Analyse monématique : monème amalgamé

Langue française

106 réponses · Page 4 / 6

Euphoriane, pourquoi poser la question si tu sais ce qu'est un COD ?

Katioucha, il a bien été précisé (par toi ?) que l'article partitif ne doit pas être considéré comme un morphème amalgamé.

Hippocampe, Science(s) du langage est une filière à part entière, souvent choisie par ceux qui se destinent à l'orthophonie par exemple. En lettres, on commence souvent par la grammaire de base oubliée depuis le collège.
Merci, Anne.

Cette filière débouche sur quels métiers ?
Katioucha a écrit :
Anne345 a écrit :D (Direct) dans COD signifie justement que le complément d'objet n'est pas introduit par une préposition.
Mais Anne, que se passe-t-il si on analyse le partitif comme un composé de la préposition "de" et de l'article défini ?

Dans "Manger de la soupe", "de la soupe" n'est-ce pas un COD introduit par la préposition "de" ?
@Anne345 , Laisses tomber pour le COD , j'ai mal posé ma question , mon focus était de comprendre enfin la nature du "de" .Je dois revoir à tête reposée certains messages précédents !


@Katioucha , Dans ce cours , on doit arriver à faire une analyse morphologique qui comprend plusieurs étapes : la transcription phonétique , le découpage monématique , l'identification des monèmes puis l'étude des variations des signifiants (il y'a des variations grammaticales et des variations phoniques comme l'élision et la liaison obligatoire) . Par ex , une préposition est invariable au sens morphologique .
Hippocampe, si j'avais pas mal d'années de moins, je choisirais le TAL, sinon vois
https://www.sorbonne-nouvelle.fr//jsp/saisie/liste_fichiergw.jsp?OBJET=DOCUMENT&CODE=1384251198060&LANGUE=0
Anne345 a écrit :
Katioucha, il a bien été précisé (par toi ?) que l'article partitif ne doit pas être considéré comme un morphème amalgamé.
1) Ah, vraiment ? Où ça ?

2) De toute façon, dans l’exemple que j’ai proposé, il ne saurait être question d’amalgame, puisque « de » et « la » sont tout à fait bien détachés l’un de l’autre.


@Euphoriane
Je regrette de ne pouvoir mieux t'aider 😞
Pourquoi l'article partitif féminin de la serait-il traité différemment de l'article partitif masculin du ?
Anne, si j’étais aussi sèche que toi, je t’aurais fait une non réponse du type "commence par te renseigner sur la définition d’amalgame".

Mais, Dieu merci, je ne suis pas aussi sèche que toi, et je vais donc répondre directement à ta question.

On parle d’amalgame quand il y a fusion de deux signifiants (renvoyant à deux signifiés) pour former un seul signifiant. Avec « de la » il y a clairement deux signifiants bien séparés, la question de l’amalgame ne se pose donc pas.

Après, toute la question est de savoir comment on analyse ce « de » dont les partitifs sont composés.
La grammaire Denis-Sancier-Chateau parle simplement à son sujet de "mot grammatical"…
Et de la se réduisant à de en phrase négative (Je mange de la confiture > Je ne mange pas de confiture), elle précise : "On n'analysera donc pas ce de comme une préposition,mais comme la forme réduite de l'article partitif."
Katioucha, à chacune son style. Le mien, bref, celui que tu appelles lapidaire, souvent sous forme de question pour faire réfléchir celui qui interroge. Le tien, tellement long, tellement "pédagogique" même si tu ignores qui est celui qui te lis que tu donnes l'impression de le prendre pour un imbécile.
A chacun son style, c'est ce qui fait la richesse de ce site. Mais est-il nécessaire à un intervenant de critiquer la forme utilisée par les autres ? Nous avons déjà assez de souci avec certaines susceptibilités. C'est pourquoi je n'ai pas répondu à tes premières critiques. Alors, s'il te plait arrête.
Jehan a écrit :La grammaire Denis-Sancier-Chateau parle simplement à son sujet de "mot grammatical"…
Et de la se réduisant à de en phrase négative (Je mange de la confiture > Je ne mange pas de confiture), elle précise : "On n'analysera donc pas ce de comme une préposition,mais comme la forme réduite de l'article partitif."
Voilà justement ce que notre professeur cherchait à éviter d'en parler, car il savait l'existence de l'article partitif réduit et des différentes formes de "de" et "des" , peut être pour simplifier le cours !

