La liberté et le bonheur sont-ils compatibles avec la vie en société ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis totalement nulle en dissertation de philosophie et je passe le baccalauréat ( en série L) en candidat libre.
J'ai essayé de rédigé un sujet cette après midi sur les thèmes suivant : société, bonheur, liberté.
Si quelqu'un le souhaite, il peut me dire ce qu'il en pense. Merci beaucoup à ceux qui liront, voici ma dissertation (faite sans l'aide de quelconque document, car je me suis mise dans les conditions du baccalauréat pour l'écrire) 🙄 🙂


Sujet 1 : La liberté et le bonheur sont-ils compatible avec la vie en société ?


On a tendance à associer la liberté au bonheur, et à définir la liberté comme l’absence totale de contrainte. Cependant, on ne se demande jamais si un tel mode de vie est-il vraiment compatible avec la cohabitation en société ? La liberté est-elle l’unique clef du bonheur ? Un célèbre adage affirme « Ma liberté commence où s’arrête celle des autres ». Ce proverbe traduit une conception égoïste de la liberté : On a le sentiment que la vie commune est un frein pour le bonheur de l’homme et pour sa liberté d’agir, de penser, de vivre. On peut se demander si la liberté et le bonheur sont compatibles avec la vie en société ? En d’autres termes, peut-on vivre pleinement et librement parmi d’autres individus ? Après avoir définit la liberté nous chercherons la nature du lien entre « bonheur » et « liberté » en second lieu nous nous interrogerons sur l’importance de la vie en société pour l’individu.


I) La fonction de la liberté ainsi que le lien que cette notion a avec le bonheur

a) La plupart des hommes ont cette conception de la liberté « Faire ce que l’on veut, quand on veut » autrement dit, une absence totale de contrainte. Cependant, si tous les hommes agissait de la sorte de serait l’anarchie et cela conduirait notre société à une déchéance totale . L’homme qui ne doit se soumettre a aucune règle ne peut pas atteindre le bonheur car il mènerait une vie déséquilibrée, déréglée et par conséquent dégradante. Liberté totale et bonheur ne sont alors pas compatibles, et cela pour multiple raisons :
b) La liberté totale risque de nuire au respect d’autrui. Par exemple, si on s’autorise tout en excluant la notion de bien et de mal, on peut être amené à s’emparer des objets d’autrui, sous prétexte qu’on désir cet objet, et que si on libre de faire ce que l’on désir, alors on a le droit de se servir des biens d’autrui sans sous accord. Cette action est totalement immorale et entraînera de multiples conflits avec les autres.
c) « L’obéissance à la loi qu’on s’est soi-même prescrite est liberté » disait Jean Jaques Rousseau (Philosophe des lumières, XVIIIème siècle.) Ainsi, la clef du bonheur est d’avoir une liberté structurée, raisonnable, et modérée.
La liberté est nécessaire a l’Humain pour son bien être . Par opposition à l’animal (qui suit ses instincts, mais qui n’est pas doté d’une conscience : faculté de réfléchir sur sa propre condition) l’homme a besoin de liberté, c’est ce qui le différencie de l’animal. L’homme a la possibilité de céder à ses pulsions. De plus, les hommes ont la disposition du « libre arbitre » c’est-à-dire a la liberté de juger, de penser et d’agir.


Cependant, l’homme est-il réellement libre ?
N’est-il pas (inconsciemment, ou consciemment) influencé du fait qu’il n’est pas seul au monde ?


II ) Il est nécessaire d'expliquer la fonction de la société ainsi que son influence sur l’individu.

a) Selon Rousseau, nous sommes tous « victime d’une illusion rétrospective ». C’est-à-dire qu’au début, l’homme né totalement libre. Il peut disposer comme il souhaite de sa vie. Cependant il sera inconsciemment conditionné par un mode de vie, par autrui, par une culture, par des normes, des valeurs, des enseignements, des œuvres d’art, des habitudes, qui viennent d’une société composée d’individus distincts. L’homme n’est pas totalement libre de penser par lui-même mais il est victime d’un conditionnement et d’une influence qui vient de la société. La société peut alors être un frein dans une liberté totale de penser, d’agir et de juger.
b) La vie en société demeure nécessaire à l’humanité. Aristote définissait ainsi l’homme comme « Un animal social » ; L’homme, du fait qu’il soit doté d’une « âme intellective » (formule empruntée à Aristote) ressent le besoin de vivre et de communiquer avec autrui. Le mot « société » vient du latin « socius » qui signifie regroupement, alliés pour la guerre. Ainsi les hommes sont dépendant les uns et les autres. Ils ont tendance a partager des valeurs et des normes communes. L’homme ressent alors du plaisir au contacte d’autrui, même si il restreint sa liberté, il reste nécessaire pour son épanouissement personnel et pour sa survit. Autrui,et donc la société (dans laquelle l’individu à tendance a vouloir s’intégrer) peut être un moyen d’atteindre le bonheur.


