Prépa ou double cursus universitaire (philosophie / histoire) ?

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Actuellement en Terminale Scientifique (et étant davantage littéraire…), mon projet est d'atteindre le Doctorat en intégrant L'ENS. Je me battrai pour cela…😉
Je pensais à une prépa, Hypokhâgne Khâgne (Fermat ou St Sernin à Toulouse), mais je ne suis plus sûre d'en avoir le profil. Mon entourage (famille, professeurs), affirment que j'en ai les capacités (j'ai les résultats qui conviennent, et j'ai une bonne capacité de travail), mais ils doutent quant à ma capacité à supporter la mentalité…et notamment l'esprit compétitif des grandes écoles. Par ailleurs, je peux très bien intégrer l'ENS via l'Université mais voilà, mes chances de réussites sont-elles les mêmes?

Une autre option m'intéresse beaucoup…je commence à beaucoup beaucoup m'intéresser à la Philosophie et je songeais à un double cursus universitaire Philosophie et Histoire (car je souhaiterais réaliser une Thèse couplant Philosophie et Archéologie et car j'aime avoir du travail!).
J'ai essayé de me renseigner sur les doubles cursus universitaires mais je ne trouve rien de concluant…Y aurait-il par ici quelques témoins, survivants qui auraient tenté ce genre d'expérience?
Je suis également une personne qui a l'habitude des activités extrascolaires…j'écris beaucoup, fais du sport, de la musique (toute seule), et aimerais faire du théâtre…Le double-cursus laisse-t-il quelques heures de libre??

Merci d'avance et bonne soirée à ceux qui n'auront pas le courage de me répondre! 🙂
Par ailleurs, je peux très bien intégrer l'ENS via l'Université mais voilà, mes chances de réussites sont-elles les mêmes?
Je crois que tu es mal renseignée : tu ne peux pas "très bien" intégrer l'ENS via l'université. C'est déjà difficile de le faire en passant par deux, voire trois ans de classe préparatoire. Alors, en candidat libre…
:/ J'ai un rendez-vous avec la conseillère d'orientation…j'en parlerai avec elle mais je connais une personne qui est passée par l'université…j'espère que cela est toujours possible…quelles ont été vos études? 🙂
Mes études ?
Après deux ans de classes préparatoires (mais scientifiques) J'ai été reçu à Ulm et à Polytechnique. J'ai choisi Polytechnique.
En lettres je connais quelqu'un qui a présenté le concours de l'ENS trois fois, deux fois en khâgne et une fois en candidat libre. Bi-admissibilité, mais échec après l'oral. Il y a cependant sur ce forum quelqu'un qui je crois a été plus chanceux.
Je connais quelques personnes qui ont eu le concours de l'ENS en filière littéraire en candidat libre après des années de classe préparatoire (je connais en revanche une personne ayant obtenu le concours en maths sans être passé par la prépa). En revanche, il est possible d'être pris sur dossier, et cela n'exige pas un cursus particulier a priori (en réalité, beaucoup des étudiants reçus sont passés par la prépa). Toutefois, le statut n'est pas exactement le même (notamment dans l'accès aux bourses de thèse).

Objectivement, pour obtenir l'ENS, il vaut mieux passer par la prépa. Si la prépa vous semble vraiment incompatible avec votre personnalité, je ne vous cache pas que cela réduit vos chances d'avoir l'ENS. Cela dit, si l'ENS facilite grandement l'accès à la recherche (accès très bouché, par ailleurs), elle n'est pas pour autant nécessaire.
Si la prépa vous semble vraiment incompatible avec votre personnalité, je ne vous cache pas que cela réduit vos chances d'avoir l'ENS.
Je m'en doutais un peu…les méthodes et les approfondissements doivent être plus poussés en classe préparatoire. Je ne pense pas être incompatible, je m'épanouirais probablement davantage en Université mais si j'entre en prépa, je m'accrocherai 😀 . En outre, peut-être suis-je naïve…mais la prépa ne me fait pas "peur", j'aime travailler et avoir une diversité au niveau des matières proposées (même si j'en aime certaines bien plus que d'autres). Ce que j'attends de la prépa ce sont des méthodes et une rapidité de travail, et si possible apprendre à synthétiser! Ce que j'attends de l'Université c'est qu'elle me permette d'approfondir mes matières favorites, tout en acquérant des méthodes de travail suffisamment développées et efficaces pour me permettre de tenter des concours comme l'ENS…je suis une bosseuse et s'il faut que je m'acharne je le ferai. 🙂

