Question sur le statut d’agrégé - Le titre est-il toujours valable après une démission ?

La filière littéraire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tou.te.s

Je souhaite poser une question à propos du titre d'agrégé. Bien que l'agrégation soit un concours d'enseignement du secondaire, tout le monde sait bien qu'elle permet aussi d'obtenir bien plus qu'un poste au lycée : un titre, un statut, voire une place en doctorat. J'aimerais savoir si ce "titre" est toujours valable, officiellement, après démission.
Je m'explique: je suis lauréat de l'agrégation de philosophie et je souhaite effectuer mon stage de validation l'année prochaine. Cependant, je ne souhaite pas enseigner dans le secondaire par la suite. Pourquoi avoir passé l'agrégation alors ? Pour trois raisons: par obligation (élève d'une ENS), pour m'assurer une place en doctorat en France (quasi indispensable en philosophie), et enfin pour le prestige, bien sûr…
J'aurais pu repousser le stage pour pouvoir valider l'agrégation pendant mon doctorat; cependant, je souhaite faire des demandes pour un doctorat à l'étranger, ce qui m'oblige à faire le stage de validation "classique", en lycée. J'aimerais donc demander une mise en disponibilité pendant mon stage, que j'espère obtenir, afin d'être titularisé tout en pouvant ensuite continuer mes études à l'étranger, pour éventuellement revenir en France par la suite.
Cependant, j'ai peur de ne pas l'obtenir (apparemment certaines personnes attendent plusieurs années avant d'obtenir leur mise en disponibilité pour études doctorales). Si c'est le cas, et que j'ai néanmoins obtenu un poste intéressant en doctorat, je devrais donc démissionner.
Ma question est donc: est-ce que la démission juste après l'année de stage (disons, pendant l'été, après les résultats des vœux) empêche la titularisation (et donc entraîne l'effacement de mon nom de la liste officielle des agrégés, avec impossibilité pour autrui de vérifier si je l'ai bien eue, et impossibilité de me dire "agrégé") ?
Deuxième cas de figure: imaginons que je démissionne après deux ans d'enseignement (après avoir donc été titularisé ET affecté à un poste), est-ce que le titre d'"agrégé" est toujours valable, même si démission entraîne radiation de l'éducation nationale ? Est-ce que les démissionnaires sont toujours dans cette fameuse liste des agrégés (de la société des agrégés ET du ministère) ?
J'espère que d'autres personnes dans mon cas ou connaissant des personnes qui ont été dans mon cas pourront répondre à mes questions.
Si tu es normalien, tu as une administration à qui poser la question.
Il me paraîtrait logique que le titre ne soit plus valable après une démission… Mais je peux me tromper.
Ce n'est pas un diplôme.
Cela n'a de valeur que pour l'éducation nationale.
Indiquer que l'on a été lauréat en telle année à tel rang sur un CV n'est pas un mensonge.
Quant à ce que cela peut apporter, je ne sais pas.
Si tu démissionnes, tu es effectivement radié du corps des agrégés sans espoir de retour (sauf à repasser le concours). Cela dit, tu pourras toujours te vanter de l'avoir eu autrefois, pour ce que cela peut rapporter de prestige. Mais c'est tout.
Une reconversion est possible : maire de Fort-de-France, maire de Bordeaux, maire de Pau, Ministre des Affaires Etrangères, Président de la République du Sénégal, Président de la République française… Poète, chanteur et comédien.
Quitte à démissionner, je préfère le faire en ayant été au préalable titularisé (à la fin de mon année de stage) plutôt que ne pas être titularisé du tout (dans ce cas là, le stage n'aura servi à rien). J'ai lu dans un autre forum (information à vérifier donc…): "si cette annee n'est pas faite [stage de validation], il y a radiation des listes des 'ayant reussi les epreuves théoriques de l'agrégation'". Il semble donc que pour pouvoir me dire "agrégé de philosophie" à vie (quoi que ce titre n'ait plus grand chose d'officiel lorsqu'on ne fait plus partie de l'éducation nationale, je l'accorde), il faut au moins que j'aie été titularisé. Sinon, mon nom ne sera même plus dans la liste des lauréats (à vérifier, encore une fois), ce qui m'embêterait un peu.
Ma grande question était donc surtout : est-ce que si je dois démissionner à la fin de mon stage (pendant l'été), je ne serais même pas titularisé ? (dans ce cas, il vaudrait mieux essayer à tout prix de repousser le doctorat, et enseigner une nouvelle année, pour que ma titularisation soit effective… je ne sais pas si je suis clair).

Bien sûr, tout ceci est dans le cas où je n'aurais pas ma mise en disponibilité, ce que je ne souhaite pas. Je n'ai pas envie de démissionner, ne serait-ce que symboliquement… Donc ma deuxième grande question est : la mise en disponibilité pour études doctorales est-elle très difficile à avoir à la fin de l'année de stage ? Y a-t-il des conditions particulières pour l'obtenir ?

Enfin, dernière question : imaginons que dans 10 ans je revienne faire de la recherche/enseigner, mais dans l'enseignement supérieur, vaut-il mieux être professeur agrégé en détachement ? Ou cela n'a-t-il pas d'importance, puisque de toute façon on change de corps de fonctionnaire ? (en d'autres termes, est-ce que le fait d'avoir démissionné, et donc de ne plus appartenir au corps des agrégés, peut jouer sur l'obtention d'un poste d'ATER ou maître de conf ?)

Merci pour vos réponses,
Enfin, dernière question : imaginons que dans 10 ans je revienne faire de la recherche/enseigner, mais dans l'enseignement supérieur, vaut-il mieux être professeur agrégé en détachement ? Ou cela n'a-t-il pas d'importance, puisque de toute façon on change de corps de fonctionnaire ? (en d'autres termes, est-ce que le fait d'avoir démissionné, et donc de ne plus appartenir au corps des agrégés, peut jouer sur l'obtention d'un poste d'ATER ou maître de conf ?)
Si l'université qui recrute voit que tu as obtenu l'agrégation puis as démissionné, elle va se poser des questions sur ta capacité et ta volonté d'enseigner réellement. Pour ne pas passer pour une girouette, il te faudra expliquer ta situation, par exemple dans la lettre de motivation pour un poste d'ATER.
Pour les postes de MCF, on ne doit pas fournir de lettre de motivation donc c'est plus délicat - mais de toutes façons, on passe très souvent par la case ATER avant d'être MCF…
Juste un détail : la durée possible d'un contrat d'ATER n'est pas la même selon que l'on est agrégé ou pas. Un agrégé a droit à 3 ans + 1 an de prolongation. Un non-agrégé (par exemple un doctorant en fin de thèse) a droit à seulement 1 an, renouvelable une fois. C'est à prendre en compte car souvent il est plus confortable de pouvoir "voir venir" et d'accumuler les expériences avant d'obtenir un poste de MCF. Sans poste d'ATER, c'est plus difficile.
Bonjour les questions existentielles
Intuitivement, je pense que ce qui intéresse un jury de recrutement, c'est le fait d'être lauréat de l'agrégation, avant le fait d'être agrégé (dans le sens d'avoir concrètement exercé dans le secondaire) ; ensuite, il faut déjà avoir fait ses preuves dans le supérieur (contrat doctoral et ATER). Ce qu'explique Tropic est important : la possibilité d'être ATER plus longtemps lorsque l'on est effectivement agrégé ne peut être qu'un atout.