Stendhal et la cuisine

Littérature

17 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
La cuisine est très peu évoquée dans "le rouge et le noir" avec 3 occurrences. Dans "la Chartreuse de Parme" elle est souvent liée aux tentatives d'empoisonnements de Fabrice , avec 8 occurrences…Très peu de casseroles , aucune dans "le rouge et le noir", une seule occurrence dans "la chartreuse de Parme" : un empoissonnement par le vert de gris d'une casserole en cuivre qui causa probablement la mort de plusieurs personnes .

D’autres prétendent que MM. Catena et
Borone sont morts aussi, et que tout l’accident provient des
casseroles de cuivre du paysan chez lequel on est entré, qui
étaient remplies de vert-de-gris.



Aujourd'hui sur internet plusieurs restaurants portent le nom de Stendhal, l'appellation aubergine Stendhal a peut-être son origine dans la couleur du légume qui rappelle le parme ? Mais aucune occurrence du mot aubergine(s) dans ces deux romans.
Je sais qu'à Lyon, on aime beaucoup Stendhal pour avoir vanté les mérites de la gastronomie lyonnaise, peut-être dans ses Voyages en Italie (de mémoire).
ci-après le passage ou Stendhal vante la cuisine lyonnaise :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_lyonnaise

Stendhal, de passage à Lyon en 1837, évoque la cuisine lyonnaise : Stendhal, Voyage à Lyon - Lyon, le 2 juin 1837, Christian Pirot éditeur, p. 90.

« Je ne connais qu'une chose que l'on fasse très bien à Lyon, on y mange admirablement, et, selon moi, mieux qu'à Paris. Les légumes surtout y sont divinement apprêtés. À Londres, j'ai appris que l'on cultive vingt-deux espèces de pommes de terre ; à Lyon, j'ai vu vingt-deux manières différentes de les apprêter, et douze au moins de ces manières sont inconnues à Paris »

https://static.fnac-static.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes110/2/8/8/9782868080882.gif
Le document suivant évoque les gouts gastronomiques de Stendhal :

https://www.armance.com/Stendhal_nourriture.pdf

En cherchant les "casseroles" chez Stendhal , j'en ai quand même trouvé ailleurs que dans "La Chartreuse de Parme" : dans "voyage à Brunswick" (NAPOLEON : Voyage a Brunswick - De l'Italie - De l'Angleterre - les pensées - commentaire sur Molière ).

Pour un sot, les femmes de Brunswick, les servantes surtout, sont les plus belles que j'aie jamais … Dans la bonne compagnie (la noblesse :nous ne voyons qu'elle ici par une erreur que je regrette et que je n'ai pas partagée),dans la noblesse, … Hier, une servante que je trouvai lavant les casseroles dans la cuisine de l'hôtel d'Angleterre, ma frappa par la perfection de sa figure grecque et un peu dans le genre de l'empereur Alexandre…


Et dans des documents , lettres ? sur se amitiés parisiennes : "les demoiselles de la bergerie" :
…à Madame de St-Freignant, née Sulter, une casserole en argent, à la vicomtesse Renée d'Andlau née Duhesme, les … et amicales que Stendhal entretint avec l'aînée des demoiselles de La Bergerie, il est évident que nous n'aurions pas …


Le moteur de recherche gallica permet de trouver encore quelques casseroles cachées dans l'œuvre de Stendhal :

Journal 4

p.207
Il est d'un naturel parfait, trente-six ans, assez gros, mais a des grâces parfaites de ce côté il est vraiment rare du reste, allant fort bien, avant dîner (à *), lever les couvercles des casseroles pour voir ce que nous aurions

Le mot cuisine est nettement moins rare sous la plume de Stendhal, en plus de "Le rouge te le noir et "la chartreuse de Parme" on trouve:
2 occurrences dans "souvenir d'égotisme, 4 dans "mémoires d'un touriste", 1 dans Armance, et 1 dans "Voyage à Brunswick" cité plus haut , et dans quelques autres textes, journal, correspondance…