Cependant (j'espère n'ennuyer personne avec cette petite anecdote), l'écriture est une réelle passion…j'ai publié un petit recueil (en octobre), et je souhaiterais vraiment continuer…je sais que la prépa réserve peu de temps aux activités extrascolaires…et si la charge de travail ne me dissuade pas, la pression de la Prépa cumulée au manque d'activités me fait hésiter… 😞

Qu'en pensez-vous?
Pour la question de la méthode, ce n'est pas seulement en termes de bien / pas bien que la question de l'université / prépa se pose. La prépa forme (et forme bien) à la méthode de la dissertation et du commentaire ainsi qu'à la traduction qui sont les exercices du concours de l'ENS. L'université met moins l'accent sur la méthode de ces exercices et amène davantage à considérer la recherche plus tard. Donc, si l'objectif est de passer l'ENS, la prépa est faite pour ça, pas l'université. Ca n'est pas qu'on ne travaille pas à l'université, c'est qu'on ne travaille pas pour ça.

La prépa prend énormément de temps, et c'est vrai que cela réduira votre temps pour les activités extra-scolaires. Alors, vous pourrez toujours faire un peu de sport, un peu d'écriture, un peu d'autres choses. Mais je pense qu'il est très difficile (mais pas impossible) d'être à fond dans la prépa et à fond dans autre chose. Et je ne dirai pas que "ça n'est pas grave, ça ne dure qu'un an, ou deux, ou trois". Je crois que c'est un choix que vous devez faire !
Et je ne dirai pas que "ça n'est pas grave, ça ne dure qu'un an, ou deux, ou trois". Je crois que c'est un choix que vous devez faire !
En effet 😉 Et choisir c'est exclure.
Il est vrai que les écoles préparatoires préparent justement…c'est bien ce que l'on me répète…Je m'interroge seulement sur les autres voies possibles (et je vous remercie d'ores et déjà pour vos réponses!). 🙂

Je vais continuer à farfouiller. En réalité j'ai davantage peur du mauvais choix que d'autre chose mais j'ai comme qui dirait une certaine tendance aux "voies atypiques". 🙄 Disons que la prépa reste très scolaire non?
Je pense qu'il faut un peu casser le mythe de l'aspect compétitif des prépas… Cela dépend énormément des écoles et encore plus des promotions. Le cursus reste néanmoins très cadré, mais c'est très enrichissant.

A titre personnel, je vous recommanderais d'essayer les classes préparatoires. Rien ne vous empêchera de vous rabattre sur l'Université en cas de non-comptabilité ; l'inverse étant plus difficile.
Merci pour votre réponse et pour vos conseils!
J'ai des amis qui sont ou sont passés par la "case prépa" et qui sont près à recommencer…enfin presque, mais qui m'ont affirmé "on en bave, on en souffre, mais on en redemande!!" 😀

Donc oui, cela doit dépendre du lieu, du profil et de la motivation et des attentes de chacun. Je sais que je ne perds rien à essayer, au contraire, mais je ne m'épanouis pas au lycée et j'attends des études supérieures, non pas des vacances ou l'endroit rêvé je sais que cela me demandera beaucoup de travail, d'investissement et d'énergie (et tant mieux), mais bien une voie qui me correspondrait enfin… quitte à y laisser quelques neurones privés de myéline… 😜
Mon but c'est l'ENS, si je dois passer par la prépa j'y passerai, mais si une autre voie existe et me permet de davantage faire ce que je sais faire de mieux je ne veux pas passer à côté, d'où ma demande de témoignage!
Bonjour Enola,

Il faut bien voir qu'il y a deux voies pour entrer à l'ENS, une par concours (en gros: un salaire, plus de prestige sur le CV , l'assurance de pouvoir repasser l'agrégation à l'ENS si on la rate une première fois, et surtout, surtout, un accès beaucoup plus aisé à une bourse de thèse) et une deuxième voie par dossier.

