Bonjour à tout le monde, j'ai mon oral demain et je viens de m'apercevoir que je n'ai pas trop compris ce que voulait faire passer comme message La Fontaine dans sa fable
Les deux coqs. Je ne vois pas ce que représentent ces deux coqs, peut-être que l'auteur défend les classes sociales inférieures… J'avoue que je reste perplexe devant cette fable qui paraît enfantine.
Voici le texte en question :
Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie;et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint;
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage:
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite,
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix;
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet:
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
Je pars pour une bonne partie de la journée donc je lirai vos suggestions à mon retour. Merci d'avance.
Tu dois d'abord nous dire les pistes, expressions, sensations que tu as sur ce texte.
Bonsoirs tout le monde, 🙂
Je doit faire une étude linéaire sur une des Fables de Fontaine:
Les deux coqs
En faite je comprend pratiquement tout le texte, mais je n'arrive pas à faire son étude. :/
Voila le texte:Les deux Coqs
Deux Coqs vivaient en paix : une Poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée,
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint :
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage.
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur ; le vaincu disparut.
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage.
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et s'exerçant contre les vents
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un Vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
La Fontaine, Les fables, livre VII.
La Fontaine fait un parallèle entre ce banal combat de coq et la guerre de Troie, on remarque plusieurs références à la guerre de Troie comme aux vers 3 à 5 : "Amour, tu perdis Troie …" puis La Fontaine y refait référence au vers 9 : "Plus d'une Hélène …" (périphrase pour désigner les poules). En effet, dans l'Iliade d'Homère, la guerre de Troie éclate suite à la fuite d'Hélène - épouse de Ménélas - à Troie où elle trouve Pâris, prince de Troie. Les deux coqs se battent suite à la venue de la poule.
Mais voila je ne vois pas trop grand chose à dire. 😞
J'aimerai que vous me donniez quelques idéés, svp.
Merci d'avance.
Et la morale ? elle est habilement amenée :
Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Le parallèle avec Parîs continue-t-il ?
Poursuit-il le parallèle avec la guerre de Troie jusqu'au bout ?
Comment sont morts Parîs, Patrocle, Achille… etc…
Bonjour,
Tu voulais quelques idées, en voici :
La source de cette fable est évidemment Esope (Les deux coqs et l'Aigle). Voici la traduction française extraite du Millot reprise sous le titre «Les coqs» ( page 160) :
« Deux coqs se combattaient pour savoir qui demeurerait le mari des poules, l'un tourna l'autre en fuite, et le vaincu s'alla cacher dans un couloir obscur. Mais le vainqueur, se dressant sur ses ergots, et s'en allant percher sur une muraille haute, criait à haute voix, et au même instant, un aigle qui passait par là le ravit. Dès lors, celui qui y était caché ès ténèbres jouit des poules sans crainte ni danger. Le sens moral: la fable signifie que Dieu résiste aux superbes et donne grâce aux humbles.»
Si je t'ai joint le modèle dont s'est inspiré La Fontaine, c'est pour que tu puisses percevoir l'écart par rapport à l'original. Il existe une anomalie à l'apologue (récit + morale) dans la réécriture de La Fontaine : la morale retenue (la même leçon que dans le Lion et le moucheron ne s'applique que partiellement au récit). C'est moins l'orgueil humain puni par les dieux qui intéresse La Fontaine que la relation homme/femme qu'il veut satiriser. Voilà pourquoi cette fable est essentiellement plaisante. En effet, là ou Esope évoque, La Fontaine réalise un ajout significatif : celui du portrait du coq revanchard brasseur de vent, et la parade qui suit le retour du vaincu sur le devant de la scène. La focalisation n'est plus sur le châtiment de l'orgueilleux vainqueur mais sur la satire des moeurs sociales qui lui succède.
Quelques questions utiles :
En quoi pouvons-nous dire que cette fable est une parodie ?
En quoi ce texte est-il une fable ?
Montrer que cette fable est un apologue. Quelles en sont les morales ?
Montrer que dans cette fable la dimension poétique se met au service de l’argumentation
Comment l’auteur tire-t-il parti du registre épique dans cette fable ?
Comment différentes formes de comique rendent-ils cette fable convaincante ?
De quelle manière et dans quel but l’auteur recourt-il à l’épopée ?
Quelques pistes pour te débloquer à rechercher dans l'art du récit vivant et animé :
1. Le registre burlesque ou contre-épique
a. Évocation de la guerre de Troie pour décrire un combat de poulailler
Utilisation d'un ÉPIPHONÈME : Remarque de portée générale formulée par un auteur au début, à la fin, ou dans le cours d'un récit qui en illustre la justesse.
« Deux coqs vivaient en paix: une Poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée,
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint » …
b. l'aigle jupitérien qui vient punir l'orgueilleux coquelet
2. Le registre comique
a. Une analyse traditionnelle et populaire des psychologies
i. l'homme infatué et bagarreur
ii. La femme sotte, bavarde et fauteuse de troubles
b. Un portrait satirique du jeune beau revanchard
Un tableau de genre très réussi parce que enlevé et plein de rebondissements.
Dans cette fable La Fontaine s'en prend (pas si discrètement que cela) à la coquetterie féminine provocante et au duel, pratique dévastatrice chez les jeunes nobles désoeuvrés. Remarque que la critique s'exprime par la référence à la guerre de Troie ce qui permet un traitement burlesque ou contre-épique.
