
" Voila mon coeur : c'est là que ta main doit frapper " (Acte II, scène 6)


b) Didascalies.
Les didascalies, partie intégrante du texte théâtral, peuvent également jouer un rôle important dans la mise en scène d'une oeuvre.
Ex Ruy blas, didascalies très abondantes, et longues descriptions des décors et costumes qui guident la mise en scène de bout en bout.


c) Toutes les pièces ne sont pas destinées à être jouées
Musset, On ne badine pas avec l'amour, pièce uniquement destinée à être lue.
Parfois, la mise en scène s'avère presque impossible pour certaines pièces qui doivent être aménagées. Rhinocéros de Ionesco ou Lorenzaccio de Musset.



II - Il possède cependant ses limites

a) Pièces sans didascalies qui laissent un vide que le metteur en scène doit combler
Ex : Tragédies classiques comme Andromaque.


Maintenant, à partir d'ici, je bloque complètement. Le théâtre n'est vraiment pas mon sujet préféré --'
Auriez-vous des pistes de réflexion sur lesquelles réfléchir pour compléter le deuxième axe, et peut-être amorcer le troisième ?
Bonjour à la communauté d'Etudes littéraire!

Voilà, je dois rendre la première dissertation de mon existence Jeudi prochain, et je voudrais carburer si vous voyez ce que je veux dire…

Le sujet est le suivant:
Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même pour monter un spectacle?

Et comme " Pas de travail personnel = pas d'aide ", voici mes pistes:

Je compte faire un plan dialectique:
- Oui, le texte théâtral est suffisant. ( didascalies et ponctuation )
- Non, le texte théâtral n'est pas suffisant. ( Nécessité de mise en scène --> Comedia Dell' arte (lazzi), interprétation du comédien, vécu du spectateur qui répond ou non au spectacle proposé ce qui peut être déterminant pour le succès du spectacle )
- Je pense que le texte est une base du spectacle qui doit être complétée par d'autres éléments, d'où l'universalité de la pièce.

Vous le voyez, je manque un peu d'arguments pour la première partie.
De plus, si des éléments de réponse sont erronés, j'aimerais que vous me le fassiez savoir, et si possible, que vous m'en apportiez des nouveaux.
Enfin, je manque un peu d'exemples littéraires.

Pour l'inauguration de ma première dissertation, je m'en remets à vous.

*Salut bien bas et s'en va* (Ha! Ca rime! =D )
Bonsoir Antoine!

Ahah la grande première : la dissertation!

Juste une petite note : tu parles de l'universalité de la pièce. Mais une pièce est-elle forcément réinterprétable et compréhensible de manière universelle?
Pour te donner un exemple : Roméo et Juliette de Shakespeare. Tout le monde connait l'histoire des deux amants aux familles rivales et leur fin tragique. ça, c'est le canevas universel. Seulement lorsque l'on se penche sur le texte, il y a beaucoup de choses qui devaient faire rire le publique de l'époque (blagues graveuleuses, allusions etc) mais qui sont difficilement traduisibles : problème de la langue d'origine: on perd beaucoup au sens.
autre exemple tiré du Malade Imaginaire de Molière : le personnage utilise des clysthères si ma mémoire est bonne. Je doute que grand monde dans la salle aujourd'hui comprenne de quoi il s'agit… Le fait que le personnage du malade parle de se mettre un clysthère dans l'arrière train devait bien faire rire les spectateurs contemporains de Molière (c'est un genre de suppo avant l'heure je crois). Aujourd'hui personne ne comprend!
Donc on ne rit pas des mêmes choses hier et aujourd'hui..
Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même pour monter un spectacle?
J'ai envie de répondre facétieusment : ben non, il faut aussi des comédiens, il faut surtout des comédiens, car on a vu des pièces sans texte (comme le Bal), on n'a jamais vu de pièces sans comédien du tout… En plus des comédiens, il faut aussi un peu d'argent, ça aide !

