Giono, Je ne peux pas oublier la guerre…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je dois faire un oral sur l'extrait du texte où l'auteur fait un hommage à ses quatre camarades morts à cause de la Première guerre mondiale.
La question est:Comment fonctionne la critique de la guerre dans le texte?
Où j'en suis? J'ai fait un plan,je voudrais d'abord parler des réalités de la guerre puisqu'elle est vue par Jean Giono,il compare la guerre à une atroce machine à causer le mal,puis l'inhumanité de la guerre puisque pour l'auteur cette guerre est un moyen de gouvernement utilisé par l'état capitalisme.Il ne connaît pas les hommes qui sont à la recherche du bonheur mais les hommes en chair et en os en échange de l'argent.Les soldats ont suivi une période de transformation qui n'est autre que la brutalisation puisqu'ils sont comparés à du matériel par les dirigeants de la guerre,ils sont manipulés et qu'ils sont engagés par force.Enfin,les traumatismes de la guerre avec les soldats morts,Giono accuse à la fois de tuer et d'empêcher les soldats de vivre dignement à cause des horreurs subies par la guerre.
Je sais que dans ce texte il essaye de convaincre et de persuader.
Bonjour.

J'affiche le texte, ce sera plus facile pour les personnes qui t'aideront.
Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. Ce soir est la fin d'un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L'air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes. Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marquent.

J'ai été soldat de deuxième classe dans l'infanterie pendant quatre ans, dans des régiments de montagnards. Avec M. V., qui était mon capitaine, nous sommes à peu prés les seuls survivants de la 6ème compagnie. Nous avons fait les Epargnes, Verdun-Vaux, Noyons-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l'attaque de Pinon, Chevrillon, le Kemmel. La 6ème compagnie a été remplie cent fois et cent fois d'hommes. La 6ème compagnie était un petit récipient de la 27ème division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d'hommes, enfin quand il n'en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On a ainsi rempli la 6ème compagnie cent fois et cent fois d'hommes. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants, V. et moi. J'aimerais qu'il lise ces lignes. Il doit faire comme moi le soir : essayer d'oublier. Il doit s'asseoir au bord de sa terrasse, et lui, il doit regarder le fleuve vert et gras qui coule en se balançant dans des bosquets de peupliers. Mais, tous les deux ou trois jours, il doit subir comme moi, comme tous. Et nous subirons jusqu'à la fin.
Par le témoignage personnel.
Regarde la métaphore de la moisson et implicitement de la meule.
Omniprésent, le traumatisme de la mémoire.
Je/On/Nous