CONCLUSION : L’homme, en tant « qu’animal politique » (Aristote) ressent le besoin d’aller vers autrui et de fonder une société d’individus. Cependant, il est nécessaire de prendre conscience que la société n’est pas toujours compatible avec l’idée de liberté et de bonheur total. Des règles, des normes et des valeurs communes permettent alors à la société de vivre dans la bienséance et donc d’atteindre un bonheur commun a tous les membre d’une société.
En ce qu’il concerne la liberté, on s’interroge toujours sur la question de la possibilité d’une liberté totale ? A-t-on l’illusion du libre arbitre du fait que nous vivons en société ?
Bonjour,
je suis totalement nulle en dissertation
Je suis certaine que c'est faux, il ne faut jamais partir sur ce postulat ! Votre travail montre par ailleurs que vous avez toutes les capacités et la motivation pour progresser.


J'ai lu votre production, je me permets plusieurs remarques.

- Sur le fond, je crois que "l'esprit" de la dissertation de philosophie est globalement compris ; du point de vue méthodologique néanmoins, je me demande s'il ne vaut pas mieux rédiger en trois parties/trois sous parties (je n'ai pas de baccalauréat littéraire, c'est donc une vraie question que je me pose…) puisque c'est la forme convenue de cet exercice académique. Cela pourrait permettre d'affiner votre pensée et de rendre plus logique votre développement.

- Il faudrait peut-être mieux définir les termes du sujet dans l'introduction : vous ne vous intéressez guère en profondeur aux notions de "liberté", de "bonheur". On pourrait peut-être s'interroger sur les différentes conceptions de ce qu'est la liberté/le bonheur : sont-ils collectifs et politiques ? Dans ce cas, la société est une condition nécessaire au bonheur et à la liberté (c'est le point de vue des Anciens, notamment d'Aristote que vous citez à juste titre à la fin de votre production). Sont-ils purement individuels ? A l'inverse, dans ce cas, on peut se demander si la société n'est pas une entrave à la liberté et au bonheur de l'homme (thèse que vous défendez plutôt dans la première sous-partie de votre seconde partie). La société, si l'on considère qu'elle est une condition nécessaire au bonheur et à la liberté, en est-elle pour autant une condition suffisante ? etc.
Je pense que le défaut principal de votre travail se trouve en fait dans le plan, que je trouve un peu maladroit et confus : vous avez saisi les idées essentielles, mais on ne comprend pas toujours bien la logique de votre progression - et c'est à mon avis la conséquence d'un sujet trop peu analysé en introduction.

- Sur le plan de la forme (c'est un détail), il faudrait éviter la multiplication des parenthèses qui ne fait pas très bel effet dans une dissertation, et bien évidemment, éviter les quelques erreurs d'orthographe.

- J'avais craint en lisant le début du développement que votre travail ne manque de références philosophiques, la suite m'a démontré le contraire. Je ne connais pas le niveau d'exigence de précision dans les références au baccalauréat, mais je pense que connaître les grandes idées des grands auteurs est suffisant (Aristote, Rousseau) - d'autant plus que vous avez composé dans les conditions de l'épreuve.


J'ai bien conscience que mes remarques sont très générales, mais je suis à disposition pour toute question sur le sujet, la méthode, les points à améliorer plus précisément, ou les références à des philosophes.


PS : un dernier détail, dans votre introduction, vous écrivez
Un célèbre adage affirme « Ma liberté commence où s’arrête celle des autres ». Ce proverbe traduit une conception égoïste de la liberté
Or, il me semble que la formule est tournée "à l'envers", normalement : "ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui" - ce qui signifie sensiblement la même chose, mais ce qui signifie surtout que cette parole n'est nullement la marque d'un égoïsme !