Il y a un point à creuser dans ma petite plaisanterie : l'existence de spectacles sans texte.
Le mot théâtre vient d'un verbe grec qui signifie voir : au théâtre, il faut donner à voir, à voir des corps en mouvement, des décors, des costumes, des effets spéciaux (déjà dans le théâtre antique), bref, on peut donner à voir sans texte, même si le texte permet de mieux suivre l'action.
Bref, pour monter un spectacle, le texte n'est ni nécessaire ni suffisant, mais j'ai comme l'impression que ce n'est pas ce que l'on veut vous faire dire.
Je ne pense pas qu'on veuille vous faire écrire qu'il faut aussi des décors, des costumes, une estrade, voire une salle. Je pense que l'on veut vous faire dire, comme vous l'avez compris, qu'il faut ajouter au texte les didascalies, absentes jusqu'au XVIIe siècle, bref, dépasser l'étroite lettre du texte pour donner chair, dépasser l'explicite pour faire sentir l'implicite.
Heu… Oui tu as surement raison Delia! ^^'
Et puis je ne vois pas quel plan je pourrais appliquer en répondant par un "non" catégorique! = /

Et Titania, effectivement, je pense que je changerai le terme "universalité" par "intemporalité" conformément à la donnée géographique! 🙂

Et sinon avez vous des éléments de réponses en plus? Car ma première partie va être difficilement développable!
Il me semble que l'intemporalité est hors sujet.
Le sujet concerne l'objet d'étude, le théâtre, texte et représentation. Sa formulation maladroite et ambigüe doit pas faire perdre de vue qu'il s'agit de s'interroger sur les rapports du texte et de la représentation : doit-on jouer le texte à l'italienne (en le récitant sans jouer), doit-on le jouer ? Mais en jouant, n'ajoute-t-on pas des nuances imprévues de l'auteur ? Pourquoi Beckett a-t-il formellement interdit que l'on joue ses pièces dans une mise en scène différente de celle de la création ?
Ha voilà ce que je voulais! J'avais déjà entendu parler d'un théâtre où on ne jouait pas! J'ai fais des recherches sur internet, mais rien. Comment s’appelle ce théâtre? "A l'italienne" ou y a-t-il un autre nom?
Je vais aussi faire des recherches sur ce fameux Beckett.
Ha et au fait, une connaissance m'a parlé du "théâtre de fauteuil", j'ai tapé ça sur internet et je suis tomber sur des sites de ventes de fauteuils de théâtre donc je me demandais s'il ne m'avait pas raconté du pipo… ^^'
Antoine Lebailly a écrit : Ha voilà ce que je voulais! J'avais déjà entendu parler d'un théâtre où on ne jouait pas! J'ai fais des recherches sur internet, mais rien. Comment s’appelle ce théâtre? "A l'italienne" ou y a-t-il un autre nom?
Mais que vient faire le théâtre à l'italienne ici ?? As-tu vérifié le sens de ce terme ? 🙄
Antoine Lebailly a écrit : Ha et au fait, une connaissance m'a parlé du "théâtre de fauteuil", j'ai tapé ça sur internet et je suis tomber sur des sites de ventes de fauteuils de théâtre donc je me demandais s'il ne m'avait pas raconté du pipo… ^^'
De l'intérêt des guillemets lors de recherches sur Internet. Cela t'aurait évité quelques désagréments 😀
Oui, une petite recherche (bien faite !) sur le "théâtre de fauteuil" te donnera facilement des pistes.
Bah l’intérêt du "théâtre à l'italienne" dans mon sujet, d'après les informations que j'ai, c'est qu'il n'y a pas de jeu d'acteur, les comédiens ne se basent donc que sur le texte!
As-tu cherché une définition ?
Le théâtre à l'italienne n'est pas un type de jeu théâtral, c'est un bâtiment.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_%28%C3%A9difice%29#Th.C3.A9.C3.A2tre_.C3.A0_l.27italienne
Ahem… Merci, la preuve qu'il faut vérifier les informations, même sur Etudes littéraires…

Soit, pour résumer…

I. Oui: Didascalies; ponctuation; théâtre de fauteuil.
II. Non: Mise en scène; décors; interprétation du comédien; spectacle réussi si cette interprétation répond à un vécu du spectateur; si on ne se basait que sur le texte, la pièce serait lasserait le public.
III: Compromis: Le texte est une base qu'il faut compléter, ce qui participe de l'interprétation et de l'actualisation de la pièce.

Seulement, j'hésite, ne pourrais-je pas remplacer mon III par "Le texte n'est ni suffisant ni nécessaire étant donné qu'on a déjà vu des spectacles d'improvisation tels la Commedia Dell'arte."

:/
L'expression théâtre dans un fauteuil n'existe pas ; par contre Musset a baptisé spectacle dans un fauteuil un recueil de textes dialogués, mais injouables car ne tenant aucun compte des contraintes matérielles d'une représentation au XIXe siècle.

