Identifiez le genre des textes et étudiez leur situation d’énonciation

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir
Je suis en seconde au Cned et j'aurais besoin d'aide pour un devoir pour les questions de corpus. Si ça vous intéresse c'est le devoir 2.
Les textes sont Candide extrait du ch.III, Voltaire et "Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber", Boris Vian
Les voilà:
Texte A Voltaire, Candide, extrait du ch.III (1759)
Marqué par deux événements récents, le tremblement de terre de Lisbonne (1755) et la guerre de sept ans
(1756) qui lui inspirèrent cette réfl exion : « Presque toute l’histoire est une suite d’atrocités inutiles » (Essai sur
l’histoire générale, 1756), Voltaire compose Candide où son héros, chassé du meilleur des mondes possibles,
le château du baron de Thunder-ten- tronckh, va parcourir le monde.
Voici un extrait du chapitre III de ce conte philosophique dans lequel Candide, enrôlé de force dans l’armée
bulgare, découvre la guerre, en l’occurrence celle qui oppose les abares et les bulgares.
COMMENT CANDIDE SE SAUVA D’ENTRE LES BULGARES, ET CE QU’IL DEVINT
Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fi fres,
les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les
canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta
du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut
aussi la raison suffi sante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à
une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put
pendant cette boucherie héroïque.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti
d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants,
et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient
brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes
égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des fi lles éventrées après avoir
assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées,
criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras
et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares
l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des
ruines, arriva enfi n hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac,
et n’oubliant jamais mademoiselle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ;
mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta
pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût
été chassé pour les beaux yeux de mademoiselle Cunégonde.
Voltaire, Candide (1759)

Texte B Boris Vian, « Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber », conseiller municipal (1955)
Dans cette lettre adressée à un conseiller municipal de l’époque, Boris Vian, poète, romancier, critique musical et chansonnier, justifi e sa chanson « Le déserteur » (cf. texte annexe), dans laquelle il clame son refus
d’aller se battre en Indochine.
« Non, Monsieur Faber, ne cherchez pas l’insulte où elle n’est pas et si vous la trouvez, sachez que c’est
vous qui l’y aurez mise. Je dis clairement ce que je veux dire ; et jamais je n’ai eu le désir d’insulter les
anciens combattants des deux guerres, les résistants, parmi lesquels je compte bien des amis, et les
morts de la guerre - parmi lesquels j’en comptais bien d’autres. Lorsque j’insulte (et cela ne m’arrive
guère) je le fais franchement, croyez-moi. Jamais je n’insulterai des hommes comme moi, des civils, que
l’on a revêtus d’un uniforme pour pouvoir les tuer comme de simples objets, en leur bourrant le crâne
de mots d’ordre vides et de prétextes fallacieux. Se battre sans savoir pourquoi l’on se bat est le fait d’un
imbécile et non celui d’un héros ; le héros c’est celui qui accepte la mort lorsqu’il sait qu’elle sera utile
aux valeurs qu’il défend. Le déserteur de ma chanson n’est qu’un homme qui ne sait pas ; et qui le lui
explique ? Je ne sais de quelle guerre vous êtes ancien combattant - mais si vous avez fait la première,
reconnaissez que vous étiez plus doué pour la guerre que pour la paix ; ceux qui, comme moi, ont eu 20
ans en 1940 ont reçu un drôle de cadeau d’anniversaire. Je ne pose pas pour les braves ; ajourné à la suite d’une maladie de cœur, je ne me suis pas battu, je n’ai pas été déporté, je n’ai pas collaboré - je
suis resté, quatre ans durant, un imbécile sous-alimenté parmi tant d’autres - un qui ne comprenait pas
parce que pour comprendre il faut qu’on vous explique. J’ai trente-quatre ans aujourd’hui, et je vous le
dis : s’il s’agit de défendre ceux que j’aime, je veux bien me battre tout de suite. S’il s’agit de tomber au
hasard d’un combat ignoble sous la gelée de napalm, pion obscur dans une mêlée guidée par des intérêts
politiques, je refuse et je prends le maquis. Je ferai ma guerre à moi. Le pays entier s’est élevé contre
la guerre d’Indochine lorsqu’il a fi ni par savoir ce qu’il en était, et les jeunes qui se sont fait tuer là-bas
parce qu’ils croyaient servir à quelque chose - on le leur avait dit - je ne les insulte pas, je les pleure ;
parmi eux se trouvaient, qui sait, de grands peintres - de grands musiciens ; et à coup sûr, d’honnêtes
gens. Lorsque l’on voit une guerre prendre fi n en un mois par la volonté d’un homme qui ne se paie pas1 ,
sur ce chapitre, de mots fumeux et glorieux, on est forcé de croire, si l’on ne l’avait pas compris, que cellelà au moins n’était pas inévitable. »
© La Cohérie Boris Vian.

