Comment devient-on écrivain ?
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angelusia a écrit :brièvement, je dirais qu'on naît écrivain, pas qu'on le devient.
C'est dangereux comme idée. Et en plus ça légitime l'idée idiote et légitimatrice de passivité qu'est le concept de "génie"…
On ne naît pas écrivain, on le devient. "[j']efface une idée fausse, la remplace par l’idée juste." (Isidore Ducasse, écrivain… qui l'est devenu)
Désolée de venir m'incruster comme telle ici. Mais, étant violoniste, après 5 ans de violon, le son à peine potable tu l'auras acquis depuis au moins 3 ans !
L'idée selon laquelle le génie est inné n'est dangereuse que pour autant qu'on n'en ait pas… Après tout, puisqu'il s'agit de connaître la force motrice de l'écriture, ne pourrait-on pas supposer que le génie alimente? Quand on a un talent, on a envie de l'exercer. C'est une pure libération des forces, des compétences, comme un enfant se dépense dans le jardin et dévoile des trésors de combativité et d'ingéniosité. Ce sont ensuite les déceptions de la vie -quand elles ont lieu- qui teintent l'écriture d'une gravité susceptible de basculer dans le drame universel (le crime, la guerre, la jalousie, la folie, etc).
Après, je veux bien consentir à faire des pourcentages incompréhensibles et factices. 1 pour cent de génie, 99 pour cent de travail, si je me souviens bien. Mais bon, quand Jacques Brel dit que le génie n'est rien et le travail tout, je reconnais l'artiste: il n'a pas conscience de son génie, ça lui paraît tellement naturel!
JSC, qui a posé la question, envisage probablement de devenir écrivain quand il sera grand.
Il s'imagine que les peintres et les sculpteurs apprennent dans les écoles des Beaux arts et les musiciens au Conservatoire. En réalité, cela ne suffit pas.
PADUTOU
Les uns ont besoin d'un marchand, les autres d'un impresario, et les écrivains d'un éditeur, comme un salarié a besoin d'un employeur.
C'est la première chose à lui dire.
Bonjour , je voudrais devenir ecrivain et je me demandais si on pouvais améliorer son style .
Merci de me repondre.
Salut
Bien sûr qu'on peut améliorer son style=)
Grâce à ta subjectivité déjà. Qui t'indique ce que tu trouves lourd,ce qui ne va pas,les phrases en trop,etc.
Plus tu lis et plus ton style s'améliore. Inconsciemment,tu intègres certains schémas d'écriture (attention,je ne parle pas de plagiat) et le fait de les comparer,de les trier aiguise ton esprit littéraire. Ainsi,quand tu te retrouveras devant ta feuille blanche,certaines choses à faire te reviendront en tête,tout comme certaines choses à ne pas faire.
Et puis,en soumettant ce que tu écris aux critiques. L'échange et l'avis des autres est finalement le meilleur moyen de s'améliorer.
Bonne chance.
Allez, tout nouveau, tout neuf, tout frais, je me lance dans un petit poin de vue qui n'engage que moi.
Déjà, selon moi, devient écrivain qui a certaines pré-dispositions, c'est certain. Je n'irai pas jusqu'à parler de don car là on entre dans une notion philosophiquement délicate et assez troublante. Pour moi, comme pour grand nombre à priori (au fil des années cette pensée m'a semblé assez répandue voir admise par tous, ou presque..) l'éducation joue un rôle primordial dans la vie d'un individu. Ainsi, selon moi, quelqu'un vivant dans un environnement "lettré" aura plus de chances de trouver ce goût pour l'écriture et le désir de s'y mettre lui-même. Quoi de mieux qu'un père lisant continuellement Stendhal et une mère lisant les précieuses pour cet intérêt ?
Mais qui vit dans les lettres n'en sera pas forcément intéressé.
Mais si intérêt il y a, je pense qu'il faut une grande dose de génie ou alors une obstination sans limite pour se faire publier. Le génie permettant l'écriture naturelle, instinctive. L'obstination, quant à elle, pourrait au fil du temps révélée une certaine indisposition naturelle qui en trahit plus qu'un (surtout les poètes, trop inspirés par leurs prédécesseurs, bien trop pour certains..).