Un théâtre à l'italienne est bien une salle dont les sièges sont disposés en demi-cercle, sur plusieurs étages.
Mais j'avais parlé de lecture à l'italienne, une italienne dans le jargon des professionnels, qui consiste à filer le texte, c'est-à-dire à le réciter sans le jouer. C'est l'étape préalable à la mise en scène : on ne calcule les déplacements que lorsque les comédiens maitrisent le texte.

Pour en revenir au sujet, il revient à se demander si l'on peut se contenter de jouer le texte et rien que le texte, ou si on peut broder et interpréter.
Ne jouer que le texte : c'est la volonté formelle de Beckett, qui suppose qu'il y ait des didascalies nombreuses et précises.
Interpréter : c'est nécessaire quand les didascalies sont absentes (cas du théâtre classique), mais cela peut se faire même en présence de didascalies.
Exemple : le Mariage de Figaro, dont Beaumarchais décrit avec précision les décors, les mouvements des comédiens et jusqu'aux costumes. Figaro doit porter une résille à l'espagnole.
A la Comédie Française : années 1960, tout y est la résille, le lit de la Comtesse, le décor.
Représentations du bicentenaire, 1989 : Figaro n'a plus de résille et porte pantalon (le voici sans-culotte), le décor est réduit à quelques portants, mais la Comtesse a toujours un lit et les costumes sont des costumes historiques.
2012 : costumes modernes, plus de décors, remplacés par un jeu de stores, la Comtesse n'a plus de lit et on ne chante pas le vaudeville final.
Si précis que soit un texte, le metteur en scène peut toujours y ajouter : en 1989, l'idée directrice était de souligner le lien entre la pièce et la Révolution ; en 2012, l'idée directrice est de mettre l'accent sur le féminisme sous-jacent du texte.
(Je précise que je ne préfère aucune de ces trois mises en scène : chacune a son charme et son intérêt.)

A bien y réfléchir, il me semble que la question de la représentation sans texte, (qu'il s'agisse de la Commedia dell'arte où il y a bien un texte, mais improvisé par les acteurs, ou de la pièce absolument sans texte, comme le Bal de grande mémoire), ou bien l'opinion d'Artaud selon laquelle le théâtre occidental est centré sur le texte alors que d'autres théâtres sont centrés sur le geste, ces deux questions sont hors-sujet, malgré tout leur intérêt.

Donc, le texte peut suffire, mais il suffit rarement.
Merci à tous pour vos conseils! Je viens de terminer ma dissertation, seriez-vous intéressés de la lire ou non? Je fais ça par politesse pour que vous voyiez à quoi ont servit vos informations. 🙂
Seulement, pour ajouter un peu plus de précision à mon travail, pourrais-tu développer tes informations sur Samuel Beckett s'il te plaît? Tu as l'air de bien t'y connaitre dans le domaine 🙂
Antoine Lebailly a écrit : Je viens de terminer ma dissertation, seriez-vous intéressés de la lire ou non?
Oui, pourquoi pas… mais je ne garantis pas une réaction immédiate !
Le théâtre est un genre à part dans le domaine de la littérature.
Bien qu’étant un texte, son étymologie latine « theatrum », qui signifie « lieu où l’on regarde » suppose que ce texte doit être joué par des comédiens.
Aristote disait d’ailleurs que la difficulté du théâtre reposait sur sa capacité à « imiter » l’Homme en reproduisant ses actions : la mimesis.
Cependant, si l’on s’en tient à cette définition du théâtre, on pourrait affirmer comme Diderot dans Les Entretiens sur le fils naturel : « la représentation de celle-ci vous a plu, il ne m’en faut pas davantage ». Et si l’on approfondit cet avis, on pourrait affirmer que ce genre littéraire n’aurait de valeur que dans sa représentation, et que le texte en lui-même serait dérisoire.
On peut alors se demander quelle est la valeur du texte théâtral. Est-il suffisant en lui-même pour assurer un spectacle ?
Il convient donc d’étudier les deux opinions qui s’opposent sur ce sujet afin d’établir une conclusion sur la place du texte dans la représentation d’une pièce de théâtre.

