Ovide, Les Métamorphoses - Punitions et protection des dieux

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonsoir,

J'aurai voulu savoir quelles sont les fables de l'oeuvre d'Ovide les plus représentatives des punitions ou au contraire de la protection des dieux sur les hommes

Cordialement
Pourquoi ce nouveau fil ?
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/52299-groupement-de-documents-sur-ovide-et-les-metamorphoses.htm
Tout est représentatif dans les Métamorphoses.

Commencez par les lire : l'édition GF se recommande par une bonne préface.la qualité de son index des noms. Le fil conducteur, c'est le pythagorisme et l'unité du vivant.
Des élèves de 2016 ne pourront qu'être sensibles à ce passage du livre XV (vers 70 et suivants) :
Le premier, il défendit de servir sur les tables des animaux égorgés, et il exposa le premier, en ces termes, une doctrine plus admirée que suivie : "Cessez, Mortels, de souiller vos corps de ces aliments coupables. Vous avez les moissons des champs; vous avez des fruits qui font courber sous leur poids les arbres des vergers. Pour vous le raisin se gonfle et mûrit dans la vigne. Il est des légumes d'un goût exquis; il en est d'autres que le feu rend plus tendres et plus savoureux.
[15,80] Ni le lait, ni le miel que parfume le thym, ne vous sont défendus. La terre prodigue vous offre ses plus doux trésors, et vous fournit des aliments exempts de sang et de carnage. Il n'appartient qu'aux animaux de se nourrir de chair : encore tous n'en font-ils point usage. Le cheval, la brebis, et le bœuf, vivent de l'herbe des prairies. Mais ceux qui sont d'un naturel farouche et sanguinaire, les tigres d'Arménie, les lions prompts à la colère, les ours et les loups, aiment les aliments sanglants. Ah ! c'est un grand crime de confondre des entrailles dans des entrailles, d'engraisser un corps d'un autre corps,
[15,90] et de ne conserver la vie d'un être que par la mort d'un autre ! Quoi ! parmi tant de biens que la meilleure des mères, la terre, produit pour vos besoins, vous n'aimez qu'à porter vos dents cruelles sur des animaux égorgés, qu'à mordre des blessures, et qu'à imiter les barbares Cyclopes ! Ne pouvez-vous faire cesser que par la destruction des êtres, les jeûnes d'un estomac vorace et déréglé !
Cela ne répond pas directement à votre question. Pourquoi ne pas souligner ce que ce texte millénaire peut encore nous dire ?