Bonjour à tous !
Je profite des vacances pour lire certains poèmes du recueil Alcools d'Apollinaire, et je me pose une question relative au poème "Les sapins", de la section "Rhénanes".
Le poète affirme que les sapins sont : "enneigés aux Noëls bienheureuses / Fêtes des sapins ensongés / Aux longues branches langoureuses ".
On ressent clairement que les sapins sont nostalgiques, mais je n'arrive pas à comprendre la cause précise de cette langueur. Proviendrait-elle du fait que les sapins se savent prédestinés à être décorés ? Ou bien sont-ils simplement déprimés par le temps qui passe ?
Je vous remercie d'avance de bien vouloir m'éclairer de vos interprétations. 😀
Je profite des vacances pour lire certains poèmes du recueil Alcools d'Apollinaire, et je me pose une question relative au poème "Les sapins", de la section "Rhénanes".
Le poète affirme que les sapins sont : "enneigés aux Noëls bienheureuses / Fêtes des sapins ensongés / Aux longues branches langoureuses ".
On ressent clairement que les sapins sont nostalgiques, mais je n'arrive pas à comprendre la cause précise de cette langueur. Proviendrait-elle du fait que les sapins se savent prédestinés à être décorés ? Ou bien sont-ils simplement déprimés par le temps qui passe ?
Je vous remercie d'avance de bien vouloir m'éclairer de vos interprétations. 😀
Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent
Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
À briller plus que des planètes
À briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses
Les sapins beaux musiciens
Chantent des noëls anciens
Au vent des soirs d’automne
Ou bien graves magiciens
Incantent le ciel quand il tonne
Des rangées de blancs chérubins
Remplacent l’hiver les sapins
Et balancent leurs ailes
L’été ce sont de grands rabbins
Ou bien de vieilles demoiselles
Sapins médecins divagants
Ils vont offrant leurs bons onguents
Quand la montagne accouche
De temps en temps sous l’ouragan
Un vieux sapin geint et se couche