Si l’on s’imagine la difficulté de jouer une pièce où le respect de chaque mot et de chaque vers demande un travail de mémorisation colossale, il faut aussi s’imaginer celle de jouer une pièce sans aucun texte.
C’était le cas de la Commedia Dell’arte. Il s’agit d’un spectacle de rue qui connut un succès remarquable jusqu’au 18e siècle. Tout le travail des acteurs reposait sur une improvisation totale, des calembours grotesques, des mimiques, mais aussi une forte capacité d’adaptation aux autres comédiens.
Cet art de l’improvisation prouve que le spectacle est possible et réalisable en l’absence de texte. Mais il mettait aussi en avant la qualité d’acteur du comédien, car que l’on soit maitre ou valet, quand on allait voir la Commedia Dell’arte, ce n’était pas pour écouter des rimes touchantes ou satiriques, mais pour rire d’une situation cocasse.
De plus, les pièces comiques mettent en scène des quiproquos ou des espionnages. Ces situations, souvent accompagnées de stichomythies, sont difficilement adaptables à la lecture. En effet, les changements rapides de personnages sont difficiles à imaginer pour le lecteur.
On peut penser à une scène difficilement visualisable dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais, où Don Bazile, présumé souffrant, arrive chez Bartholo alors que le Comte Almaviva est déguisé en élève du maitre à chanter. S’ensuit alors une succession de stichomythies très difficile à suivre pour le lecteur, alors que le spectateur comprendrait très bien la situation en la voyant jouée. Mais cette affirmation est aussi confirmable dans Dom Juan de Molière quand le libertin est entouré de Charlotte et Mathurine. Il y a alors un jeu de messes basses difficile à suivre pour le lecteur, alors que la scène est assurément comique lorsqu’elle est jouée.
Le texte peut ne pas retranscrire la rapidité du rythme, ou sa musicalité, puisque chaque lecture est une interprétation personnelle de son lecteur.
L’interprétation a en effet une place importante dans la représentation d’une pièce. Si l’on se contente de lire les répliques comme une lecture à l’italienne, ce n’est pas un spectacle, car le théâtre se joue, se vit. Et si le comédien n’interprétait pas le texte qu’il a dut mémoriser, il n’y aurait aucun intérêt à aller au théâtre.
De plus, si l’on n’interprétait pas le texte, toutes les représentations seraient identiques, et l’on se lasserait de la pièce.
Enfin, l’interprétation accorde une intemporalité à la pièce, puisqu’il s’agit d’actualiser les propos de l’auteur à son temps, le but du théâtre étant du parler aux spectateurs.
On peut penser aux différentes interprétations de Tartuffe, qui témoignent de cette grande capacité d’adaptation du théâtre à travers le temps. Alors qu’au 18e siècle, Augé poussait le rôle de Tartuffe à la limite de l’obscénité, Louis Jouvet préfère, en 1950, incarner un Tartuffe réellement pieux et torturé par sa tentation, alors que Roger Planchon, en 1973, propose un Argon homosexuel, éprouvant une inconsciente attirance pour Tartuffe, tandis qu’Antoine Vitez, en 1978, présente une Elmire attirée par Tartuffe.
Pour que le spectacle soit réussit, il faut donc qu’il ait touché le spectateur, qui comprendra ou non les propos de l’auteur en fonction de son vécu et de l’interprétation du metteur en scène, or, cela ne relève pas du texte.
L’étymologie de « spectacle » vient du latin « spectare » qui signifie « regarder », il faut donc rajouter quelque chose au texte afin que le spectateur puisse avoir quelque chose à regarder et que la pièce captive son attention visuelle. Le texte ne peut donc pas assurer tous les critères requis dans un spectacle.

