Bonjour à tous,
Je suis en première S et je passe mon oral de bac blanc dans trois semaines. Parmi les textes se trouve un extrait du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Je vous le joins ci-dessous.
J'ai l'impression de tout mélanger et je m'embrouille toute seule.
Je vois dans ce texte, la thèse de Simone de B., son constat de la société, société qu'elle critique vertement et une dénonciation de l'aliénation dont les femmes de son temps sont victimes. Rien que relisant ma phrase précédente je sens que tout est mélangé ou pire qu'il s'agit en fait de la même chose mais je n'arrive pas à faire la différence.
Si vous avez un peu de temps à perdre et que vous souhaitez prendre votre mal en patience en essayant d'expliquer à mon cerveau ramolli ce qu'il ne comprends pas, je vous en prie, vous êtes les bienvenus. 😉
Merci d'avance 😀
Je suis en première S et je passe mon oral de bac blanc dans trois semaines. Parmi les textes se trouve un extrait du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Je vous le joins ci-dessous.
"Les antiféministes tirent de l'examen de l'histoire deux arguments contradictoires : 1° lesMon problème est le suivant: Je n'arrive pas à déterminer les principaux axes de ce texte. De plus la problématique ne m'est d'aucune aide (Quelle stratégie argumentative Simone de Beauvoir met-elle en place dans son essai ?)
femmes n'ont jamais créé de grand ; 2° la situation de la femme n'a jamais empêché
l'épanouissement des grandes personnalités féminines. Il y a de la mauvaise foi dans ces deux
affirmations ; les réussites de quelques privilégiées ne compensent ni n'excusent l'abaissement
systématique du niveau collectif ; et que ces réussites soient rares et limitées prouve
précisément que les circonstances leur sont défavorables. Comme l'ont soutenu Christine de
Pisan, Poulain de la Barre, Condorcet, Stuart Mill, Stendhal, dans aucun domaine la femme n'a
jamais eu ses chances. C'est pourquoi aujourd'hui un grand nombre d'entre elles réclament un
nouveau statut ; et encore une fois, leur revendication n'est pas d'être exaltée dans leur féminité
(…) elles veulent qu'enfin leur soient accordés les droits abstraits et les possibilités concrètes
sans la conjugaison desquelles la liberté n'est qu'une mystification. (…)C'est là ce que
méconnaissent les observateurs hâtifs qui estiment la femme inférieure aux chances qui lui sont
aujourd'hui offertes ou encore qui ne voient dans ces chances que des tentations dangereuses.
La vérité est que sa situation est sans équilibre, et c'est pour cette raison qu'il lui est très
difficile de s'y adapter. On ouvre aux femmes les usines, les facultés, les bureaux mais on
continue à considérer que le mariage est pour elle une carrière des plus honorables qui la
dispense de toute autre participation à la vie collective. Comme dans les civilisations primitives,
l'acte amoureux est chez elle un service qu'elle a le droit de se faire plus ou moins directement
payer… Et la femme mariée est autorisée à se faire entretenir par son mari ; elle est en outre
revêtue d'une dignité sociale très supérieure à celle de la célibataire… Comment le mythe de
Cendrillon ne garderait-il pas toute sa valeur ? Tout encourage encore la jeune fille à attendre
du "prince charmant" fortune et bonheur plutôt qu'à en tenter seule la difficile et incertaine
conquête. En particulier, elle peut espérer accéder grâce à lui à une caste supérieure à la sienne,
miracle que ne récompensera pas le travail de toute sa vie. Mais un tel espoir est néfaste parce
qu'il divise ses forces et ses intérêts ; c'est cette division qui est peut-être pour la femme le plus
grave handicap. Les parents élèvent encore leur fille en vue du mariage plutôt qu'ils ne
favorisent son développement personnel ; elle y voit tant d'avantages qu'elle le souhaite elle même
; il en résulte qu'elle est souvent moins spécialisée, moins solidement formée que ses
frères, elle s'engage moins totalement dans sa profession ; par là elles se voue à y rester
inférieure ; et le cercle vicieux se noue : cette infériorité renforce son désir de trouver un mari
(…) Tant que subsistent les tentations de la facilité (…) elle aura besoin d'un effort moral plus
grand que le mâle pour choisir le chemin de l'indépendance. On n'a pas assez compris que la
tentation aussi est un obstacle et même un des plus dangereux. Ici elle se double d'une
mystification puisque en fait il y aura une gagnante sur des milliers à la loterie du beau mariage
(…)
Tout engage les femmes à vouloir ardemment plaire aux hommes. Elles sont encore dans
l'ensemble en situation de vassalité. Il s'ensuit que la femme se connaît et se choisit non en tant
qu'elle existe pour soi mais telle que l'homme la définit."
J'ai l'impression de tout mélanger et je m'embrouille toute seule.
Je vois dans ce texte, la thèse de Simone de B., son constat de la société, société qu'elle critique vertement et une dénonciation de l'aliénation dont les femmes de son temps sont victimes. Rien que relisant ma phrase précédente je sens que tout est mélangé ou pire qu'il s'agit en fait de la même chose mais je n'arrive pas à faire la différence.
Si vous avez un peu de temps à perdre et que vous souhaitez prendre votre mal en patience en essayant d'expliquer à mon cerveau ramolli ce qu'il ne comprends pas, je vous en prie, vous êtes les bienvenus. 😉
Merci d'avance 😀



