Spalding a écrit :Pour moi, c'est plus simple (bien que difficile à justifier).Jacques a écrit :La différence que je vois entre "R. Loucheur est l'auteur…" et "R. Loucheur est un auteur…", c'est que dans le second cas, je marque davantage le choix que je fais de parler de cet auteur, au début d'un exposé, par exemple ; je ne l'envisage pas par référence à d'autres compositeurs.Vous apportez de l'eau à mon moulin ! Avec l'article indéfini "un", Loucheur est un auteur parmi tous les auteurs. Quand vous choisissez de parler de cet auteur plutôt qu'un autre, vous envisagez forcément l'ensemble des auteurs, pas seulement un sous-ensemble plus restreint et défini (message 28).Jacques a écrit :Tiens, par contre, je ne peux pas dire : *"R. Loucheur est le compositeur de symphonies et de mélodies." ; ici, il me faudrait un complément : "… peut-être le moins connu…" Comme quoi ce n'est qu'une affaire d'usage. Et on ne peut pas dire non plus : *"Barjavel est l'auteur de science-fiction."Ces deux phrases sont correctes grammaticalement, mais supposent qu’il n’existe pas d’autres compositeurs ou d’autres auteurs dans les domaines considérés. Si vous m'avez bien lu (messages 8 et suivants), il existe alors des sous-entendus qui restreignent le champ considéré, forment des sous-ensembles. Le sous-entendu "peut-être le moins connu" n’est pas vraisemblable. Il ne peut que s’énoncer explicitement. Par contre, on pourrait ajouter "bien connu", "très apprécié" ou "dont nous avons parlé" comme sous-entendu. Idem pour "Barjavel est l'auteur de science-fiction". Le sous-entendu précis dépend du contexte général ! 😉
- Si j'emploie le mot "auteur", j'ai le choix entre un et le, avec une faible nuance stylistique entre les deux.
- Si j'emploie le mot "compositeur", pourtant synonyme d'auteur s'agissant d'un musicien, je n'ai plus le choix ; certes, ma phrase sera correcte avec le, mais peu acceptable à mon avis.
Conclusion provisoire : c'est surtout une affaire d'usage.