Ensuite si c'est vraiment une vocation, je pense qu'il faut lire beaucoup, de tous les styles, pour s'imprégner des techniques et voir assez brièvement les avantages et inconvénient de la longueur, la brièveté etc.. Et bien sur, s'exercer au fil du temps..
Bon courage à ceux qui désirent réellement se lancer là dedans!
D'abord, vous avez limité tout l'oeuvre littéraire par celle de Le clézio… chose irrationnelle. Etre écrivain ne consiste pas à savoir conjuguer les verbes etre et avoir et de construire des phrases comportant:sujet, verbe et cod. C'est tout est un chantier intellectuel qu'il faut assumer. si Martinet affirme que le monde se dirige vers l'ère de la facilité, alors il faut exclure la littérature de ce nouveau monde qui prend naissance, puisqu'elle n'est pas aussi simple que l'on ne croit. C'est pour cela qu'être écrivain n'est pas enfantin.
est-ç'être artiste ou artisan?
Comment devient-on écrivain ? Les peintres et sculpteurs apprennent dans les écoles de Beaux-arts, les musiciens au conservatoire……
Nulla dies sine linea…
la question serait plutot comment l'écrit devient-il composante essentielle de l'existence ?
enfin personnellement j'écris par necessité sanitaire, si je pouvais délaisser l'écrit je le ferais mais ça reviendrait à se contraindre à l'ascèse, au voeux chaste, à se voiler la face quoi. Du coup je pense que c'est avant tout par necessité, par un besoin profond de création, de recherche, de partage, de critique, d'exteriorisation, d'introspection ou autre, par vanité aussi souvent, longtemps j'ai jetté tout ce que j'écrivais pour la simple et bonne raison que je trouvais réellement inutile et prétentieux de donner à lire un texte qui ne soit pas excellent, si ce n'était pas aussi bon qu'un baudelaire ou si ça ne portait pas autant au débat qu'un marx, c'était sans intéret (et c'est toujours un peu le cas d'ailleurs), pourtant j'écrivais et en cela j'étais écrivain.
écrivain reconnu c'est encore autre chose, il faut savoir en plus de ça avoir la volonté de plaire au lectorat, et là reste la question : pourquoi ? pourquoi devient on écrivain aux yeux des autres ?
Il me semble qu'être écrivain nécessite aussi de se mettre en contact avec les éditeurs car nombreux sont ceux qui écrivent un livre et qui ne peuvent ensuite l'imprimer.
Je pense qu'au début, pour se tâter en tant qu'écrivain, il serait bon de participer le plus souvent que possible aux concours littéraires organisés par les localités. Il s'agit d'une première opportunité de mettre des professionnels en contact avec notre écriture et notre style et d'en avoir un retour.
De ce côté là il y a aussi tout ce qui est underground, sites de publication littéraires, journaux, chroniques, paroliers, écrivains publiques, projets à plusieurs mains ou même crieur de rue pour vendre ses textes ^^ (testé et approuvé ^^)
Enfin tout ce qui permet de confronter ses textes et se faire connaitre, même si ce n'est pas forcément le but de la démarche
Bonsoir,
En sacrifiant sa vie de manière inconditionnelle aux exercices littéraires: écriture, lecture et curiosité.
Bien à vous.
H.
Je répondrai plus simplement :
On devient écrivain en écrivant. Il n'est pas essentiel de se faire publier pour être écrivain comme le prouvent de très célèbres écrivains français.
On peut être écrivain en rupture avec la littérature, ainsi le démontrent les chercheurs (PUF…).
Bonjour
Pardonnez-moi de m'incruster, je trouve le sujet intéressant car j'ai moi même voulu devenir écrivain, et je pense que c'est bel et bien en écrivant qu'on le devient; j'ai lu une citation de le clézio que je trouve assez belle : "c'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment"…
Cordialement
Verbum a dit:
On devient écrivain en écrivant.
Cela dit tout.