Texte annexe Boris Vian, « Le Déserteur »
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter
Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens :
Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir
S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer
Le Déserteur
Paroles de Boris Vian
Musique de Harold Berg
© Editions Musicales Djanik pour la France et le Benelux
Le texte annexe est vraiment une annexe, il est là pour mieux comprendre la lettre, on ne doit pas l'étudier.

La première question est: Identifiez les genres des textes A et B et étudiez leur situation d'énonciation.
voilà ce que j'ai mis, je rédigerais après
genre: texte A conte philosophique
texte B lettre ouverte
situation d'énonciation:
texte A:
qui parle: le narrateur
à qui: le lecteur
quand: en 1759?
où: Sur le champ de bataille?
de quoi: des horreurs de la guerre?
texte coupé de la situation d'énonciation
texte B:
qui parle: Boris Vin
à qui: Paul Faber et en même temps le lecteur puisque c'est une lettre ouverte?
quand: 1955
où: ?
de quoi: justification et explication de sa chanson "Le Déserteur"
texte ancré dans la situation d'énonciation

La deuxième question: Quels aspects de la guerre dénonce chacun des deux auteurs dans les deux textes du corpus?
texte A: on ne fait plus attention aux hommes (représentés par des chiffres approximatifs), l'horreur, la barbarisme des deux côtés, l'absurdité (les rois font chanter des Te Deum dans chaque camp alors que c'est un chant de victoire)
texte B: se battre sans savoir pourquoi, le fait de tuer parce qu'on a un uniforme, l'absurdité et l'inutilité comme dans le texte de Voltaire

La troisième question: Quels sont les registres employés pour convaincre et persuader dans ces deux textes ?
Vous répondrez à la question de façon organisée et argumentée, en citant les textes, et en relevant les
procédés stylistiques et rhétoriques qui caractérisent chacun des registres.
texte A: registre ironique ou satirique puis pathétique à partir de la ligne 16, les procédés je les ais
texte B: registre oratoire? les procédés c'est bon dans ce cas

Pouvez-vous me dire si ce que j'ai mis est juste et m'expliquer ce que j'ai pas compris?
Merci beaucoup pour votre réponse 🙂

Bonjour
Je demande simplement confirmation pour ce que j'ai mis ou des pistes pour pouvoir rédiger mes réponses aux questions de corpus. Je ne demande pas que vous me donniez les réponses complètes 🙄
Merci
Bonjour,

Les réponses conviennent globalement.
Attention à ne pas confondre barbarisme et barbarie.
D'accord merci beaucoup

Quelqu'un pourrait m'aider pour ce que j'ai pas trouvé? (ce sont les points d'interrogation)
merci 😀
Bonjour, moi aussi je suis au cned et je fais ce devoir.

Pour la question 1, la situation d'énonciation du texte A, en lieu j'ai mis Lisbonne, au Portugal. Par contre le deuxième texte, j'ai pas trouvé!
Bonjour
C'est vrai pour le deuxième qu'est-ce qu'on peut mettre? C'est une lettre donc il n'y a pas de lieu? Confirmation?
Je sais pas, en plus on s'est pas où est ce qu'il a écrit la lettre donc je sais pas quoi mettre…
pareil! je suis bloquée! 😞