Cependant, d’autres pensent que le texte contient toutes les informations nécessaires à l’interprétation de la pièce et de ses personnages.
Les didascalies proposent en effet des informations de mises en scène. On peut penser à Lorenzaccio d’Alfred de Musset, quand à l’acte II scène 6, l’auteur nous informe que le Duc est à demi nu, que Tebaldeo fait son portrait et que Giomo joue de la guitare. Cependant, les didascalies peuvent aussi indiquer des déplacements, comme dans Le mariage de Figaro de Beaumarchais, quand il est précisé que la Comtesse « recule » en criant « Ah ! ciel. » quand Chérubin est démasqué.
Mais alors que les didascalies offrent des informations sur la mise en scène de la pièce, la ponctuation permet de préciser le ton des personnages ainsi que leurs émotions.
En effet, la ponctuation, comme dans tout texte, endosse un rôle important au théâtre. Il s’agit de donner de subtiles nuances au ton d’un personnage. La présence de points de suspensions peut indiquer la frayeur ou l’anxiété. Les points d’interrogation, d’exclamation et les virgules suffisent donc à jouer le texte correctement. De plus, certains auteurs ont préféré se consacrer à la beauté du verbe plutôt qu’à la mise en scène de leur pièce.
Ce fut le cas de Racine, qui souhaita que la parole fût la substance même du théâtre. Ses textes insistent sur la musicalité de l’alexandrin plutôt que sur la représentation de l’action. Certains ont même poussé l’audace jusqu’à créer des pièces n’étant pas destinées à la scène. Un spectacle qui se lit.
C’est Alfred de Musset qui écrira Spectacle dans un fauteuil, une œuvre dont les nombreuses didascalies permettent au lecteur d’imaginer la scène, au risque de dénaturer la facilité de compréhension de la lecture. Victor Hugo aussi créera le Théâtre en liberté et adoptera la même attitude en préférant confier au texte ce qu’il appelait « ce théâtre idéal que tout homme a dans l’esprit ». C’est car la poésie se distingue de l’action qu’elle se prête mieux à la lecture. Elle peut même devenir une difficulté pour la mise en scène en raison de la longueur des tirades qui conduisent à un spectacle parfois statique et mal adapté aux attentes du public. La parole poétique suscite le rêve qui ne peut se heurter à la matérialité de la scène ou au jeu de l’acteur.

Il faut donc considérer le texte théâtral comme une base, cependant l’interprétation de ce texte et le jeu des acteurs seront déterminant quant à la réussite du spectacle, car chaque mise en scène ouvre une lecture possible d’une vérité partielle que le texte contient. En effet, un texte peut avoir plusieurs interprétations. Il ne faut donc pas se limiter à la lecture du texte comme le voulait Samuel Beckett.
C’est ce que Maurice Descot précise dans Les grands rôles du théâtre de Molière quand il parle de L’Avare, ne sachant s’il fallait jouer l’Avare de Leloir ou celui de Coquelin, qui étaient respectivement des interprétations drôles ou effrayantes. En effet, Leloir montrait un avare dont les menaces faisaient trembler alors que Coquelin proposait une interprétation qui devait susciter le rire sans réserve.

On peut donc conclure en affirmant que le texte est essentiel à l’œuvre, il est la source de toutes les représentations possibles. Mais seul, le texte n’exprimera pas les idées de son auteur convenablement, il faut que le texte soit vécut par l’acteur, en déplaise à Diderot, afin qu’il tende vers un idéal de perfection.
Il ne faut pas réduire les œuvres théâtrales à des œuvres uniquement lues, pour lesquelles la représentation ne serait qu’un surcroît. Car la représentation d’une pièce est sa finalité, car l’œuvre est faite pour être représentée. C’est un achèvement, le moment où enfin l’œuvre est pleinement elle-même.
Le théâtre est donc une création continue et intemporelle de par sa flexibilité dans son interprétation.
Je me contente de relever les erreurs factuelles, nombreuses.
Je vous signale cependant que les idées se suivent sans s'enchainer, qu'il y a des redites : il faudrait mettre de l'ordre.
Antoine Lebailly a écrit :Le théâtre est un genre à part dans le domaine de la littérature.
Bien qu’étant un texte, son étymologie latine « theatrum »,
étymologie grecque, translittérée en théatron. C'est ici que vous devez mentionner spectare, regarder.
qui signifie « lieu où l’on regarde » suppose que ce texte doit être joué par des comédiens.
Aristote disait d’ailleurs que la difficulté du théâtre reposait sur sa capacité à « imiter » l’Homme en reproduisant ses actions : la mimesis.
Aristote définit le théâtre par la mimésis, imitation des actions, qu'il oppose à la diégésis, le récit. L'Iliade est une diégésis, Antigone une mimésis.
.
Cependant, si l’on s’en tient à cette définition du théâtre, on pourrait affirmer comme Diderot dans Les Entretiens sur le fils naturel : « la représentation de celle-ci vous a plu, il ne m’en faut pas davantage ». Et si l’on approfondit cet avis, on pourrait affirmer que ce genre littéraire n’aurait de valeur que dans sa représentation, et que le texte en lui-même serait dérisoire.
On peut alors se demander quelle est la valeur du texte théâtral. Est-il suffisant en lui-même pour assurer un spectacle ?
Il convient donc d’étudier les deux opinions qui s’opposent sur ce sujet afin d’établir une conclusion sur la place du texte dans la représentation d’une pièce de théâtre.