Et la morale ? elle est habilement amenée :
Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Le parallèle avec Parîs continue-t-il ?
Oui en effet, le parallèle continue. Vu que c'est Paris qui a "voler" Hélène. Alors voila, maintenant j'ai un plan, mais je n'ai pas grand chose a mettre dedans… 😞
Voici les lignes du textes qui me pose le plus de problème:
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite,
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
J'aimerais que vous me dite a quelle procédé, on pourraît penser.
Je n'arrive vraiment pas à trouver. :/
Bonjour Plinky,
As-tu lu ma réponse ?
Que signifie contre-épique ?
slt
Je sait seulement ce que veut dire épique, on parle de registre épique:
ce registre est miS en oeuvre dans les récits d'actions héroîques.
Mais contre-épique, ne me dit Rien…
Tu pourrais me l'expliquer, peut-etre?
merci
Salut
je suis en train d'étudier les deux coqs.
J'ai une question qui dit :sous l'ongle du vautour réécrivez ce gn en remplaçant l'ongle pas le terme exact.
"Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour"
est ce que quelqu'un peut m'aider sep?!!!!!
Bonjour,
Ongle serait remplacé aujourd'hui par serre.
à oui pas bête
merci !!!! merci beaucoup j'ai encore une question qui dit :qui fut le vautour de la guerre de troie?
moi je pencherais plus pour Ulysse
Bonjour, je suis en 1ere ES et j'ai un devoir type-bac a rendre, je voulais faire la dissertation mais j'ai du mal donc je m'éssaye aussi au commentaire et je vais voir ce qui me paraît le plus solide.
Le texte c'est "Les Deux Coqs" de La Fontaine :
Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
Je pense faire dans une première partie : un récit plaisant
Avec comme idées : *Le texte est versifié (Fables d'Esope reprises par La fontaine).
*Les rimes
*Un ton enfantin
*Le caractère humain des animaux.
*Une "parodie" (je ne sais pas si le terme est juste) de la guerre de Troie.
2eme Partie : une critique de la guerre (ca je tiens à vous dire que les texte des corpus tiennent chacun une opinion sur la guerre, donc cela doit avoir un rapport..) avec comme idées :
*Référence à la guerre de Troie.
*l"inutilité du combat des coqs
*L'absurdité de ce qui déclenche la guerre ("UNE poule")
Mais je ne suis pas sûr car j'ai lu dans un autre topic qu'il ya vait une critique de l'attitude des hommes et des femmes..mais je ne voi pas le rapport avec le thème du corpus…car il y a une question avant qui demande quelle est la vision de la guerre dans chaqun des textes donc…
C'est pour cela que je demande votre aide
Merci
Clem
Tu pourrais aussi voir l'absurdité de ce qui arrête la guerre : un vautour.
Si tes textes sont sur la guerre, tu as bien fait de partir sur ce thème ; pour ce qui est de l'attitude homme-femme, de la jalousie… la guerre de Troie en est une critique implicite.
Ok merci Léah, pour vous donner plus d'informations, mon corpus se compose de cette fable, d'un extrait de Candide de Voltaire (lorsque candide voit la guerre et son horreur : chapitre "Comment Candide se sauva d'entre les Bulgares, et ce qu'il devint"), et d'un extrait de La Guerre et la Paix de Proudhon, où il fait l'éloge de la guerre.
Sinon mes idées sont bonnes ?
Il faut donc que je reste sur la critique de la guerre ?
Vous avez d'autres idées à aporter ?
Merci beaucoup !
Clem
Il y a quand même une critique implicite des femmes, enfin de certaines femmes attirées par le vainqueur (Plus d'une Hélène au beau plumage) ; et l'aspect spectacle de la guerre.
Et mes idées, elles sont bonnes ?
Et peut-on réellement parler d'une "critique" de la guerre, ca ne serait pas plutot un simple avertissement ?
Donc pour la 2eme partie je peux ajouter à ce que j'ai déja dit : *la critique des femmes qui enveniment les guerres ?
*L'aspet spectaculaire de prend parfois la guerre ?
Voila, merci de vos réponses, et vous avez d'autres idées…elles sont les bienvenues ! 🙂
Clem 🙂
Voici le texte:
Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
Bonjour, j'avais un plan détaillé à faire sur la fable précédente. J'aurais aimé savoir si ma problématique ainsi que mon plan étaient bons et cohérents.
En quoi cette fable illustre-t-elle le genre de l'apologue?
I Un récit plaisant
1-Une querelle burlesque
schéma narratif
Apostrophe v.3
2-Une guerre parodiée
épithète homérique v.9
3-Jubilation de l'auteur
intervention du narrateur v.26
paronomase v.26 27
enjambement v.1 2
II Une visée didactique
1-Coopération interprétative
pronoms personnels "nous" "on"
référence mythologique
2-Une critique de la société
Vers hétérométriques
Métaphore v.18
3-Une morale instructive
présent de vérité générale
modalités impérative v.31 32
J'aurais aimé avoir votre avis ainsi que d'autres procédés qui pourraient enrichir le commentaire notamment au niveau de la guerre parodiée
Merci beaucoup.