Je dois analyser cette scène, j'ai quelques idées d'analyse mais pas forcément complet!
Comme outils d'analyse je pourrai parler:
-De la mise en abyme, qu'ils veulent faire du théâtre dans le théâtre, quand Blaise dit: " ils font semblant de faire semblant".
-La naïveté de Blaise qui a du mal à se mettre dans la pièce
-On reste dans le doute si Collete et Merlin joue vraiment la comédie ou si ils s'aiment vraiment.
-Les différentes classes sociales
-Comme il n'y a pas de narrateur, on a un discours entre les personnages
Comme outils d'analyse je pourrai parler:
-De la mise en abyme, qu'ils veulent faire du théâtre dans le théâtre, quand Blaise dit: " ils font semblant de faire semblant".
-La naïveté de Blaise qui a du mal à se mettre dans la pièce
-On reste dans le doute si Collete et Merlin joue vraiment la comédie ou si ils s'aiment vraiment.
-Les différentes classes sociales
-Comme il n'y a pas de narrateur, on a un discours entre les personnages
Scène XI
MADAME AMELIN, ARAMINTE, MADAME ARGANTE, ÉRASTE, ANGÉLIQUE, MERLIN
MADAME ARGANTE, à Merlin.
La comédie que vous nous destinez est-elle bientôt prête ?
MERLIN
J’ai rassemblé tous nos acteurs ; ils sont là, et nous allons achever de la répéter, si l’on veut.
MADAME ARGANTE
Qu’ils entrent.
MADAME AMELIN
En vérité, cela est inutile.
MADAME ARGANTE
Point du tout, madame.
ARAMINTE
Je ne présume pas, quoi que l’on fasse, que madame veuille rompre l’engagement qu’elle a pris avec moi. La comédie se jouera quand on voudra ; mais Éraste m’épousera, s’il vous plaît.
MADAME ARGANTE
Vous, madame ? Avec vos quarante ans ! Il n’en sera rien, s’il vous plaît vous-même, et je vous le dis tout franc, vous avez là un très-mauvais procédé, madame ; vous êtes de nos amis ; nous vous invitons au mariage de ma fille, et vous prétendez en faire le vôtre et lui enlever son mari, malgré toute la répugnance qu’il en a lui-même ; car il vous refuse, et vous sentez bien qu’il ne gagnerait pas au change. En vérité, vous n’êtes pas concevable ; à quarante ans lutter contre vingt ! Vous rêvez, madame. Allons, Merlin, qu’on achève.
Scène XII
MADAME ARGANTE, MADAME AMELIN, ARAMINTE, ÉRASTE, ANGÉLIQUE, MERLIN, LISETTE, BLAISE, COLETTE.
MADAME ARGANTE, à Merlin et aux autres acteurs de la comédie.
J’ajoute dix pistoles à ce qu’on vous a promis, pour vous exciter à bien faire. Asseyons-nous, madame, et écoutons.
MADAME AMELIN
Écoutons donc, puisque vous le voulez.
MERLIN
Avance, Blaise ; reprenons où nous en étions. Tu te plaignais de ce que j’aime Colette ; et c’est, dis-tu, Lisette qui te l’a appris ?
BLAISE
Bon ! qu’est-ce que vous voulez que je dise davantage ?
MADAME ARGANTE
Vous plaît-il de continuer, Blaise ?
BLAISE
Non ; noute mère m’a défendu de monter sur le thiâtre.
MADAME ARGANTE
Et moi, je lui défends de vous en empêcher ; je vous sers de mère ici, c’est moi qui suis la vôtre.
BLAISE
Et au par-dessus, on se raille de ma parsonne dans ce peste de jeu-là, noute maîtresse. Colette y fait semblant d’avoir le cœur tendre pour monsieur Merlin, monsieur Merlin de li céder le sien ; et, maugré la comédie, tout ça est vrai, noute maîtresse ; car ils font semblant de faire semblant, rien que pour nous en revendre ; et ils ont tous deux la malice de s’aimer pour de bon en dépit de Lisette qui n’en tâtera que d’une dent, et en dépit de moi, qui sis pourtant retenu pour gendre de mon biau-père. (Les dames rient.)
MADAME ARGANTE
Eh ! le butor ! On a bien affaire de vos bêtises. Et vous, Merlin, de quoi vous avisez-vous d’aller faire une vérité d’une bouffonnerie ? Laissez-lui sa Colette, et mettez-lui l’esprit en repos.
COLETTE
Oui ; mais je ne veux pas qu’il me laisse, moi ; je veux qu’il me garde.
MADAME ARGANTE
Qu’est-ce que cela signifie, petite fille ? Retirez-vous, puisque vous n’êtes pas de cette scène-ci ; vous paraîtrez quand il sera temps ; continuez, vous autres.
MERLIN
Allons, Blaise ; tu me reproches que j’aime Colette ?
BLAISE
Eh ! morguié, est-ce que ça n’est pas vrai ?
MERLIN
Que veux-tu, mon enfant ? elle est si jolie, que je n’ai pu m’en empêcher.
BLAISE, à Madame Argane.
Eh bian ! madame Argante, velà-t-il pas qu’il me le confesse li-même ?
MADAME ARGANTE
Qu’est-ce que cela te fait, dès que ce n’est qu’une comédie ?
BLAISE
Je m’embarrasse, morguié ! bian de la farce ; qu’alle aille au guiable, et tout le monde avec !
MERLIN
Encore !
MADAME ARGANTE
Quoi ! On ne parviendra pas à vous faire continuer ?
MADAME AMELIN
Eh ! madame, laissez là ce pauvre garçon. Vous voyez bien que le dialogue n’est pas son fort.
MADAME ARGANTE
Son fort ou son faible, madame ; je veux qu’il réponde ce qu’il sait, et comme il pourra.
COLETTE
Il braira tant qu’on voudra ; mais c’est là tout.
BLAISE
Eh ! pardi ! faut bian braire, quand on en a sujet.
LISETTE
À quoi sert tout ce que vous faites là, madame ? Quand on achèverait cette scène-ci, vous n’avez pas l’autre ; car c’est moi qui dois la jouer, et je n’en ferai rien.
MADAME ARGANTE
Oh ! vous la jouerez, je vous assure.
LISETTE
Ah ! nous verrons si on me fera jouer la comédie malgré moi.