Si l’on s’imagine la difficulté de jouer une pièce où le respect de chaque mot et de chaque vers demande un travail de mémorisation colossale, il faut aussi s’imaginer celle de jouer une pièce sans aucun texte.
C’était le cas de la Commedia Dell’arte. Il s’agit d’un spectacle de rue qui connut un succès remarquable jusqu’au 18e siècle. Tout le travail des acteurs reposait sur une improvisation totale, des calembours grotesques, des mimiques, mais aussi une forte capacité d’adaptation aux autres comédiens.
Cet art de l’improvisation prouve que le spectacle est possible et réalisable en l’absence de texte. Mais il mettait aussi en avant la qualité d’acteur du comédien, car que l’on soit maitre ou valet, quand on allait voir la Commedia Dell’arte, ce n’était pas pour écouter des rimes touchantes ou satiriques, mais pour rire d’une situation cocasse.

Le passage en italiques n'est pas de vous, c'est un copier/coller qui se voit à cent mètres. Aucun élève ne parle spontanément de rimes touchantes ou satiriques !
De plus, les pièces comiques mettent en scène des quiproquos ou des espionnages. Ces situations, souvent accompagnées de stichomythies, sont difficilement adaptables à la lecture. En effet, les changements rapides de personnages sont difficiles à imaginer pour le lecteur.
On peut penser à une scène difficilement visualisable dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais, où Don Bazile, présumé souffrant, arrive chez Bartholo alors que le Comte Almaviva est déguisé en élève du maitre à chanter