Mais on dirait que la grammaire de Martinet est plus ambigu que celle de Denis-Sancier-Chateau .
@ Anne,
Tu as raison, j’ai tendance à (trop) développer, l’idée étant qu’au mieux ça donne des billes à la personne qui pose une question, au pire elle ne lit pas, entre les deux, elle fait self-service et prend ce qui lui convient - Sinon, c'est une façon d'argumenter et d'éclairer ma position quand je donne un avis. Et tu as également raison, chacun son style et c’est effectivement ce qui fait la richesse de ce forum et du reste du monde.
Cependant, en l’occurrence, il se trouve que tu t’adressais à moi, et que je n’aime ni le ton que tu emploies, ni ta façon de rabaisser ton interlocuteur et de bien lui faire sentir que c’est un imbécile (pour rester correct), ni ta façon de lui faire tenir des propos qu’il n’a pas tenu, ni encore ta façon de ne pas répondre à des questions pourtant simples et claires. J’adore la maïeutique, mais la manière dont tu la pratiques me semble bien la dévoyer.
Bref, j’ai le droit de faire savoir à la personne qui dialogue avec moi que je n’apprécie guère sa façon de faire. C’est fait, c’est dit, c’était nécessaire pour moi et je te rassure je m’en tiendrai là.


@Jehan,
Oui, en employant le générique « mot grammatical », la grammaire ne se mouille pas trop. Et oui, pour le partitif réduit, c’est en effet une des analyses possibles, mais les linguistes ne sont pas unanimes là-dessus.
Faute de connaitre Martinet et d’avoir un de ses ouvrages entre les mains, on ne fait que supputer et patauger un peu, il me semble.

Ce qui me trouble, c’est que l’on trouve si peu de choses sur le Net à ce sujet (analyse morphématique / partitif selon Martinet, ce genre d'infos).

Qui pourrait se rapprocher le plus de ce qu’évoque Euphoriane, j’ai trouvé ceci :

https://books.google.fr/books?id=jHMXCwAAQBAJ&pg=PT179&lpg=PT179&dq=pr%C3%A9tendu+partitif&source=bl&ots=S85Kbm9J4l&sig=CNGgG3EN1f6JR7q05rb_ZV3Htos&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj9ucO3xvLKAhUHOBoKHfAoCxsQ6AEIKzAC#v=onepage&q=pr%C3%A9tendu%20partitif&f=false

Je cite : « le prétendu article partitif (du, de la, des) est décomposable en deux morphèmes : à savoir le morphème prépositionnel de, et l’article défini […] »


@Euphoriane,
Votre prof ne vous a-t-il pas donné quelques définitions des concepts qu’il emploie ? Définitions que tu nous donnerais et qui pourraient un peu cadrer la réflexion ?

Ou encore, parmi les différents ouvrages de Martinet, y en a-t-il un qui éclairerait tout particulièrement ces concepts. Éléments de linguistique générale ? Grammaire fonctionnelle du français ? Syntaxe générale ?
Cela dit, je cite moi aussi le lien que tu as donné :
Il est tentant de voir un amalgame dans l'article contracté du, sur le modèle de l'article contracté au, où il est obligatoire de parler d'amalgame.
J'ai du mal à saisir pourquoi seul au serait "obligatoirement" un amalgame, alors que ce serait seulement "tentant" d'en faire un de du. Ils correspondent pourtant tous deux au concept de Martinet, me semble-t-il… ( Tu me diras peut-être que cette remarque n'a que peu de rapport avec la nature du de partitif, mais bon, ça m'intrigue un peu.)
Je n’en ai pas la moindre idée. Je tente une hypothèse.

« au » est univoque, dans le sens où c’est toujours et seulement la forme contractée de « à » et de « le », où « à » est une « vraie » préposition, détachée/indépendante de l’article.

Alors que « du » est plurivoque, puisque selon les cas il est équivalent à « au » (« vraie » préposition + article défini), mais dans d’autres cas il est article « partitif » (je mets des guillemets faute de savoir comment Martinet nomme et analyse cet article) où le « de » - quelle que soit la façon dont on l’analyse - fait partie intégrante du déterminant « du », il en est indissociable.
Ainsi, les formes « partitives » « de la » et « des » sont des déterminants à part entière, ce qui n’est pas le cas de « à la » et de « aux ».

