Orientation après la khâgne

La filière littéraire

16 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour.

Je suis en première supérieure littéraire, khâgne AL pour les intimes et il se trouve que, les concours approchant, se pose la question de l'orientation. Pour commencer, je ne me suis pas laissé prendre au dépourvu, j'ai réfléchi sur la question de "Mais qu'est-ce qui se passe après la
prépa, ce truc immense, cette galaxie dans laquelle j'ai erré pendant maintenant deux années lumière, qui fait partie de mon quotidien tant pour ses bons que pour ses mauvais côtés?" J'ai néanmoins pu y apporter un certain nombre de réponses, mais je me trouve dans l'indécision toujours en ce moment. Je ne suis pas satisfait par mes trouvailles.
Bref, pour ce qui me liront, et ils l'auront compris, ce message est une plainte poussée une nuit sans Lune.
"Mais, tu peux toujours khûber !" me diront les connoisseurs, ce à quoi je répondrai, comme se le doit toute personne sensée en donnant au plus vite le numéro du psychologue le plus proche auxdits connoisseurs! …… Ou bien me rendrai-je tout simplement à l'évidence que je n'ai ni l'envie et ni les moyens de khûber.

On en revient donc à la question en exergue : Y a-t-il une vie après la khâgne ?

Je me suis inscrit au concours de l'École du Louvre, qui, ne nous mentons pas, m'intéresse beaucoup mais il y a un domaine qui m'intéresse bien davantage encore; c'est celui des langues vivantes… Et je sais que Paris est la Mecque des instituts linguistiques français notamment avec l'alléchante INALCO (Civilisations et langues orientales) qui me tente énormément. C'est vers cette dernière que je pense me diriger, c'est ce qui m'attire le plus.
Mais il y a un (plusieurs) hic(s) cependant, puisque un cursus à ladite INALCO requiert d'avoir participé à la première année d'icelui comme mon prof de lettre s'est fait un plaisir de me le dire. Donc, cela vaut-il la peine de faire deux ans de prépa pour revenir en L1 à l'INALCO ? Si quelqu'un connaît l'INALCO, a-t-il un jugement là-dessus ?
Autre hic, il se trouve que je suis historien, c'est-à-dire que je suis la SPÉ histoire de ma prépa… cela est-il un frein, ne serait-ce que pour les équivalences / ECTS ?
Enfin, il faut bien le dire, je n'ai aucune notion en langues orientales (sauf en grec moderne que je pratique un peu). Voilà où j'en suis pour l'instant et le temps me presse un peu. Aussi, y a-t-il réellement un problème ou est-ce simplement moi qui angoisse pour des prunes ?

J'en ai touché quelques mots à certains de mes profs… je voulais un avis extérieur parce que je trouve qu'il est difficile d'avoir du recul sur quelque chose d'aussi déterminant et pressant.

Je vous remercie bien chaleureusement d'avance.
Autrefois, on allait en khâgne dans le but de passer le concours de l'ENS, et de devenir enseignant.
Les plus doués et les plus chanceux réussissaient l'un des deux ou trois concours (Cachan par exemple était incompatible avec la spécialité lettres classiques, mais pas avec la spécialité histoire) et étaient payés pour étudier et devenaient professeurs. Super !
Il n'y avait pas trop de choix pour les autres. Ils rejoignaient la fac dans leur spécialité en troisième ou quatrième année, et en général devenaient professeurs aussi.
Aujourd'hui, cela doit sûrement être encore possible.
Alors oui, il y a une vie après la khâgne. Elle n'a pas été conçue pour conduire au cimetière.
Sachant également qu'il est très agréable d'étudier, mais qu'il peut arriver que l'on ait besoin un jour de travailler, il faudrait peut-être songer à une profession et choisir l'orientation la plus convenable pour y parvenir.
Bon courage dans tes recherches.
C'est exact. Et la plupart du temps, les langues vivantes conduisent vers les métiers de l'interprétariat ou des affaires étrangères.
"La plupart du temps", je ne suis pas sûr. Il faudrait voir des statistiques, mais le métier d'interprète ne me semble pas si facile à obtenir. Quant aux affaires étrangères, ça veut tout et rien dire.

L'INALCO propose une bonne formation en japonais : elle est assez complète (histoire, littérature, civilisation, grammaire, écrit, oral) et reconnue, me semble-t-il. Pour le reste, cela me semble du même niveau, mais je n'ai aucun témoignage direct, donc je ne peux pas en dire plus. En revanche, je crois que non, tu ne pourras pas avoir d'équivalence à l'INALCO si tu n'as pas pratiqué la langue en question durant la khâgne ou, à défaut mieux, si tu ne peux pas montrer ta parfaite maîtrise de la langue (ce qui t'aurait permis de négocier une équivalence partielle). Donc si tu veux rejoindre l'INALCO, ça sera probablement en L1.

Par contre, sois rassuré : il y a bien une vie après la prépa. 🙂

… Ca s'appelle la prépa agrèg. :/
Oui, c'est bien ce que je pensais. Bon, en tout cas merci bien.
Je ne vois pas comment tu pourrais entrer ailleurs qu'en L1 à l'INALCO… Quelle langue voudrais-tu pratiquer ? Si tu dis n'avoir aucune connaissance en langues orientales, tu vas obligatoirement devoir repartir à zéro, si c'est ce que tu veux faire. Sinon, oui, ça peut bien sûr conduire à l'interprétariat ou les affaires étrangères, mais ce sont des métiers où il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, et le diplôme de l'INALCO ne suffira pas. Il faut faire son trou et multiplier les initiatives. Ou veiller à choisir une langue très très rare où on devient plus important plus vite (de l'estonien plutôt que du japonais par exemple).
Affaires étrangères : une de mes connaissances a passé un master à l'INALCO, puis est entrée en master à Sciences Po. Elle travaille actuellement dans ce domaine.
Voilà, c'est une exemple de parcours 😉
@Sohanelle: oui oui, je comprends bien les enjeux. Personnellement, j'ai des bases en grec moderne, donc pourquoi ne le prendrais-je pas en duo avec le turc? Les deux pays ayant des rapports historiques, culturels.
@Esperluette: oui, j'ai déjà entendu parlé de cursi similaires.
Cursus ne fait pas cursi au pluriel. Tu peux écrire avec avantage des cursus.
Bon… je connais ma deuxième déclinaison merci. On arrête de titiller. Il est plus correct de respecter le pluriel quand c'est un mot d'emprunt.
Cursus, us, m. est de la quatrième déclinaison.
Cela juste pour information. 😀
Tu sais, il y a les ignorants, les savants et les demi savants.
Les pires sont bien sûr les demi savants.
Mais pire encore ceux qui, imbus de leurs certitudes, refusent toute information. ( une information qui leur est donnée sans acrimonie, mais destinée à leur épargner le ridicule si d'aventure ils se trouvaient face à de vrais savants)
Vous êtes absolument impitoyable… 🙄
Absolument impitoyable. 😜
Préférerais-tu que je laisse l'élève persister dans son erreur ? Ce serait le mépriser que de le faire. Au moins maintenant, il sait.
Pendant qu'on y est : les demi-savants 😀 avec un tiret.

Source : Projet Voltaire (une demi-heure, des demi-frères)
Une demi-mo… ?


Ok, il est tard, je sors = > ( )
Pendant qu'on y est : les demi-savants

Oui, bien sûr.
Désolée pour l'erreur, qui fait tache dans le message. Et merci pour la correction, Esperluette.