Comment devient-on écrivain ?
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Juste une remarque. Dans la réponse 10 sont mis en gras des mots: "ai","est", "a".
Il ne s'agit pas toujours des verbes avoir et être, mais souvent des auxiliaires, ce qui est bien différent! Dans "a écrit", il ne s'agit pas du verbe avoir mais du verbe écrire conjugué au passé composé.
Je pense que JSC voulait dire qu'on pouvait essayer de supprimer certains passés composés, en utilisant aussi le passé simple, qui tombe en désuètude malheureusement !
En psychologie la norme se définit comme l'expression de tous les membres d'une société. Ce qui explique qu'elle évolue: à la limite, qu'un seul membre évolue et la norme change.
Tout être humain normalemnt constitué peut passer par tous les stades de comportement considérés comme déviants par sa société: et c'est justement parcequ'il ne s'y arrête pas qu'il est normal. Qu'il adopte définitivement un de ces comportements et il passera pour fou.
Bonjour !
En parcourant le forum, je vois cette expression "les paroles s'envolent mais les ecrits restent" et ducoup je n'ai pas compris qui en était l'auteur ?
C'est une expression commune non ?
Edit : citation latine : verba volant scripta manent
Mais littérairement…Qu'est ce qu'un écrivain ? (brievement!) .
brièvement, je dirais qu'on naît écrivain, pas qu'on le devient. C'est avant tout une affaire de passion. C'est comme un chanteur : on peut apprendre à chanter, et ne rien transcender. Même si dans les deux cas, le style peut s'améliorer au fil des années. L'écriture à mon sens répond à un besoin de libération intérieure, comme chaque art. Celui qui n'a pas de message ne peut pas être artiste.
Dan Brown: passion ou fric?
"je dirais qu'on naît écrivain, pas qu'on le devient."
Au contraire d'Erasme qui disait : "On ne naît pas homme, on le devient".
Personnellement, je préfère cette philosophie de la vie, car elle est source d'espérance!
Et non comme Calvin qui croyait en la prédestination.
Freud a dit :
"Personne n'écrit pour s'assurer la célébrité qui est quelque chose de transitoire, autrement dit une illusion d'immortalité. Avant tout, nous écrivons pour satisfaire quelque chose à l'intérieur de nous-même, non pour les autres. Evidemment, si ces autres approuvent notre effort, cela contribue à augementer notre satisfaction intérieure, mais malgré tout c'est surtout pour obéir à une compulsion interne que nous écrivons."
Qu'est-ce être écrivain ? Faut-il publier pour le devenir ?
Ecrire pour soi et non pour les autres.
Non, on ne naît pas écrivain on le devient. Je pense tout de même que l'écriture apparaît très tôt mais nous ne le voyons pas. Alors, elle réapparaît plus tard, par un besoin, une pulsion qui nous pousse à écrire tout ce que nous en voulons pas dire, tout ce que nous voulons partager, tout ce que nous avons au fond du coeur.
"Ecrire c'est une façon de vivre" a dit Flaubert.
Tout au long de notre vie, les gens qui écrivent améliorent leur style. Alors, encore une fois, on ne naît pas écrivain.
Il y a des écrivains comem Tournier qui sont venus tard à l'écriture (40 ans) et d'autres qui à 20 ans avaient à peu près déjà tout écrit (Rimbaud, Radiguet, Huguenin)
Eh oui, il y en a qui ont beaucoup de chances…
Désolé, Anny; il est trop tard pour connaître Cocteau!
Je crois que les écrivains, comme la plupart des artistes, sont des personnes naturellement observatrices. La particularité de leur observation réside dans le fait qu'elle ne met peut-être pas en relief les mêmes choses que chez les autres. D'où cette capacité d'observation peut-elle venir ? Sincèrement, je pense qu'elle provient du vécu de chacun, toujours différent. Il serait d'ailleurs sur ce point intéressant de connaître à travers la psychiatrie ou la psychanalyse le passé des grands auteurs.
Plus simplement, tout est une question de sensibilité. Ce dernier terme est souvent employé dans de nombreux contextes différents. La sensibilité est un peu l'écran que nous sommes et sur lequel s'impressionne le rétroprojecteur de la vie.
