Choix de l’article : il est (le / un) fondateur d’agences immobilières.
107 réponses · Page 1 / 6
Bonjour.
Une phrase dans un guide pédagogique de manuel de FLE (Saison 3) me laisse perplexe et j'aimerais avoir votre aide.
Le manuel notait cette phrase : "Fondateur d'agences immobilières, Vincent Ledoux, 51 ans, vit à Paris." La question posée était :"Qui est Vincent Ledoux ?" Et la réponse du guide pédagogique a été: "Vincent Ledoux a 51 ans. Il est le fondateur d'agences immobilières."
J'aurais répondu: "Vincent Ledoux est fondateur d'agences immobilières." comme pour toute autre profession (Il est médecin, avocat…). Sauriez-vous ce qu'apporte l'article défini ici et serait-ce alors possible d'écrire : "Vincent Ledoux est un fondateur d'agences immobilières." ?
Je vous remercie d'avance si vous pouvez me fournir une explication.
Le manuel notait cette phrase : "Fondateur d'agences immobilières, Vincent Ledoux, 51 ans, vit à Paris." La question posée était :"Qui est Vincent Ledoux ?" Et la réponse du guide pédagogique a été: "Vincent Ledoux a 51 ans. Il est le fondateur d'agences immobilières."
Il me semble que la réponse du manuel est tout à fait possible. Le pronom
qui interroge sur l'identité en général et pas seulement sur la profession.
(Que fait Vincent Ledoux ? quel est son métier ?)
Vincent Ledoux est un homme de 51 ans qui vit à Paris et il a fondé des agences immobilières. est plus complet en réponse au pronom
qui.
Je crois qu'il serait également possible d'employer comme tu le fais l'article indéfini, qui le classe comme un fondateur parmi d'autres , ou pas d'article du tout.
L'article défini rend cet homme plus proche, si je puis dire.
sacados a écrit :J'aurais répondu: "Vincent Ledoux est fondateur d'agences immobilières." comme pour toute autre profession (Il est médecin, avocat…). Sauriez-vous ce qu'apporte l'article défini ici et serait-ce alors possible d'écrire : "Vincent Ledoux est un fondateur d'agences immobilières." ?
Si on ne met pas l'article devant l'attribut, on a vraiment l'impression que le métier de VL, c'est de fonder des agences immobilières. Or (mais nous ne connaissons pas le contexte), je doute que ce soit son métier ; je présume plutôt que les circonstances de la vie, de sa vie professionnelle, ont fait qu'il a fondé plusieurs agences immobilières.
Si l'on écrit "Il est le fondateur d'agences immobilières", c'est purement factuel. On ne dit pas que c'est sa profession (de fonder des agences immobilières), mais c'est un fait : il a fondé des agences immobilières.
Si l'on écrit "VL est un fondateur d'agences immobilières", on est à nouveau proche de la profession délibérée de fondateur.
Les différences sont assez subtiles, et pas forcément senties de la même façon par tous.
Je trouve que l'explication de Lamaneur est meilleure que la mienne. En fait, j'avais mal ciblé la question.
Je ne me permettrai pas de discuter vos réponses.
Simplement, cet emploi du « le » me tarabuste. Si l'on voulait à tout prix conserver ce « le », j'aurais écrit : il est le fondateur de plusieurs agences immobilières (ou bien : il est le fondateur des agences immobilières X et Y). Sinon la phrase me paraît rester inachevée.
Il serait plus compréhensible d'écrire : il a fondé des agences immobilières.
Comme l'écrit lamaneur, son métier à temps complet n'est probablement pas fondateur d'agences immobilières.
Tout dépend de ce qu'on veut exprimer… 🙄
A) "Vincent Ledoux est fondateur d'agences immobilières" :
c'est son activité.
B) "Vincent Ledoux est un fondateur d'agences immobilières" :
il y en a d'autres.
C) "Vincent Ledoux est le fondateur d'agences immobilières" :
il n'y en a pas d'autres.
Spalding a écrit :C) "Vincent Ledoux est le fondateur d'agences immobilières" :
il n'y en a pas d'autres.
Ça se discute…
Alexandre Dumas est l'auteur de romans de cape et d'épée.
Il n'y en a pas d'autres ?
Il n'y en a pas d'autres avec l'article défini "le". S'il y en a d'autres, il faudrait dire en bon français : "Alexandre Dumas est un auteur de romans de cape et d'épée."
La formulation "Alexandre Dumas est l'auteur de romans de cape et d'épée" suppose sinon un sous-entendu, par exemple "bien connus" à la fin. On sous-entend alors que les autres romans de cape et d'épée sont peu connus. Tout dépend du contexte général, en dehors de cette phrase. 😉
Oui, merci, je connais la distinction théorique entre l'article défini et l'article indéfini…
Mais dans le cas présent, elle me semble peu pertinente.
Je maintiens que Alexandre Dumas est l'auteur de romans de cape et d'épée me paraît du bon français, sans qu'il soit nécessaire de rallonger la phrase.