Pour la première voie, il me semble totalement utopique de réussir le concours sans être passé par une prépa. Ne serait-ce parce qu'il y a 7-8 matières à passer au concours et qu'à la fac on n'en fait qu'une ou deux. En khâgne, il y a un programme très précis qui change chaque année, et qui n'est pas du tout celui de la fac…
Pour entrer sur dossier, la plupart des élèves viennent de prépa, mais d'autres sont acceptés après un très bon parcours à l'université, après leur L3.

Vu ton projet de doctorat, je te conseillerais donc très fortement de faire une prépa. Dans les métiers de la recherche il y a très peu de places, et de moins en moins, pour les profils atypiques; c'est extrêmement bouché. D'après ce que tu dis, je ne vois aucune raison de ne pas tenter la prépa. J'avais les mêmes doutes que toi en terminale; mais j'y suis allée, en me disant qu'à n'importe quel moment je pouvais rejoindre la fac. Finalement je suis restée, certains de mes amis sont partis très vite vers la fac, mais sans regretter le passage par la prépa, car ils arrivaient à la fac en ayant vraiment envie d'y être, sans risquer d'avoir des regrets.

Pour les activités extra-scolaires, je plussoie ce qu'ont dit les autres. Tu pourras en garder, mais selon moi vraiment peu (en khâgne surtout) si tu vises le concours de l'ENS. Donc c'est à toi de voir selon tes envies 🙂 tes projets professionnels évolueront peut-être avec la prépa aussi, c'est ce qui arrive très fréquemment !
Bonsoir,

Je vous remercie pour votre réponse! Il est vrai que je doute, mais comme toujours, je reste en priorité sur ma première idée car c'est probablement celle qui me permettra d'atteindre ce que je souhaite…Et oui, l'orientation en Terminale est souvent un chaos, je ne suis pas la seule dans ce cas!! 😉

Je sais que je peux, étant en prépa, regagner la FAC si cela me convient mieux mais bon…je suis…entêtée…vraiment.
Pour entrer sur dossier, la plupart des élèves viennent de prépa, mais d'autres sont acceptés après un très bon parcours à l'université, après leur L3.
je ne savais pas qu'entrer sur dossier était possible 🙂 Merci pour cette information.
En khâgne, il y a un programme très précis qui change chaque année, et qui n'est pas du tout celui de la fac…
……… :/ bon….
Vu ton projet de doctorat, je te conseillerais donc très fortement de faire une prépa. Dans les métiers de la recherche il y a très peu de places, et de moins en moins, pour les profils atypiques; c'est extrêmement bouché.
On me l'a dit de nombreuses fois…mon but réel est l'enseignement mais avant cela j'aimerais approfondir un sujet, voyager, farfouiller et analyser pour compléter mes connaissances…me spécialiser. J'ai eu une professeur d'Histoire qui était enseignante-chercheur (en classe de seconde), elle avait des connaissances très précises, des exemples variés et détaillés grâce à ses recherches. Elle a écrit un livre en collaboration avec d'autres sur le sujet. Par ailleurs, faire des conférences doit être génial. Et bien oui, on rêve encore à 17 ans! 🆒

En ce qui concerne mes activités, je suis prête à faire des choix. J'espère seulement trouver ce que je cherche…
Alors, comme il me semble que les réponses vont dans le même sens : y'a plus qu'à ! 🙂

Bon courage !
Merci beaucoup 😉
Mon but c'est l'ENS
<=> bonne prépa + "bonne nature" (dispositions naturelles, ne soyons pas hypocrite) + travail.
dispositions naturelles
?? C'est à dire… 🙄
Je ne suis pas sûr de comprendre non plus. Par contre, je connais "capital culturel" (papa maman sont profs et tu te retrouves à l'ENS).