Le problème, c’est que Touratier parle de « du » comme d’un article contracté.
Je ne sais s’il désigne ainsi de façon générique toutes les formes de « du » , ce qui engloberait donc ce que les grammaires traditionnelles nomment d’un côté article contracté et de l’autre partitif, ou bien s’il réfère uniquement à l’article contracté (tel que défini par les grammaires traditionnelles).
Anne345 a écrit :Hippocampe, si j'avais pas mal d'années de moins, je choisirais le TAL, sinon vois
https://www.sorbonne-nouvelle.fr//jsp/saisie/liste_fichiergw.jsp?OBJET=DOCUMENT&CODE=1384251198060&LANGUE=0
Merci Anne, mais que veut dire TAL ?
J'ai mis longtemps à répondre car je n'avais pas vu ta réponse.
Traitement automatique des langues.
@Euphoriane,
pour ma curiosité personnelle et pour éventuellement apporter des éléments de réponse au dernier questionnement de Jehan, est-ce que votre prof parle du du partitif comme d'un synthème ?
Désolé pour le retard !

Comme je le savais , les bourdes de notre professeur (bon l'erreur est humaine) m'ont empêchée d'avoir une très bonne note bref comme je m'en doutais le problème du "des" et du "de" en tant que monème amalgamé est un problème récurrent :/

Alors pour les définitions des différents monèmes selon Martinet .
Il y'en 3 : le monème à signifiant zéro , discontinu et amalgamé .

Le monème à signifiant zéro est un signifié qui n'est pas formellement marqué . Le monème discontinu existe seulement en temps composé .Le monème amalgamé est une forme phonique correspondant à deux ou plusieurs unités , sous forme séparable ex : du , au , et qui .

Voilà ce que nous avons eu en examen sur table :

Il a plu dès la fin d'octobre ,et on avait réalisé , dans toutes les ruelles avoisinant les maisons, de magnifiques glissades .

Bon déjà , ici le "il" est un pronom impersonnel (certes , j'avais senti la formule impersonnelle mais pour dire qu'il est impersonnel , je pensais qu'il fallait l'étudier comme un pronom personnel , puis après ce qui le suit c'est un signifiant zéro ) .

Bon ,ici , le "de" est un monème amalgamé "de + les " selon la correction .Le lexème "avoisinant" est un synthème par dérivation ( a + voisin + ant ) et aussi glissades (synthème par dérivation "glisse + ades" ) mais on peut dire pour simplifier que c'est un substantif .
Bonsoir.
sous forme séparable ex : du , au , et qui .
Oui, du correspond à de le
Oui, au correspond à à le.
Mais à quelles formes séparées correspondrait donc qui ?
Bon ,ici , le "de" est un monème amalgamé "de + les " selon la correction
de + les ? !
Mais d'où sort donc cet article défini ?
Singulier : une magnifique glissade (article indéfini)
Pluriel : de magnifiques glissades
Forme réduite de l'article indéfini pluriel des.
Jehan a écrit : Oui, du correspond à de le ; sauf pour du partitif, mais la question reste en suspens ?
Oui, au correspond à à le. Je dis comme toi
Mais à quelles formes séparées correspondrait donc qui ? J'ai peut-être une explication, mais avant de la donner, j'aimerais bien avoir celle d'Euphoriane - c'est pour éviter de l'embrouiller si mon explication est à côté de la plaque ! 🙂

Bon ,ici , le "de" est un monème amalgamé "de + les " selon la correction

de + les ? !
Mais d'où sort donc cet article défini ?
Singulier : une magnifique glissade (article indéfini)
Pluriel : de magnifiques glissades
Forme réduite de l'article indéfini pluriel des.

J'ai peut-être une idée, mais toujours pareil, faute d'avoir Martinet sous la main et étant donné la maigreur des ressources sur le Net concernant ses thèses, je ne suis pas du tout sûre de mon hypothèse.

Pour Guillaume, il n'existait pas de "vrai" article indéfini pluriel. Pour l'article défini, on a la suite régulière le / la / lesalors que pour l'article indéfini, là où on devrait avoir un / une / uns, on a un / une / des, où "des" est en fait un composé de la préposition "de" et de l'article défini "les".
Je crois comprendre ce que tu veux dire.
Le des indéfini pluriel serait alors considéré comme l'équivalent de "plusieurs parmi les"

des oiseaux = plusieurs des oiseaux = plusieurs oiseaux parmi les oiseaux.

Un peu acrobatique quand même.