Par contre je ne sais pas si Stendhal aimait les aubergines, mais avec le moteur de recherche gallica on n'en trouve aucune occurrence sous sa plume. En dehors de la couleur, quelle peut être l'origine de l'appellation "Aubergines Stendhal" ? Certes les couleurs parme et aubergine sont deux nuances du violet, mais la couleur aubergine est très foncée et le parme très clair, presqu'à l'opposé ! A moins d'une confusion entre Auberge et Aubergine dont les étymologies n'ont rien à voir. Plusieurs auberges sous la plume de Stendhal , notamment dans "mémoires d'un touriste" :

Je m’étais établi dans la cuisine de l’auberge ; j’y faisais moi-même mon thé. Pendant que l’eau chauffait, je suis allé à la chapelle. J’ai d’abord remarqué que là, comme dans la cuisine de l’auberge, je ne trouvais nullement ce fanatisme ardent et ces regards furieux d’amour et de colère que le Napolitain jette sur l’image de son dieu qui s’appelle saint Janvier.

Si plusieurs restaurants portent le nom "le Stendhal", au XIXème siècle on parlait plutôt d'auberge, et je n'ai pas trouvé de restaurant dans les principales œuvres de Stendhal.
L'aubergine est un élément important dans la cuisine italienne et méditerranéenne. Et Stendhal et l'Italie, c'est un grand amour.
Alors gratin dauphinois à Grenoble et aubergines dans le midi…
Ce que j'en dis…
Il manque un peu de parmesan pour que les "aubergines Stendhal" méritent vraiment leur nom ! non ?

https://www.cuisineaz.com/recettes/aubergines-stendhal-39871.aspx

Les aubergines à l'italienne sont souvent agrémentées de Parmesan : parmesan ,Parme…la chartreuse…

https://www.cuisineaz.com/recettes/aubergines-a-l-italienne-50155.aspx

A moins que ce soit les tomates qui justifient le nom d'aubergines Stendhal ? Mais pas de tomate(s) non plus sous la plume de Stendhal ! Tomates et Aubergines ça fait un peu rouge et violet très foncé, presque "rouge et noir" ! Et le violet à Parme
ce sont les bas violets des monsignores , des prélats .

4 occurrences du mot Parmesan dans la "Chartreuse de Parme"…Pas le fromage , mais le peintre ! Et une occurrence de Parmesans…les habitants de Parme ! Mais pas de jambon…de Parme dans la chartreuse! Par contre du Jambon et autres victuailles dans Lucien Leuwen :

« Caisse contre caisse, caisson, dit le capitaine
avec humeur, ça ne marche jamais qu’avec force
jambons, dindons rôtis, pâtés de foie gras ! et des
bouteilles de champagne en quantité.
»

On trouve facilement les mots poulet , viande , légume , du pain et du vin sous la plume de Stendhal.

Si "mémoires d'un touriste" ne constitue pas un guide gastronomique, Stendhal y donne son avis sur quelques spécialités culinaires, il y vante celles de Lyon (voir plus haut "voyages à Lyon" extrait de "mémoires d'un touriste").

La cuisine espagnole ne semble pas lui plaire…

"Mataro, avec ses maisons parfaitement reblanchies à l’intérieur comme à l’extérieur, est situé sur le rivage, mais à quarante pieds au-dessus du niveau de la mer, ce qui lui donne beaucoup de vue, et en fait une petite ville fort agréable. On nous y a servi un dîner très-abondant ; il y avait quinze ou vingt plats de viande pour huit voyageurs ; mais tous les plats étaient empestés avec de l’huile rance. Impossible de manger, et cependant nous mourions de faim.Nous avons essayé de laver les viandes avec de l’eau chaude, et de les manger ensuite en vinaigrette ; mais il a été impossible de leur ôter l’exécrable odeur de l’huile rance."
"Aubergines Stendhal" : l'alternance de couleur des aubergines et des rondelles de tomates incrustées => rouge et noir.
Excellent. Ça me rappelle l'histoire de la pizza Margherita !
Dans le même ordre d'idée , on trouve des tartes Stendhal "rouge et noir"

Fraises rouges et pruneaux d'Agen noirs

Mais aucune tarte et aucun pruneau dans "le rouge et le noir" ou "la chartreuse de Parme" .