Bref, des suppositions sur le ton de l'évidence.
"Avoir des dispositions naturelles", dans ma langue, cela veut dire être doué. Eh oui, c'est comme ça il y en a qui sont plus doués que d'autres. Être fils de, c'est autre chose.
Certains de mes camarades de khâgne, fils ou fille de manœuvre, de femme de ménage, de gardien de la paix, de barman, ont intégré l'ENS après deux ou trois ans de préparation (Depuis un lycée de Province, et il y a longtemps )
Je ne nie pas qu'être issu d'une famille de professeurs, cela puisse aider. Mais ce n'est pas si simple. Une de mes collègues a envoyé sa fille à Henri IV. Résultat : niet.
Je ne veux pas dire que la fille en question était une andouille, loin de là. Mais les concours sont difficiles.
De plus l'écrit est anonyme. Alors à part toi personne ne sait si tes parents sont professeurs. Quant à l'acquis les professeurs ne font pas toujours ce qu'ils veulent avec leurs enfants (et heureusement)
Moi, le don, je ne sais pas trop ce que c'est. Je crois que c'est surtout un joli mot que l'on met pour expliquer ce qu'on ne sait pas expliquer. C'est un bel emballage cadeau.

Je ne dis pas que tous les enfants de normaliens réussissent facilement ce concours. Je dis que ça aide. Et oui, ça aide d'être dans une position sociale forte où vous avez appris à prendre la parole, à la défendre. Ca aide d'être dans un collège et un lycée où c'est possible d'avoir une langue ancienne (et à un bon niveau). Ca aide d'être bilingue parce que papa, parce que maman, ou d'être allé visiter le monde ou d'aller en vacances, ou de fréquenter un milieu international. Ca aide d'avoir une bibliothèque dans le salon. Parce que ça rend légitime, et la légitimité, c'est ce qui rend le travail élégant et charismatique (cf. Les Héritiers de Bourdieu). C'est un concours extrêmement difficile, où on ne vous demande pas seulement d'être bon mais d'être meilleur. Et ça, c'est le petit truc en plus du "don" -qui en général touche plus souvent les garçons que les filles, et les héritiers que les autres-.

Quant à la sélection, bien sûr qu'elle est anonyme, ça n'est pas la question. Je ne dis pas que c'est un complot professoral. Je dis que c'est un système social et éducatif qui entretient une élite -ici académique- à son sommet. Regardez qui, aujourd'hui, statistiquement, a l'ENS et Polytechnique et l'ENA, etc, et vous voyez que votre don, il a tendance à tomber dans les bonnes familles. Je dis bien, statistiquement, donc évitons l'anecdote. Je dis bien aujourd'hui, je ne sais pas ce qu'il en était à votre époque gabiana.

Notez qu'étant normalien, donc doué, ça m'arrangerait plutôt, moi, d'y croire à votre histoire de don.
je ne sais pas ce qu'il en était à votre époque gabiana.
Je crois que c'était à peu près comme aujourd'hui, peut-être un peu moins pire toutefois. L'ascenseur social fonctionnait un tout petit peu mieux.
Je suis bien sûr d'accord avec tout ce que tu dis. Comment ne pas l'être ? Se trouver dans un environnement culturel favorable, avoir dès l'enfance l'habileté langagière d'un don Juan, cela aide.
Néanmoins, contrairement à toi, je crois au don. Les enfants qui ne sont pas nés dans de bonnes familles, comme tu dis et réussissent malgré tout me semblent plus doués que leurs condisciples. Enfin je ne prétends pas imposer mon point de vue. J'expliquais seulement l'expression dispositions naturelles, que l'on trouve, si je ne me trompe, chez Rousseau. Mais tu me corrigeras si je me trompe.