Jean de Léry, Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil - De même, nos sauvages avaient un jou

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours,
Je suis en Première ES, je passe mon bac de français à la fin de l'année donc je m'active à faire mes lectures analytiques pendant ces vacances.
En revanche un commentaire composé me pose problème. Je n'arrive pas à trouver mes idées et des arguments solides. Peut être que c'est parce que le texte me paraît asse court pour trouver beaucoup d'idées :/

Voici le texte :
De même, nos sauvages avaient un jour surpris deux Portugais, dans une petite maisonnette de terre, où ils vivaient dans les bois, près de leur fort appelé Morpion. Quoique ceux-ci se défendissent vaillamment depuis le matin jusqu’au soir, même après que leurs munitions d’arquebuses et projectiles d’arbalètes firent défaut, et qu’ils sortissent avec chacun une épée à deux mains, avec laquelle ils mirent tellement en échec leurs assaillants que beaucoup furent tués et d’autres blessés, les sauvages néanmoins, s’obstinant de plus en plus, avec la résolution de se faire tous mettre en pièces plutôt que de se retirer sans vaincre, finirent par capturer et emmener prisonniers les deux Portugais. Un sauvage me vendit de leurs dépouilles quelques habits en peau de buffle et l’un de nos intermédiaires1 en obtint un plat d’argent qu’ils avaient pillé, avec d’autres choses, dans la maison qui fut forcée. Comme ils en ignoraient la valeur, il ne lui en coûta que deux couteaux. Ainsi, après leur retour dans leur village, après qu’ils eurent ignominieusement arraché la barbe à ces deux Portugais, ils les firent cruellement mourir. Mais, en outre, parce que ces pauvres gens, souffrant aussi affreusement, se plaignaient en sentant la douleur, les sauvages leur disaient en se moquant d’eux : « Et comment ? Se peut-il que vous voussoyez si courageusement défendus et que, maintenant qu’il faut mourir avec honneur, vous montriez que vous n’avez pas plus de courage que des femmes ? » Et ils furent ainsi tués et mangés à leur manière.

Jean de Léry, Histoire d'un voyage fait en terre du Brésil, texte modernisé par Guy Palayret.
Voici le début de mon introduction :
La découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1942 entraînera de multiples expéditions en provenance des royaumes européens […] https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2012/#corrige
Celui-ci partagera quelques mois la vie des Indiens Tupinambas. Dans l'extrait étudié, extrait du chapitre XV, Léry évoque l'anthropophagie des Indiens Tupinambas.

J'ai trouver une problématique qui est la suivante :
En quoi la description des pratiques anthropophages amène-t-elle à un questionnement ?

Et mon plan serait le suivant :
I) Une pratique cannibale barbare
A) Des barbares anthropophages

II) Une critique de la civilisation Européenne
A) Un récit bien construit
- registre épique etc.

B) La critique de l'homme Européen


Merci de bien vouloir m'aider et de me donner des conseils pour améliorer mon plan 🙂
Léry évoque l'anthropophagie des Indiens Tupinambas.
Cela me semble un peu réducteur pour rendre compte de l'ensemble du texte.
Seule la dernière phrase Et ils furent ainsi tués et mangés à leur manière. mentionne cette pratique.
Et tout ce qui précède, tu ne l'étudies pas ?
J'avais un peu de mal à analyser ce qui précéder mais j'ai essayé de bien analysé le début et pour l'instant de je viens de terminer mon axe I. Le voici :

I) Une argumentation bien construite
A) Une structure par progression

Dans cet extrait, l’argumentation de Léry s’opère en trois phases :
• Il commence par informer ses lecteurs des occupations quotidiennes des Portugais, on voit que se sont de bons guerriers qui s'entraîne sans relâche, « ceux-ci se défendissent vaillamment depuis le matin jusqu'au soir » (l.3-4). Même sans matériels les Européens continuent à se battre, « même après que leurs munitions d'arquebuses et projectiles d'arbalètes firent défaut » (l.4-5).
• Il décrit ensuite la manière de procéder des Indiens après avoir « capturer et emmener prisonniers les deux Portugais. » (l.9). Après la mort des deux Portugais, Léry prend position et s'exprime, « Un sauvage me vendit » (l.9-10). Les Indiens vendent ensuite, comme un trophé, une victoire, les vêtements des Européens à Léry et à son intermédiaires, « me vendit de leurs dépouilles quelques habits en peau de buffle » (l.10) et « l'un de nos intermédiaires obtint un plat d'argent » (l.10-11).
• Léry passe alors à la description de la torture choquante subit par les Portugais, après leur avoir « arraché leur barbe » (l.14), ils les font « cruellement mourir » (l.15)


B) Une argumentation par comparaison
Une comparaison entre les peuples Indiens et les Europées se met en place dès les premières lignes.
Les Indiens possèdent un campement quasi militaire, « leur fort appelé Morpion » (l.2-3). La nomination du fort prouve que c'est leur propriété. Cet abris contraste avec celui des Portugais qui ont, eux, « une petite maisonnette en terre » (l.1-2). De plus l'adjectif « petite » et le sufixe « -ette » de « maisonnette » qui minimise l'endroit où vivent les Européens. La fragilité de la « maisonette » des Portugais va être prouvée dans l'extrait à la ligne 12, « la maison fut forcée » (l.12), cela prouve que la solidité de la maison n'est pas assez forte pour résister aux Indiens.
Les Portugais ou les Indiens, ont pour objectifs de tuer l'ennemi. Les Européens mettent « en échec leurs assaillants » (l.6) et « beaucoup furent tués et d'autre blessés. » (l.6). Pour cela, ils utilisent plusieurs outils de guerre tels que des « arquebuses » (l.4), des « arbalètes » (l.4) et encore des « épée » (l.5). En revanche, les Indiens sont plus violent dans leur manière de procéder, ils font « capture et emmener » (l.9) l'adversaire puis après leur avoir « ignominieusement arraché la barbe » (l.14), ils les « firent cruellement mourir » (l.14-15). Les adverbes « ignominieusement » et « cruellement », qui de part leur longueur, nous informe sur la durée des combats, qui est interminable, montre surtout une sorte de jugement négatif sur les indiens. Ce sont deux adjectifs péjoratifs et violents, qui prouvent que les indiens sont perçues négativement par Léry.

C) La persuation
Léry cherche à persuader le lecteur, en provoquant le dégoût et l’horreur, par exemple par le lexique employé pour condamner les Portugais : « leurs dépouilles » (l.10), « ignominieusement arraché la barbe » (l.14), « ils les firent cruellement mourir » (l.14-15).
De plus, le vocabulaire de la souffrance est beaucoup présent avec « cruellement » (l.15), « souffrances » (l.15), « affreusement » (l.16), « la douleur » (l.16).
La stratégie argumentative de Léry a d’abord pour but de montrer que les Portugais ne sont pas ceux que l’on croit, ce qui l’amène à dépeindre les coutumes des Portugais pour prouver qu’elles ne sont pas très barbare contrairement aux Indiens.