Et à Grenoble , ville de l'écrivain, un chocolat Stendhal : griottes et chocolat noir.

Et du chocolat sous la plume de Stendhal : 2 dans "le rouge et le noir" et 8 dans "la chartreuse de Parme".

https://www.750g.com/tarte-stendhal-r70856.htm

Et même des savons Stendhal…Pas très digestes….
Je crois que pour ce qui est de l'appellation de spécialités "Stendhal", il s'agit surtout d 'un hommage de la part de sa ville natale. Et peut-être aussi une façon de magnifier la gourmandise.
Cela me fait penser au Mozartkugeln de Salzburg. 🙂
On trouve du chocolat et des cerises sous la plume de Stendhal, mais pas de griottes !

Le chocolat est lié à une tentative d'empoisonnement au laudanum dans "le rouge et le noir" . Ce laudanum qui rendit malade le père de Clélia dans "La chartreuse de Parme". Le chocolat est également lié à une indigestion , presqu'un empoisonnement" dans "de l'amour".

"Le rouge et le noir"

– Je suis empoisonné, s’écriait-il, je souffre horriblement ! Il voulait un prétexte pour aller au secours de Geronimo. Il le trouva à demi asphyxié par le laudanum contenu dans le vin.

Julien, craignant quelque plaisanterie de ce genre, avait soupé avec du chocolat apporté de Paris. Il ne put venir à bout de réveiller assez Geronimo pour le décider à partir.

Curieusement pour Stendhal , manger du chocolat c'est l'assurance de ne pas être empoisonné. Le chocolat en poudre date de 1828 peu avant "le rouge et le noir" et Les premières tablettes de 1847 , mais la présentation du chocolat ne devait pas garantir qu'il n'a pas été empoisonné .

https://www.portail-du-chocolat.fr/chocolats/histoire-du-chocolat

Dans "la chartreuse de Parme" , Fabrice doit manger du chocolat également pour se prémunir d'un empoisonnement, pratiquement dans les 8 occurrences du roman.


Le poison !Prendre garde à l’eau, au vin, à tout ; vivre de
chocolat
, tâcher de faire manger par le chien le dîner auquel on
ne touchera pas ; il ne faut pas paraître méfiant, l’ennemi
chercherait un autre moyen. Pas d’étourderie, au nom de Dieu !
pas de légèreté !


quelques cerises dans

"Mémoires d'un touriste"

p.231
J'ai quitté au plus vite ce malencontreux café, où pourtant plusieurs fois dans la journée je suis revenu prendre des aque excellentes, surtout l'aqua rossa, avec cinq ou six cerises au fond du verre et le parfum délicieux, quand il fait chaud, de noyau de cerise écrasé

Et les correspondances

ensuite je ferai probablement comme avec un plat de cerises, j'écrirai aussi les mauvais moments, les torts que j'ai eus et ce malheur que j'ai eu de déplaire toujours aux personnes auxquelles je voulais trop plaire, comme il vient de m'arriver à Naples, avec Mme des Joberts (née à Bruxelles


p.304
Embrasse pour moi ma bonne tatan Cliarvet, dis-lui que je voudrais bien aller manger des cerises à Saint-Egrève 1
Comme Stendhal, je sens bien moi aussi que le chocolat est bon pour la santé. 😀
La viande est assez rare chez Stendhal , presqu'un luxe . 3 occurrences dans "le rouge et le noir" , une seule dans "la chartreuse" .3 saucisse (s) dont 2 avec de la choucroute dans le rouge . En ce qui concerne la viande blanche , la volaille , elle est peut-être un peu plus fréquente ? Peu de poulet (s) et pas toujours dans un sens culinaire : 1 seul dans le rouge ,2 dans la chartreuse et une poule…aux oeufs d’or ! Un dindon. dans la Chartreuse:

….parce qu’il indique à l’Anglais prudent le prix d’un dindon, d’une
pomme, d’un verre de lait, etc.