Passage incompréhensible à qui ne connait pas la pièce. Reprenez-le plus clairement.
S’ensuit alors une succession de stichomythies très difficile à suivre pour le lecteur, alors que le spectateur comprendrait très bien la situation en la voyant jouée. Mais cette affirmation est aussi confirmable dans Dom Juan de Molière quand le libertin est entouré de Charlotte et Mathurine. Il y a alors un jeu de messes basses difficile à suivre pour le lecteur, alors que la scène est assurément comique lorsqu’elle est jouée.
Le texte peut ne pas retranscrire la rapidité du rythme, ou sa musicalité, puisque chaque lecture est une interprétation personnelle de son lecteur
.
Le passage en italiques ne se raccorde pas à votre texte. C'est du pur charabia : un texte qui ne retranscrit pas la rapidité du rythme, cela n'a pas de sens.
L’interprétation a en effet une place importante dans la représentation d’une pièce. Si l’on se contente de lire les répliques comme une lecture à l’italienne, ce n’est pas un spectacle, car le théâtre se joue, se vit. Et si le comédien n’interprétait pas le texte qu’il a dut mémoriser, il n’y aurait aucun intérêt à aller au théâtre.
De plus, si l’on n’interprétait pas le texte, toutes les représentations seraient identiques, et l’on se lasserait de la pièce.
Enfin, l’interprétation accorde une intemporalité à la pièce, puisqu’il s’agit d’actualiser les propos de l’auteur à son temps, le but du théâtre étant du parler aux spectateurs.
Le passage en italiques est incompréhensible.
On peut penser aux différentes interprétations de Tartuffe, qui témoignent de cette grande capacité d’adaptation du théâtre à travers le temps. Alors qu’au 18e siècle, Augé poussait le rôle de Tartuffe à la limite de l’obscénité, Louis Jouvet préfère, en 1950, incarner un Tartuffe réellement pieux et torturé par sa tentation, alors que Roger Planchon, en 1973, propose un Argon homosexuel, éprouvant une inconsciente attirance pour Tartuffe, tandis qu’Antoine Vitez, en 1978, présente une Elmire attirée par Tartuffe.
Ce passage n'est pas de vous… sauf le mélange d'Orgon et d'Argan qui vous fait écrire Argon. Détail qui vous trahit : vous ne connaissez pas la pièce. A moins qu'il ne s'agisse d'une faute de frappe…
Pour que le spectacle soit réussit, il faut donc qu’il ait touché le spectateur, qui comprendra ou non les propos de l’auteur en fonction de son vécu et de l’interprétation du metteur en scène, or, cela ne relève pas du texte.
Paragraphe incompréhensible.
L’étymologie de « spectacle » vient du latin « spectare » qui signifie « regarder », il faut donc rajouter quelque chose au texte afin que le spectateur puisse avoir quelque chose à regarder et que la pièce captive son attention visuelle. Le texte ne peut donc pas assurer tous les critères requis dans un spectacle.
Déjà dans l'introduction. Ne vous répétez pas, regroupez vos remarques.
Cependant, d’autres pensent que le texte contient toutes les informations nécessaires à l’interprétation de la pièce et de ses personnages.
Les didascalies proposent en effet des informations de mises en scène. On peut penser à Lorenzaccio d’Alfred de Musset, quand à l’acte II scène 6, l’auteur nous informe que le Duc est à demi nu, que Tebaldeo fait son portrait et que Giomo joue de la guitare.
A d'autant plus forte raison que Musset ne destinait pas Lorenzaccio à la scène. La pièce était injouable, et pour que Sarah Bernhard puisse la jouer, il a fallu la réécrire. C'est au XXe siècle seulement qu'elle a pu être interprétée comme elle avait été écrite, car alors les spectateurs sont habitués aux mises en scène stylisée, à l'absence de décor, au plateau nu.
Cependant, les didascalies peuvent aussi indiquer des déplacements, comme dans Le mariage de Figaro de Beaumarchais, quand il est précisé que la Comtesse « recule » en criant « Ah ! ciel. » quand Chérubin est démasqué.
Mais alors que les didascalies offrent des informations sur la mise en scène de la pièce, la ponctuation permet de préciser le ton des personnages ainsi que leurs émotions.
Si vous voulez… Il me semble que la ponctuation est un peu hors sujet. En tous cas, la ponctuation ne peut pas et n'a jamais pu donner de subtiles nuances au ton d'un personnage. (C'est de vous, cela ?) Les subtiles nuances, c'est la direction d'acteurs qui les donne !
En effet, la ponctuation, comme dans tout texte, endosse un rôle important au théâtre. Il s’agit de donner de subtiles nuances au ton d’un personnage. La présence de points de suspensions peut indiquer la frayeur ou l’anxiété. Les points d’interrogation, d’exclamation et les virgules suffisent donc à jouer le texte correctement. De plus, certains auteurs ont préféré se consacrer à la beauté du verbe plutôt qu’à la mise en scène de leur pièce.
Ce fut le cas de Racine, qui souhaita que la parole fût la substance même du théâtre. Ses textes insistent sur la musicalité de l’alexandrin plutôt que sur la représentation de l’action.
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Du temps de Racine, la scène était encombrée de spectateurs, et l'aire de jeu était très réduite. Disposition favorable au tête-à-tête, mais interdisant les mouvements d'ensemble.
Certains ont même poussé l’audace jusqu’à créer des pièces n’étant pas destinées à la scène. Un spectacle qui se lit.
C’est Alfred de Musset qui écrira Spectacle dans un fauteuil, une œuvre
Là, vous auriez dû vous renseigner : Spectacle dans un fauteuil est le titre d'un recueilde trois textes, La Coupe et les Lèvres, À quoi rêvent les jeunes filles,deux textes dialogués dont le second est parfaitement jouable et a été joué, et Namouna qui est une diégésis en vers.
dont les nombreuses didascalies permettent au lecteur d’imaginer la scène, au risque de dénaturer la facilité de compréhension de la lecture.
Il faudrait avoir lu le texte pour pouvoir en parler.

Victor Hugo aussi créera le Théâtre en liberté et adoptera la même attitude en préférant confier au texte ce qu’il appelait « ce théâtre idéal que tout homme a dans l’esprit ». C’est car la poésie se distingue de l’action qu’elle se prête mieux à la lecture. Elle peut même devenir une difficulté pour la mise en scène en raison de la longueur des tirades qui conduisent à un spectacle parfois statique et mal adapté aux attentes du public. La parole poétique suscite le rêve qui ne peut se heurter à la matérialité de la scène ou au jeu de l’acteur.