Cependant, ta question demande aussi pourquoi l'écrivain a voulu entreprendre l'action même d'écriture, et pas celle de peinture ou d'autre expression. Je crois que ceci s'explique aussi par notre enfance, il est probable que les enfants enfermés dans la bibliothèque de leurs parents pour qu'il n'assiste pas à la dispute conjugale finiront écrivain… (humour hein… Enfin, quoique…)
est-ç'être artiste ou artisan?
Comment devient-on écrivain ? Les peintres et sculpteurs apprennent dans les écoles de Beaux-arts, les musiciens au conservatoire……
→ et l'art brut ? et l'art primitif ?
"C'est en écrivant qu'on devient écriveron" (citation que je crois de Queneau, peut-être que je me trompe).
Les réponses les plus simples sont les meilleures : un écrivain est celui qui a écrit un ou des livres.
Plutôt que "qui a écrit", je serais tenté de dire "publié" (dans le sens de "rendu publique), car un écrivain existe parce qu'il a un ou des lecteurs.
Donc "écrivain" est un titre donné par les autres? Une sorte de reconnaissance?
Marcanciel a écrit :Donc "écrivain" est un titre donné par les autres? Une sorte de reconnaissance?
Je me relis, et à aucun moment je n'ai dit ça.
En relisant mon message, on voit qu'un écrivain n'est écrivain qu'à partir du moment où il a écrit, et donc qu'il existe en tant que producteur d'un texte mis à disposition.
Aucun jugement de valeur là-dedans, juste un constat. Un écrivain existe parce qu'on sait qu'il a écrit des livres, comme un boulanger est "boulanger" aux yeux de ses clients parce qu'il a fait du pain. C'est pas pour autant qu'il y a "reconnaissance" !
A la rigueur on peut le "reconnaître" comme écrivain, mais pas de "reconnaissance" dans le sens où ce mot peut avoir une connotation de valeur.
En même temps pourquoi pas? Si j'avais un avis tranché sur la question, je l'aurais donné en même temps que mes questions. Mais si le terme "reconnaissance" est mal choisi, vous posez quand même comme condition essentielle la publication, ce qui exclue ceux qui écrivent en "cachette", ce qui me fait penser à Anne Franck qui ne serait donc devenue écrivain qu'après sa mort… Je vais peut-être chercher loin mais la question me semble intéressante, d'autant qu'elle soulève des questions philosophiques.
Marcanciel a écrit :ce qui exclue ceux qui écrivent en "cachette"
Bin justement, tu as raison, je pense que la question peut en sous-entendre de très philosophique, mais je n'ai jamais été bon sur ces terrains là.
Mais je crois quand même qu'un écrivain n'existe socialement comme écrivain qu'à partir du moment où son texte est rendu publique (à partir d'un lecteur), c'est à dire à partir du moment où au moins une personne sait que le texte existe.
C'est aussi que la question du mythe de la fonction de l'écrivain, qui, je ne sais pourquoi, plaît tant à certains professeurs dans leurs rédactions, m'énerve. Pourquoi vouloir systématiquement survaloriser les écrivains, en en faisant des héros à l'épée-stylo, des génies qui révèlent le monde. Ce n'est pas que je veux les dévaloriser, au contraire, mais je ne crois pas que ça serve le goût pour la littérature de dire ce genre de c*** aux élèves.
La dissertation à mon sens fait beaucoup de mal, le mieux est quand même de rester, comme le font les scientifiques, avec leur rigueur, sur des textes, et les commenter avec rigueur et recherche, et ne pas trop délirer dessus.
Un écrivain existe parce qu'on sait qu'il a écrit. Point !
C'est sûr qu'il y a un décalage entre le mythe et la réalité (hou la vilaine évidence que je viens de dire ). Ce que je veux dire c'est qu'au lycée (à la fac les profs de lettres sont un peu plus rigoureux, même s'ils sont toujours passionnés, forcément) on nous présente les écrivains comme des surhommes, alors qu'en réalité (ça c'est à la fac que je l'ai appris) il y a une part non négligeable (dans les 50%) au mieux d'inconscient, au pire d'accident dans leurs oeuvres. C'est à dire qu'ils découvrent souvent après, grâce aux lecteurs, critiques, chercheurs (de petites bêtes), ou même simplement en se relisant, du sens auquel ils n'avaient même pas pensé.