On trouve 28 occurrences du mot déjeuner dans le rouge et 10 dans la Chartreuse . Mais peu de précision sur le menu , si ce n’est un œuf mangé par l'abbé Delille dans le rouge .

Concernant la pomme de terre dont Parmentier fit la promotion
"Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre" cite Stendhal.

https://www.cnipt-pommesdeterre.com/wp-content/uploads/2013/10/cnipt_lettre_n7.pdf

LA POMME DE TERRE,
cultivez-la
La pomme de terre, c’est aussi culturel. Nombreux sont
les auteurs à avoir évoqué ou décrit les pommes de terre.
En 1808, Stendhal, âgé de 25 ans et officier d’intendance
en garnison à Brunswick, note dans son journal qu’il dîne
tous les jours à quatre heure moins le quart « avec du
mouton grillé, des pommes de terre frites et de la salade ».


Je n'ai pas trouvé beaucoup de salade par ailleurs chez Stendhal !

En 1808 , pour Stendhal Parmentier c'était peut-être déjà un peu l'évocation de Parme…

6 "mouton(s) dans le rouge, mais l'animal, pas sa viande. Les hommes comparés à des moutons :

Fabrice avait beau appuyer sur le mot “mouton”, ses
camarades ne se souvenaient plus d’avoir été fâchés par ce mot
une heure auparavant.


et 2" pommes de terre" dans la Chartreuse de Parme (Entier ?) , un habit couleur vert pomme.
Sans vouloir être indiscrète, tu écris une thèse sur ce sujet ?
Non , mais j'ai retrouvé sur Facebook une ancienne amie prénommée Celia , ex professeur agrégée de littérature classique et maître de conférence . Adolescente elle s'identifiait un peu à Clelia, l'héroïne de la Chartreuse de Parme . Porta une robe Parme et les accessoires de la même couleur à la distribution des prix de son lycée à Carpentras en 1967 , elle avait le prix d’excellence . Elle habitait Carpentras et le livre de poché illustra sa couverture de la Chartreuse en 1972 par une "vue de Carpentras" (tableau du peintre Bidauld en 1809 ) ci-après .
https://www.carpentras-ventoux.com/fr/medias/banniere/banniere/2061-les-monuments-de-carpentras-se-visitent-en-saison.jpg

Et ci-après la couverture du livre de poche :

https://img.livraddict.com/covers/125/125082/couv42094804.jpg

On a échangé de nombreux mails récemment…Ci-après un extrait d'un de ses mails :

Oui ,j'étais connue à Carpentras parce que ma mère était médecin ,que je réussissais au lycée où je raflais tous les premiers prix et que ces événements ,à l'époque , étaient relatés dans le "Provençal" !! j'ai participé aussi ,de part mon métier à, de nombreuses conférences littéraires à travers le monde francophone…

Mais aucune allusion à la cuisine toutefois , bien que la gastronomie à Carpentras soit réputée !

https://www.carpentras-ventoux.com/fr/gastronomie-autour-du-ventoux-dossier-presse

Je n'ai trouvé qu'une occurrence de Carpentras, et de loin, chez Stendhal, dans "mémoires d'un touriste" :

Le Comtat est couvert d’oliviers, de saules et de mûriers tellement serrés, qu’en certaines parties ils font forêt ; au travers de ces arbres on entrevoit de loin les jolis remparts de Carpentras.

Il y évoque les oliviers et les mûriers, donc les olives , les mûres et la cuisine provençale !