Il faut donc considérer le texte théâtral comme une base, cependant l’interprétation de ce texte et le jeu des acteurs seront déterminant quant à la réussite du spectacle, car chaque mise en scène ouvre une lecture possible d’une vérité partielle que le texte contient. En effet, un texte peut avoir plusieurs interprétations.
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Il ne faut donc pas se limiter à la lecture du texte comme le voulait Samuel Beckett.
Pas du tout ! Beckett tenait à la représentation, et il écrivait des didascalies extrêmement précises. Son exigence était que la mise en scène de la création ne soit jamais modifiée. Une troupe qui avait eu le malheur de distribuer des femmes dans Vladimir et Estragon a su ce qu'il lui en coûtait : les ayant-droits de Beckett ont fait interdire les représentations.
C’est ce que Maurice Descot précise dans Les grands rôles du théâtre de Molière quand il parle de L’Avare, ne sachant s’il fallait jouer l’Avare de Leloir ou celui de Coquelin, qui étaient respectivement des interprétations drôles ou effrayantes. En effet, Leloir montrait un avare dont les menaces faisaient trembler alors que Coquelin proposait une interprétation qui devait susciter le rire sans réserve.
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On peut donc conclure en affirmant que le texte est essentiel à l’œuvre, il est la source de toutes les représentations possibles. Mais seul, le texte n’exprimera pas les idées de son auteur convenablement, il faut que le texte soit vécut par l’acteur, en déplaise à Diderot, afin qu’il tende vers un idéal de perfection.
N'en déplaise, je suppose… Mauvaise digestion du Paradoxe du comédien : Diderot pose que le comédien jouera d'autant mieux la colère qu'il n'est pas en colère, et qu'il jouera d'autant mieux l'amour qu'il n'est pas amoureux de sa partenaire… Cette conception est toujours en vigueur, on appelle cela composer un rôle. C'est contredit par Stanislavski, mais Stanislavski est loin de faire l'unanimité de la profession. Dans son autobiographie Cher moi le dramaturge et comédien Peter Ustinov l'étrille sévèrement.
Ne pas vivre le texte, ce serait plutôt la fameuse distanciation brechtienne, dont tout le monde parle mais que personne n'a jamais vue car elle est en fin de compte impossible.
Il ne faut pas réduire les œuvres théâtrales à des œuvres uniquement lues, pour lesquelles la représentation ne serait qu’un surcroît. Car la représentation d’une pièce est sa finalité, car l’œuvre est faite pour être représentée. C’est un achèvement, le moment où enfin l’œuvre est pleinement elle-même.
Le théâtre est donc une création continue et intemporelle de par sa flexibilité dans son interprétation.
La dernière phrase est inutile. Le devoir se conclut bien mieux par C’est un achèvement, le moment où enfin l’œuvre est pleinement elle-même.

Il vous reste donc du travail.
J'ai été sévère pour les copier/coller, parce que tout professeur attend d'un élève un travail personnel, et qu'il est profondément vexant d'être pris pour un minus habens.
Vous croyez vraiment que nous ne sommes pas capables de nous apercevoir que vous n'êtes pas l'auteur de ces belles phrases ?

Cela dit, je vous rappelle qu'il n'y a pratiquement pas de didascalies chez Molière, donc les comédiens et le metteur en scène sont libres de leur interprétation. Ce paragraphe sur les différentes façons de jouer Tartuffe ou Harpagon n'est donc pas à sa place dans la partie le texte suffit, mais plutôt dans la partie le texte ne suffit pas. Bien entendu, votre professeur ne pourra jamais croire que vous avez vu jouer Jouvet ou Planchon. Vous vous placez dans la situation de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours… Précisez que vous parlez d'après les témoins, bref, citez vos sources !

Vous n'avez pas assez travaillé le troisième point.
Je vous rappelle que votre devoir est en trois mouvements :
oui, le texte suffit car les dramaturges ont prévu la mise en scène, nombreuses didascalies, de Diderot à Beckett en passant par Beaumarchais et Feydeau, entre autres ;
mais il est des cas où les didascalies manquent, théâtre antique, théâtre classique…
d'ailleurs, même quand il y a des didascalies, les metteurs en scène contemporains ne les respectent pas.

Evitez les exemples pêchés sur Internet, ou plutôt lisez les textes . Cela vous évitera d'écrire que la Comtesse recule quand on démasque Chérubin, alors qu'elle est sidérée de voir apparaitre Suzanne…
Que dire…
Tout d'abord votre culture me met mal à l'aise!
Mais vous avez raison d'être sévère à propos des copier/coller, cependant, à force d'être trop sévère, on devient parano… Vous avez mit en italique certaines phrases que je n'ai pas recopiée sur internet! C'est flatteur certes, mais aussi inquiétant, je ne peux pas faire en sorte de ml écrire pour être accusé de copier/coller!

Ensuite, vous m'avez un petit peu embrouillé maintenant, j'étais plutôt content de mon travail et vous précisez des informations une fois que j'ai terminé. Je vais devoir relire tout ça au clair…