Bonjour.
Tout en connaissant le théme du roman ( la prospérité de deuxième empire et
la défaite de républicains), la raison pour laquelle Silvère, un apprenti d'ébénier
a osé donner un coup aussi atroce au gendarme innocent qui, à la fin du roman,
s'est vengé contre ce petit républicain poussé par le fantasme puéril républicain.
1. Il est obssédé de l'envie de devenir célèbre ?
2. Il voulait faire son service pour son oncle Antoine Macquart enragé de
voir son frère aîné voler toute la richesse de famille ?
Ni l'un ni l'autre. Relis le passage et demande-toi d'abord si l'acte est prémédité.
Bonjour.
J'ai eu le bonheur de trouvé le passage correspondant.
Pendant que l’hôtel de ville était envahi, la
gendarmerie, située à deux pas, dans la rue
Canquoin, qui donne sur la halle, tombait
également au pouvoir du peuple. Les gendarmes
furent surpris dans leur lit et désarmés en
quelques minutes. Les poussées de la foule
avaient entraîné Miette et Silvère de ce côté.
L’enfant, qui serrait toujours la hampe du
drapeau contre sa poitrine, fut collée contre le
mur de la caserne, tandis que le jeune homme,
emporté par le flot humain, pénétrait à l’intérieur
et aidait ses compagnons à arracher aux
gendarmes les carabines qu’ils avaient saisies à la
hâte. Silvère, devenu farouche, grisé par l’élan de
la bande, s’attaqua à un grand diable de
gendarme nommé Rengade, avec lequel il lutta
quelques instants.
En fait, comme la loi naturelle, les fonctionnaires (ici, c'est la bande de gendarme.)
viennet faire leur justice pour réprimer l'insurrection de républicains et c'est
dans la brouillard de fumée, que Silvère a frappé avec sa carabine le gendarme
borgne.
Je pense que j'ai 80% raison.
Vous vous êtes arrêté(e) trop tôt : la suite est :
Il parvint, d'un mouvement brusque, à lui enlever sa carabine. Le canon de l'arme alla frapper violemment Rengade au visage et lui creva l'œil droit. Le sang coula, des éclaboussures jaillirent sur les mains de Silvère, qui fut subitement dégrisé.
L'acte n'était pas volontaire, encore moins prémédité.
Silvère est idéaliste, passionné mais pur et bon : il tient ces caractères de son hérédité maternelle.
Ah oui c'est vrai 🙂
Silvère est l'un des personnages que j'aime les plus pour sa naiveté
sauf cette brutalité que je me demandais longtemps pourquoi.
( Les karatékas, hommes honnêtes et justes, n'assènent pas un coup
sur ceux désarmés et étendus par terre. ( Karatéka, kyokushin ) )
Je trouve ça impulsif et qu'il avait du potentiel criminel, surtout, violence
domestique, la bagarre au bar…)