Mais je n'ai trouvé qu'une occurrence du mot olive dans "la peinture en Italie" :

p.381
Les sujets ainsi exécutés sont le Sommeil de Jésus enfant, la Prière au jardin des Olives, la Déposition de Croix


En fait ce doit être une coquille sur Gallica (ou chez Stendhal ?) il s'agit du jardin de oliviers :

https://mini-site.louvre.fr/mantegna/images/section3/zoom/03_05.jpg

Cette vue de loin de Carpentras est sans doute plus propice à la rêverie et au romantisme qu'une description trop réaliste de la ville !
Cette vue de loin de Carpentras est sans doute plus propice à la rêverie et au romantisme qu'une description trop réaliste de la ville !
Oui, c'est curieux que l'illustration choisie n'ait pas plutôt été tirée d'un paysage d'Italie.
Stendhal était indéniablement attiré par le midi.
En 1838, dans les Mémoires d’un touriste il consacre une partie entière à Marseille où l'amour l'avait conduit et ouù il avait pensé (un temps très bref) s'installer.
Quelques extraits :
« En face de moi, je voyais cette magnifique Marseille, cette ville du Midi par excellence. Elle est placée au fond d’un amphithéâtre formé par des rochers arides comme tous ceux de la Provence. »

« Les gens qui vous entourent ont un air sérieux et une vivacité incroyable, ils semblent ne parler que par exclamations. »

« Après avoir été chassé du Cours par la poussière des tapis, j’ai tourné à droite, dans la magnifique rue nommée Canebière, parce qu’autrefois il y avait là des champs plantés de chanvre qui, en grec, s’appelle Canabis. Cette rue de la Canebière, plus large que la rue de la Paix (à Paris), mène au bout du port, qui a la forme allongée d’une carte à jouer. »
On peut toujours rêver…
13500 occurrences de "jardin des olives" Jérusalem, 5000 "mont des olives" Jérusalem. Beaucoup dans des livres du XIX[sup]e[/sup]. <<<<<<<<<<<<ce n'est pas une coquille.
Dans le roman autobiographique :"vie de Henry Brulard" Stendhal évoque sa redingote vert olive :

Plus je me promenais dans Paris, plus il me dé-
plaisait. La famille Daru avait de grandes bontés
pour moi, Mme Cambon me faisait compliment sur
ma redingote à l'artiste, couleur olive, avec revers
en velours.
« Elle vous va fort bien », me disait-elle.


Et Beyle, humilié et déçu ,
Beyle, qui ne portait toujours qu'une redingote olive,
« soupirait » en regardant le « bel uniforme doré » de ses
compagnons.


Stendhal en avait-il gardé une aversion pour le "vert olive" , ou bien finissait-il par aimer cette couleur, les oliviers et les olives ?

A noter un abbé Olive dans "Lucien Leuwen" .

Un peu de poisson au menu : 4 dans le rouge dont 1 Monsieur Poisson, 2 dans la Chartreuse .

Peu de bifteck chez Stendhal, je n'en ai trouvé que dans la Chartreuse :

Quand tu seras à huit ou dix lieues, et que tu ne verras plus de soldats, prends la
poste, et va te reposer huit jours et manger des biftecks dans quelque bonne ville.


3 fruits et une fruitière dans la chartreuse . Quelque fruit dans le sens fruit du travail . Une fruitière , une personne qui fabrique des fromages , le mot est trompeur .

A noter que certains fruits ou animaux évoqués par Stendhal ne sont pas encore dans l'assiette , mais dans la nature . Les vaches ,par exemple, sont encore sur pieds ou mortes dans un champs,à part les biftecks de la Chartreuse :2 dans la Chartreuse, 1 dans le rouge, 10 "vaches" et 10 "veaux" dans "Lucien Leuwen". Un peu de lait : 3 occurrences dans "le rouge et le noir" , 1 dans la Chartreuse. Le fromage du rouge est celui que tient le corbeau dans " le corbeau et le renard".

La description des remparts de Carpentras dans mémoires d’un touriste, évoquée plus haut , peut faire penser au tableau de Bidauld en 1809 : "vue de Carpentras" . Peut être Stendhal a t- il imaginé lui même Parme en voyant Carpentras de loin ? A t il rêvé Parme à Carpentras ?