Je me range à l'avis de Lamaneur.
Cette phrase est correcte grammaticalement. Mais comme Alexandre Dumas n'est pas le seul auteur de romans de cape et d'épée, elle n'est exacte sémantiquement que si l'on rajoute un sous-entendu.
J'en reste là ! Que chacun se fasse son opinion… 😉
Dirais-tu : Paul est un papa de trois enfants ou Paul est le papa de trois enfants ?
A) "Paul est un papa de trois enfants" : il y a d'autres papas de trois enfants !
B) "Paul est le papa de trois enfants" : c'est le seul papa de trois enfants parmi les papas que nous connaissons ou parmi nos connaissances. On peut aussi imaginer un sous-entendu, par exemple "comblé" après "papa" si Paul est le seul papa comblé de trois enfants. Bref, les possibilités ne manquent pas ! 😉
Moi aussi, avec l'article défini, j'entends ils (Vincent ou Alexandre) ont fait cela, mais pas seulement.
Exemple : "Vincent a fait le travail de jardinier." Dans cette phrase, "le travail de jardinier" est pris au sens générique avec l'article défini "le". Tous les travaux de jardinier sont alors compris. Ce n'est pas un travail de jardinier parmi d'autres !
Mais cela n'exclut pas que Vincent ait fait aussi un autre travail que celui de jardinier, par exemple le travail de garagiste ! 😉
Pour revenir à la question initiale, voici comment je verrais la nuance :
Vincent Ledoux est un fondateur d'agences immobilières (un parmi d'autres "fondateurs d'agences immobilières").
Vincent Ledoux est le fondateur d'agences immobilières. (pas n'importe quel fondateur… de façon plus définie, fondateur "d'agences immobilières")
Alexandre Dumas est un auteur de romans de cape et d'épée (un parmi d'autres "auteurs de romans de cape et d'épée").
Alexandre Dumas est l' auteur de romans de cape et d'épée (pas n'importe quel auteur… de façon plus définie, auteur "de romans de cape et d'épée" ).
Paul est un papa de trois enfants (un parmi d'autres "papas de trois enfants").
Paul est le papa de trois enfants (mais pas de deux, ni de quatre… de façon plus définie, papa "de trois enfants").
On peut évidemment s'attendre à ce que ce soit plus défini avec un article défini ! Mais cela ne peut être plus défini que si Vincent Ledoux, Alexandre Dumas et Paul sont les seuls de leurs catégories respectives !
Si cela ne parait pas très réaliste, il faut alors rajouter des sous-entendus, par exemple "plus grand" avant "fondateur d'agences immobilières", "bien connus" après "romans de cape et d'épée", "que nous connaissons" après "papa de trois enfants" (voir mes messages précédents). L'article défini parait alors plus crédible, d'un point de vue sémantique. 😉
Jehan a écrit :Paul est le papa de trois enfants (mais pas de deux, ni de quatre… de façon plus définie, papa "de trois enfants").
Le nombre d'enfants n'est pas ici en cause. Sinon, on saurait tout aussi bien qu'il s'agit de trois enfants avec l'article indéfini "un" devant "papa" !
On peut évidemment s'attendre à ce que ce soit plus défini avec un article défini !
C'est bien ce que j'ai voulu dire en employant ce mot, évidemment.
il faut alors rajouter des sous-entendus
Mais pourquoi vouloir à tout prix que ce soit
encore plus défini ?
Le principal, c'est que, dans l'esprit du locuteur, ça le soit.
Que tu trouves personnellement l'article défini "pas assez crédible" dans ces phrases ne constitue pas une démonstration.
Le nombre d'enfants n'est pas ici en cause. Sinon, on saurait tout aussi bien qu'il s'agit de trois enfants avec l'article indéfini "un" devant "papa" !
Bien sûr, mais là n'est pas la nuance que j'ai cru percevoir.
Tu m'as mal compris.
Dans les phrases en question, l'article défini n'est pas crédible d'un point de vue sémantique. Il ne peut être crédible que s'il existe justement des sous-entendus dans l'esprit des locuteurs, sous-entendus qui pourraient bien sûr être rajoutés à ces phrases (message 16) !
Les sous-entendus sont très courants en français. Quand on dit par exemple "Elle mange", on ne rajoute pas "de la nourriture" ! 😉
Tu n'avances pas d'un iota dans ton argumentation, là.
De toute façon, tu sembles bien le seul ici à te soucier de la crédibilité de l'article défini dans ces phrases.
Il est couramment utilisé, et ne nuit nullement à la compréhension de la phrase.
Point barre.
Cela ne nuit pas à la compréhension des phrases en question, car leurs destinataires rajoutent bien sûr des sous-entendus, selon le contexte général en cause.
De même, quand on entend "Elle mange", il est inutile de rajouter "de la nourriture" (sous-entendu).
Point barre ! 😉